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Mise en garde

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Jean-Jacques Wunenburger, professeur de philosophie, nous mettait déjà en garde sur notre système démocratique :

« Soit, s’il est désireux de contribuer activement à la vie de la cité, il s’engagera aussi dans un parti, mais pour devenir rapidement à son tour un rouage, qui se soumettra aux intérêts de l’organisation partisane, soit qu’il se déchargera passivement sur les propositions et les décisions du ou des partis, d’autant plus aisément qu’il pourra être séduits par les vrais intérêts du peuple.  Ainsi la démocratie se voit-elle progressivement stérilisée, quand elle ne se mue pas subtilement en sa figure opposée, ou le peuple, devenu indifférent aux choses publiques, se laisse conduire aveuglément par une minorité de politiciens professionnels qui gouvernent en son nom.  L’État, au lieu d’être un instrument de réalisation de la volonté générale, devient ainsi une instance parasite qui ne cherche plus qu’à satisfaire ses propres besoins et intérêts, voire à assurer sa propre reproduction sans jamais susciter de véritable résistance ou contre-pouvoir, puisque, par principe, en démocratie, l’État et le peuple sont sensés se confondre. »

Le Citoyen

Reprendre le pouvoir… en route pour une vraie démocratie

Publié dans Démocratie le novembre 18th, 2007

Aujourd’hui, devant l’engourdissement des citoyens, les partis politiques prennent de plus en plus le contrôle de la vie quotidienne de ses citoyens. En réaction, les gens qui n’ont plus de contrôle sur leur société s’engourdissent et développent un dégoût pour tout ce qui touche à la politique. Et la roue continue, ce dégoût généralisé pour la politique donne carte blanche à nos politiciens puisqu’ils n’ont plus de compte à rendre à personne. Ce cercle vicieux engendre une spirale descendante qui mine la base même de la démocratie.

Ceux qui sont encore intéressé par la politique se regroupent au sein de partis politiques, là ou la « game » se joue. Malheureusement, la perspective de prendre le pouvoir, non pas le pouvoir au profit du citoyen, mais le pouvoir au profit du parti et de ses dirigeants demande un fort esprit de parti qui fini par écraser les aspirations d’une société meilleure de chacun de ces membres. Parlez-en à Mario Dumont qui change son discours à chaque sondage expressément dans le but d’être élue à la tête du gouvernement. Il n’est pas le seul, ils le font tous. Ainsi, la ligne directrice d’un parti demande une pensée unique de tous ces membres dictée par son chef. La moindre déviation soulève instantanément des représailles de la haute direction, voir même l’expulsion du parti. Cette façon de faire, accepté tacitement par nous le peuple par notre inaction, confère trop de pouvoir à un groupe trop petit, voir même à un seul homme. Un homme qui contrôle la destinée d’un peuple ressemble plus à une oligarchie, une monarchie ou même (j’exagère… mais pas tant que ça) à une dictature. Voter au quatre ans ne nous donne pas le droit de prétendre à une démocratie.

Il est plus que temps que les citoyens reprennent le pouvoir !

Le Citoyen

Le syndrome du « C’ta cause…» et du « C’pas ma faute…»

Publié dans Critique Sociale le octobre 26th, 2007

Pourquoi? Premièrement, à cause de l’apparente impuissance de l’individu face à la société qui l’entoure véhiculé par le gouvernement et les médias.  Pour s’en sortir, l’individu ne peut rien par lui-même nous disent-ils et à force de ce le faire dire nous autres, morons, nous y croyons.

Deuxièmement, à cause de du nombrilisme des gens, de la société du JE, du MOI, et de la gratification instantanée.  De toute façon y a-t-il quelqu’un d’autre qui compte à part Moi.  Je paye mes taxes, donc ce n’est pas à moi à m’occuper des problèmes des autres.  J’en ai rien à foutre de la pauvreté, de Kyoto, du système scolaire, de la criminalité, et de tous les maudits problèmes de la société.  Mon voisin… j’en ai rien à chier.  J’ai des droits et je veux mon dû.

Mine de rien, ça s’apprend jeune ce laisser aller. L’ère de l’enfant roi est tombée sur nous comme une tonne de brique.  Chacun de nos enfants a le droit fondamental de se tirailler, de brailler à plein poumon dans un restaurant, de s’agenouiller en pleine intersection et à l’heure de pointe pour rattacher son lacet de chaussure s’il en a envie, de foute la pagaille à l’école, d’exiger son PlaySation 4, d’envoyer chier n’importe qui même ses parents et ce sans aucune réprimande. Ben voyons, pauvre enfant, il a le droit de s’épanouir et de s’exprimer.   Je suis juste son père, qu’est-ce que je pourrais  bien y faire.  De toute façon, c’est pas pour ça que je l’envois à l’école ???  Et si, en bon citoyen, vous tentez de le raisonner, attendez-vous à ce que je vous poursuive pour violence envers mon enfant.  Fuck l’enfant, y-a sûrement du cash à faire avec ça !

L’homo-centrilus n’est jamais responsable de ce qui lui arrive, c’est soit la faute du gouvernement, de la société, d’une maladie ou de la température. 

C’pas ma faute si je suis bourré de dettes, c’ta cause des maudites compagnies de crédits.  C’pas ma faute si la compagnie a fermé, c’ta cause du damné syndicat qui nous a obligé de demander une grosse augmentation.  C’pas ma faute si je me suis ébouillanté la cuisse en échappant mon café, c’ta cause que McDo sert du café trop chaud.  Quand mon véhicule dérape, prend le champ ou emboutit le véhicule devant, c’ta cause de la chaussée glissante, de la brume, du soleil, de travaux de voirie, mauditement pas parce que je suis un mauvais conducteur qui roulait trop vite, qui brûle les rouges, qui parlais au cellulaire ou que je suivais l’autre de trop près.  C’pas ma faute si je suis toujours sur le BS, c’ta cause que les compagnies veulent pas me payer $20 de l’heure, pourquoi est-ce que je travaillerais pour moins que ça.  J’en vaux peut-être même plus ! 

Et si vous n’aimez pas ce que vous venez de lire, c’pas ma faute, c’ta cause de mon clavier. Il a écrie ça tout seul…

Le Citoyen

Du caractère

Publié dans Critique Sociale le octobre 23rd, 2007

Le Québec d’aujourd’hui ne manque pas d’idées. Celles d’Audet ou de Lisée circulent depuis longtemps. Il manque de leadership. Un chef de parti n’est pas nécessairement un leader.Jean Charest n’inspire plus personne. Mario Dumont séduit, mais soulève des doutes. Pauline Marois est la plus solide, mais elle vient d’arriver.

Churchill disait qu’un leader politique n’a pas besoin d’avoir trop d’idées, d’être très instruit, ni même d’être très intelligent. Il a cependant besoin d’une irremplaçable qualité: du caractère.

Parce que s’il a du caractère, il n’hésitera pas à s’entourer de gens qui l’alimenteront pour tout le reste. Du caractère surtout, parce que les conseillers conseillent: ultimement, ce sont les chefs qui prennent seuls les décisions qui engagent tout un parti ou tout un peuple.

Les Québécois comprennent progressivement que le statu quo n’est plus viable, même si le changement les insécurise. Mais ils cherchent encore le leader visionnaire et courageux qui saura harnacher et donner une direction à cette soif collective de se remettre en mouvement.

Tiré du blogue de Joseph Facal

Pour un nouveau mode de scrutin

Publié dans Action Sociale le octobre 23rd, 2007

22 octobre 2007

Bonjour,
Au printemps dernier, l’Association pour la revendication des droits démocratiques, le Collectif Féminisme et Démocratie, le Mouvement Démocratie et Citoyenneté du Québec et le Mouvement pour une démocratie nouvelle lançaient la pétition « Pour un nouveau mode de scrutin ».

Cette initiative a reçu l’appui de nombreuses personnalités issues de tous les horizons et allégeances politiques et de nombreux organismes (pour la liste voir http://nouveaumodedescrutin.net/nous.html).

PLUS DE 17 500 PERSONNES ET ORGANISMES ONT SIGNÉ LA PÉTITION.

Merci aux personnes ayant contribué à l’atteinte de ce résultat mais ce n’est pas terminé! Un blitz est en cours afin D’AUGMENTER LE NOMBRE DE SIGNATAIRES d’ici le dépôt de la pétition à l’Assemblée nationale du Québec à la mi-novembre.

Que faire?

Allez signer la pétition si ce n’est déjà fait! www.nouveaumodedescrutin.net
Aidez-nous en TRANSFÉRANT RAPIDEMENT CE MESSAGE À VOTRE CARNET D’ADRESSES car les signatures seront acceptées sur le site Internet jusqu’au début de novembre.  Si vous avez en votre possession des pétitions signées sur papier, retournez-les avant le 28 octobre au plus tard à : Mouvement pour une démocratie nouvelle, CP 49059, CSP PLace Versailles (7275 Sherbrooke est local, 32), Montréal (Québec) H1N 3T6. Si vous le pouvez, contribuez financièrement à la pétition en faisant parvenir votre don (aussi petit soit-il) à : Collectif Féminisme et Démocratie, 7053, 6e avenue, Montréal (Québec) H2A 3E3. Libellez votre chèque au nom du CFD en indiquant entre parenthèses (pétition).

Un grand merci de poser ce geste citoyen et solidaire!

Les groupes instigateurs de la pétition;

Claude Béland, Mouvement démocratie et citoyenneté du Québec

Brian Gibb, Association pour la revendication des droits démocratiques

Louise Paquet, Collectif Féminisme et Démocratie

Mercédez Roberge, Mouvement pour une démocratie nouvelle

Cacher la vérité ou « les mots interdits à l’assemblée Nationale »

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le octobre 20th, 2007

« Girouette » est devenu le 222ième mots (ou expressions) à tomber à l’Index des interdits à l’Assemblée Nationale. Le règlement 35 de l’Assemblée interdit à un député de se servir d’un langage violent, injurieux ou blessant à l’adresse de qui que ce soit.

J’ai trouvé la liste des 222 interdits inscrits à l’Index. J’en ai trouvé plusieurs qui soient carrément et visiblement des insultes à l’adresse de quelqu’un ou d’un groupe visé et de ce fait doivent être bannis du vocabulaire de gens matures qui doivent débattre d’enjeux important pour la société. Jusque-là je suis d’accord avec cette Liste. Par contre, il y en a plusieurs autres qui sont désormais interdits et je me demande sincèrement si la Chambre Parlementaire n’essaie tout simplement pas d’interdire la vérité trop crue.

J’inclus à la fin de ce billet une liste très partielle des interdits qui me font me poser des questions sur l’intégrité (oups, un autre mot à bannir) du président de l’Assemblée Nationale.

Personnellement, si un député m’accusait faussement de trafiquer, de vol des surplus, de tromper cette chambre, de tricherie… je ne me cacherais pas derrière le président en demandant le retrait de cette grossièreté. Je demanderais à mon détracteur de prouver ses dires ou bien de les rétracter sinon il devra faire face à une poursuite pour diffamation. À l’inverse, si ces dires s’avéraient fondés, j’aurais à faire face aux conséquences. Thats it !

Dire les vrais choses, ça c’est la base de la démocratie. Si nos parlementaires ne sont même pas capables de se parler franchement pour débattre des enjeux importants, ils n’ont pas leur place à la tête de notre société. Peut-être aussi qu’ils aiment simplement faire un Big Show pour augmenter la côte d’écoute de la Télé-Réalité Parlementaire (voir billet antérieur).

Voici la liste partielle mais inquiétante des Interdits Parlementaire;

Yes-man, voler, vol des surplus, tromper cette chambre, tromper la population, tromper les Québécois, Tromperie, vérité, tricherie, tricher, trafiquer, système qui récompense les amis du régime, supercherie, stupidités, sciemment induire en erreur, pot-de-vin, pickpockets, mentir, menteur, menterie, mensonge, mauvaise foi, mascarade, lâcheté, mains sales, malhonnête, manipulation, manque d’intégrité, intimidation, ingérence politique éhontée, indécence, incriminer, incompétence, imposture, hypocrisie, geste antidémocratique, fraude électorales, fausseté, favoritisme, flouer les citoyens, fausses représentations, façon indue, étouffé cette affaire, demi-vérité, détourner de l’argent, dissimuler des documents, déformer la vérité, contribuer à la caisse électorale, connivence, cautionne les gestes qui avaient été posés, camoufler une manœuvre politique, camoufler cette affaire, cacher la réalité,

Le Citoyen

Maudit parcomètres…

Publié dans Divers le octobre 14th, 2007

Depuis quelques années, partout sur l’île de Montréal, de nouveaux parcomètres ont fait leur apparition. Du coup, disparition du parcomètre pour chaque place de stationnement et apparition des bornes qui nous indiquent notre numéro d’emplacement et qui m’oblige à prendre une marche pour trouver le super-parcomètre approprié.

L’avantage pour la ville de Montréal c’est qu’elle récupère le temps que vous laissez lorsque vous quittez. Votre successeur ne peut plus utiliser votre temps restant.  Je me demande si cette démarche est légale puisque c’est supposé être l’emplacement et non le citoyen qui soit taxé.

Et si vous essayer de rajouter du temps au temps que vous avez initialement payez, le parcomètre repart à neuf !  Autre pratique déloyale puisqu’il n’y a aucun moyen de savoir combien de temps il vous reste.  Donc, traînez un chronomètre avec vous et pendant les dernières minutes restez proche de votre super-parcometre avec votre argent en main…   

C’est encore plus hypocrite quand on peut penser que n’importe quel zouf peut aller mettre un 5¢ dans le maudit super-parcomètre pour que cinq minutes plus tard vous ayez une contravention On peut même imaginer que le petit bonhomme vert, pour avoir son bonus de productivité, pourrait utiliser la même tactique.  S’cuzez moi, j’oubliais qu’il n’y a pas d’escroc dans la fonction publique…

Alors, même si les indications sur la machine vous incitent à ne pas garder votre ticket, moi je vous suggère fortement de le garder précieusement le ticket qui prouve que vous avez payé suffisamment !

Le Citoyen

Vouvoiement, tutoiement, voulez-vous-tu me lâcher avec ça !

Publié dans Critique Sociale le octobre 11th, 2007

Ceux qui réclament haut et fort le retour du vouvoiement dans les écoles pour ramener la politesse dans la bouche de nos enfants devraient se regarder dans le miroir et enseigner la politesse à leurs enfants. Le vouvoiement entre professeurs et étudiants revient à la mode dans la région de Montréal et selon certains, permettrait d’éliminer la violence verbale, l’impolitesse, et toutes les formes de familiarité. Voulez-vous aller chier avec vos stupidités. Voyez vous ce que je suis en train de faire… Je vous insulte en vous vouvoyant.

Toi mon lecteur, toi ma mère, toi mon superviseur, toi l’inconnu dans la rue, toi le président de la compagnie, toi mon oncle… je peux te tutoyer sans jamais avoir une note d’impolitesse dans mon langage ou dans mon attitude. Je tutoie tout le monde depuis bien avant mon adolescence. Par contre, celui qui exige que je le vouvoie risque fort de voir mon attitude changer et ma politesse disparaître. Mes parents m’ont enseigné la politesse et le savoir vivre et mon tutoiement est peut-être familier et convivial mais jamais vulgaire.

On peut être poli en tutoyant ou en vouvoyant quelqu’un. Par contre il faut être à l’aise dans son choix et ne pas mélanger les deux dans la même phrase. Je peux m’épanouir dans le tutoiement ou le vouvoiement, de m’épanouir dans la formule de mon choix. Le savoir-vivre ne vient pas d’une formule de la langue française mais de son éducation et de son environnement.

De toute façon, si tu te pense important au point de mériter le vouvoiement, peut-être que le problème est dans ta cour.

Quant au bon Dieu, il lui importe peu d’être tutoyé ou vouvoyé: il parle latin !

Le Citoyen

Pire que pire !

Publié dans Critique Sociale le octobre 10th, 2007

Une amie à moi est présentement à la recherche d’un emploi.  Après avoir envoyé des CV à plusieurs employeurs potentiels elle a commencé à recevoir des appelles pour des entrevus.  Elle se cherche un job dans le service à la clientèle, évidemment elle se fait demander son niveau de bilinguisme.  C’est correct.

Hier, elle reçoit un appel d’une représentante des ressources humaines de chez Bell Mobilité.  L’entretient se passe bien jusqu’à la question à cent piastre; « êtes vous bilingue? ».  Suite à la réponse négative de mon amie, la représentante l’informe que sa candidature ne sera pas retenue.  D’humeur sarcastique, mon amie réplique que Mme Marois a réussi à avoir une position de haut grade malgré qu’elle ne parle pas anglais.  La représentante (non ne me demandez pas son nom, vous ne l’aurez pas) lui demande, avec le plus grand sérieux, dans quel département de Bell Mobilité est-ce que Mme Marois travaille.

J’veux ben croire que les gens ne s’intéresse plus à la politique mais il y quand même des limites.  Que je sache, Mme Marois n’a pas commencé sa vie politique la semaine passée.  C’est pour ça que le Québec n’avance pas.  D’un côté les gens blasés, centrés sur eux-mêmes, peu informés et de l’autre côté les politiciens véreux qui profites que les gens soient endormis pour garder leur position le plus longtemps possible.

Le Citoyen   

Honteux !

Publié dans Critique Sociale le octobre 10th, 2007

Qu’on soit pour ou contre, on n’a pas le choix, nous vivons dans une société bilingue. Évidemment avec une prédominance pour le français au Québec. Sans entrer dans un débat politique et social, il n’en reste pas moins qu’il y a deux langues officielles au Québec. Est-ce qu’il faut s’en inquiété ou s’en réjouir, ça c’est une autre discussion. A un niveau purement day to day, en tant que client (d’organismes publiques ou privés), je veux être servi en français parce que c’est ma langue et mon droit. A l’inverse, et je pense que c’est normal, lorsque je suis à mon travail et je suis celui qui offre le service, je l’offre dans les deux langues officielles.

Pensez-vous que c’est normal que la future première ministre du Québec (peut-être) ait de la difficulté à dire un yes ou un good day. Hey ! même Harper est capable de se débrouiller dans les deux langues officielles. Je vais peut-être en faire sauter plus d’un, mais je suis d’accord avec Jacques Parizeau qui affirmait que ceux et celles (les français, on s’entend) qui aujourd’hui au Québec ne parlent pas anglais sont des infirmes.

Même si je prends côté souverainiste de la chose. René Lévesque parlait anglais, ça ne l’empêchait pas d’être souverainiste pour autant. Advenant le cas que le Québec se sépare, les anglais ne disparaîtront pas tous et il est utopique de croire qu’une loi interdira l’anglais au Québec. De toute façon la plupart de nos partenaires commerciaux transigent en anglais.

Mais pour revenir au côté service de la chose, Pauline Marois de par sa position est au service de TOUS les citoyens. Elle devrait donc pouvoir offrir ce service dans les deux langues officielles. Celle-ci aurait déclarée, il y a fort longtemps déjà, qu’elle suivrait peut-être d’autres cours d’anglais. Qu’est-ce qu’elle attend?

Le clip de Radio-Pirate qui circule depuis un certain temps sur le web en dit long. Un chef de parti qui ne peut s’exprimer dans les langues officielles de son pays, est assurément un infirme. Mme Marois vous n’avez aucune excuse!

Le Citoyen

On ne peut changer le monde… et pourquoi pas?

Publié dans Action Sociale le octobre 9th, 2007

Bonjour à tous mes ami(e)s,

Je vous envoi un recueil de témoignages de gens qui ont bénéficié d’un ‘coup d’humain’ de la part de l’organisme ‘Communautés solidaires’, organisme dont mon père est un des responsable.

Cet endroit est une des rares place qui aident les gens en difficultés en s’en sortir, au moindre cout de 1$ par année. Cet organisme est INDISPENSABLE pour bien des gens, comme vous pourrez le lire dans le recueil. Malheureusement, étant à but non lucratif, l’organisme à besoin du soutien du gouvernement, soutien qui lui a été retiré récemment, laissant toutes ces personnes dans le besoin privées de leurs ressources d’aide et d’humanité.

Je ne vous demande pas de faire des dons, je vous demande seulement de lire ce recueil, et si vous vous sentez concerné(e)s, touché(e)s, prenez quelques minutes de votre temps pour émettre votre opinion aux adresses ou no de téléphone qui suivent le document.

On ne peut pas changer le monde?… Et pourquoi pas, suffit de commencer par changer les gens… Des gens meilleurs feront un monde meilleur. Merci à tous mes ami(e)s de prendre le temps de donner un ‘coup d’humain’ à des gens qui en ont besoin, et merci aussi de passer le mot.

Mitsou

texte en pdf
Coup d’humain

Démocratie malade ?

Publié dans Démocratie le septembre 30th, 2007

Le concept de démocratie s’oppose à tyrannie, oligarchie, monarchie, hiérarchie, totalitarisme.  Les démocrates sont du côté des bons, les partisans de la liberté, et se sont toujours opposés aux méchants, partisans de tous les systèmes détestables nommés plus haut. Entre un Staline et un politicien social-démocrate démocratiquement élu, on n’aurait aucune hésitation à choisir d’être gouverné par le dernier.  Difficile donc, de prime abord, de s’y opposer. Mais il faut voir plus loin que son nez. 

La logique démocratique fait en sorte que pour avoir de bonnes chances d’être élus, les politiciens doivent céder aux pressions de divers groupes organisés et influents qui demandent privilèges et redistributions de la richesse à leur profit, en échange d’appuis électoraux. Ceci se fait bien sûr aux dépens des citoyens, qui voient leur liberté et leur droit de parole constamment diminuée.  En fait, il est devenu pratiquement impossible pour un politicien de connaître le succès sans jouer à ce jeu.  Même si la démocratie est toujours préférable au totalitarisme fasciste ou communiste, elle est devenue un système de plus en plus tyrannique.  

Notre démocratie sert aujourd’hui avant tout les intérêts des collectivistes et des étatistes et toutes les formes de tyrannie deviennent ainsi justifiées, dans la mesure où les politiciens reçoivent un mandat démocratiquement obtenu.

Se dire représentant de l’électorat alors que le politicien travail en réalité pour les groupes influents (l’argent) fait en sorte que l’État est constamment en crise: crise budgétaire, crise de relations de travail, crise du système de santé, dépassement de coûts, corruption, scandales…  Et tant mieux si notre démocratie est en crise, parce qu’elle est devenu un système dépassé et immoral.  La solution que je propose n’est pas de mieux faire fonctionner ce système en tentant de l’influencer de l’intérieur, en participant au jeu, mais bien de le démanteler et de recommencer à la base.  De profiter de nos expériences passées et d’assurer de ne pas commettre les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.

Le Citoyen

Démocratie ou Monarchie ?

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 30th, 2007

Régulièrement, on essaie de nous faire croire que nous vivons dans une démocratie évoluée. Ceci est bien loin d’être l’avis du Citoyen.  Le fait est que nous vivons dans une sorte de monarchie.

Monarchie d’une part parce que les partis politiques sont des institutions qui séparent le monde en deux; les Élus et le peuple.  Et d’une autre part parce qu’une fois le gouvernement nommé, le peuple doit subir sans aucun contrôle, jusqu’aux prochaines élections, les décisions prisent à huis clos par la prétendue élite au pouvoir.  Aussi parce que le l’annulation d’un vote n’est pas reconnu dans le code électoral.  Un respect pour l’expression citoyenne très relatif, pour le moins. Ainsi, nous n’avons que le droit de choisir mos représentants parmi ceux qu’un système préélectoral nous impose !

Comment puis-je faire savoir aux partis engagés dans ce duel électoral que personne ne me convient, que je voudrais d’autres critères sélectifs.  Je veux d’autres approches politiques pour me représenter.  Et surtout, j’aimerais pouvoir leur dire; cessez de vous foutre de ma gueule, s’il vous plait, vos manigances de politiciens ne représentent pas mes valeurs !

Finalement, puisque le Québec ne possède pas de constitution (en passant, pas obligé d’être un pays pour en avoir une) je vais vous citer quelques lignes de la constitution française de 1793 :

  1. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
  2. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
  3. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
  4. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
  5. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Le Citoyen

Gauche ou Droite, un système dépassé !

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Depuis toujours, le système politique québécois a mis en place un système qui conserve et entretient les idées archaïques de la politique de droite et de gauche.  Les partis ne peuvent pas faire autrement, leur existence en dépend. Ils sont prisonniers de ce processus. Le côté économique de la chose fait depuis toujours en sorte qu’un politicien au pouvoir ne soit que la marionnette de groupes financiers bien plus puissants que lui ou son parti.  Primitive, pour son éternelle logique dualiste: je suis de la droite, je suis de la gauche.  Et les observations de cette approche immature sont très fréquentes et très manifestes.

Le politicien, enfermé dans son camp, sépare son monde en deux et considère que la responsabilité des problèmes actuels n’est pas celle de son camp.  Les problèmes d’aujourd’hui sont causés par le pouvoir d’hier.  Donc, par cette logique, chacun est strictement impuissant à changer quoique ce soit puisque sa position ne peut consister qu’à forcer l’adversaire à changer (solution classique et infantile par excellence) !

Donc, le rôle du politicien actuel consiste ainsi à obtenir suffisamment de pouvoir autoritaire pour forcer, soit les gagnants, soit les victimes de la dernière élection, selon son affiliation politique, à changer.  Évidemment, chaque parti élu se voit comme la solution et pense qu’il n’a rien à changer en lui-même, qu’il n’a aucune responsabilité dans les problèmes de notre société et que tout est de la faute à son prédécesseur.

A partir de cette façon de penser, j’aimerais savoir ce que l’on peut construire quand l’élection elle-même fonde une division tant au niveau politique qu’au niveau social.  Quand c’est toujours la faute à l’autre, peut-on en seulement quatre ans se bâtir un projet de société durable qui résistera au prochain gouvernement ? Non, alors pourquoi même essayer.  Peut-on continuer à penser que quelque chose de solide sera construit à partir de cette division profonde et infantile.  Peut-on sérieusement prétendre qu’une société peut évoluer avec un parti politique sur deux qui a perd  d’avance et qui ne fera que tenter de faire chuter l’autre moitié jusqu’à la prochaine élection ?

Le Citoyen

Scandales et corruptions

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Les contrôles, les rapports des vérificateurs et les réprimandes des conseillers à l’éthique n’ont jamais fonctionné et ne fonctionnent toujours pas, et pour cause. C’est comme de demander aux renards de se donner des règles de bonne conduite dans le poulailler. La démocratie telle que nous la connaissons n’est qu’une procédure pour légitimer la pratique du pouvoir.  Elle n’a pas vraiment de contenu éthique.  Tous les partis qui aspirent au pouvoir le sentent bien et réagissent en annonçant une transparence et un éthique meilleur que leur prédécesseur, mais une fois au pouvoir, toutes ces belles promesses sont vites oubliées. 

Si nos institutions démocratiques ne sont pas réformées profondément et rapidement, on lira encore dans les années à venir des éditoriaux déplorant encore les scandales et la corruption politique peu importe le parti au pouvoir.

Le Citoyen

Un parti ou un autre… pas de différence !

Publié dans Démocratie le septembre 30th, 2007

Selon une classification qui remonte à Aristote, la démocratie est censée être un régime politique où c’est l’ensemble du peuple qui détient la souveraineté, par opposition à l’aristocratie et à la monarchie qui est un petit groupe ou un seul individu qui détient le pouvoir.  En théorie, tout le monde a un certain droit de regard sur le choix d’un gouvernement démocratique.  Mais, la réalité est tout autre, parce que, dans notre démocratie actuelle, le pouvoir reste concentré dans les mains d’un petit groupe. 

Ce groupe peut gouverner à sa guise et se permettre à peu près n’importe quoi tant qu’il garde l’appui d’une majorité des électeurs (majorité qui, dans un régime électoral comme le nôtre n’a pas à être absolue; les résultats des dernières élections fédéral et provincial le prouvent bien). Contrôlant l’appareil d’État, le système judiciaire, le système d’éducation, etc., et ayant à sa disposition des fonds inépuisables et des centaines de milliers d’employés, ce groupe dispose de moyens gigantesques pour influencer l’opinion publique, pour récompenser et motiver ses supporters et pour entretenir tout un réseau qui lui permettra de se maintenir au pouvoir. 

On pourrait trop facilement répliquer que la démocratie nous permet de mettre ce groupe à la porte si nous sommes insatisfaits de la façon dont il nous gouverne.  En fait, notre choix est très limité.  Notre système démocratique fait en sorte qu’il est pratiquement impossible de devenir compétitif sur le marché électoral sans jouer le même jeu, sans faire les mêmes promesses, sans chercher à convaincre une majorité qu’ils tireront plus de profits que de pertes des décisions du futur gouvernement.  Ce système fait en sorte qu’il est impossible de se maintenir au pouvoir sans créer son propre réseau et sans entretenir une partie de la population aux dépens du reste, supposément pour notre bien-être à tous.  Les groupes adverses, lorsqu’ils délogent le parti au pouvoir, finissent toujours par exercer le pouvoir plus ou moins de la même façon, quel que soit leur programme.

Donc, un parti ou un autre… Pas de différence !  Ce qu’il faut c’est de repartir à zéro, de jeter aux poubelles notre démocratie dans sa forme actuelle et de recommencer à nouveau.  Peut-être avec une autre forme de démocratie, peut-être avec totalement autre chose.  Ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs que je devrais me contenter d’un système médiocre ici.

Le Citoyen

Citation

Publié dans Critique Sociale le septembre 24th, 2007

“Ça se peut bien que je sois devenu le bouffon de service. Mais dans la cour du roi, le fou, c’est encore le seul qui pouvait dire des vraies affaires.”

Pierre Falardeau

Le populisme

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 23rd, 2007

Les débats que les partis politiques nous livrent depuis un bon bout de temps ne sont ni sociaux, ni fiscaux, ni économiques. Ils sont superficiels (imaginez un vendeur de chars usagés. Pense-t-il au futur ou à sa vente rapide en se foutant complètement des conséquences pour son client). Ils jouent sur les sentiments, ils misent sur les réactions prévisibles des gens. Il n’y a qu’un mot pour cela: le populisme. Une maladie politique où la gauche et la droite sont également atteint et pour l’instant il ne semble pas y avoir de cure. Le populisme est un fléau, parce qu’avec des idées simplistes, mais populaires, on empêche les débats intelligents, on nourrit les préjugés, on encourage les réflexes primaires qui rendront encore plus difficiles les efforts pour remettre le Québec sur pied.

Le Québec est, depuis une dizaine d’années, entré dans une nouvelle phase sociopolitique, celle de la révolution populiste. C’est une grande tendance de l’opinion publique, véhiculant un désenchantement envers l’État.

En réaction à ce mouvement populaire, tous les partis ont réagis de la même façon ; c’est-à-dire qu’au lieu d’investirent du temps à mieux informer les citoyens du comment et du pourquoi de leurs actions, ils ont tous décidé de jouer la stratégie de la poudre aux yeux. Disons aux gens ce qu’ils veulent entendre et faisons ce que nous voulons. En sommes tous les partis ont vite appris qu’il ;

- faut moins parler d’État et de bonne gestion (social-démocrate ou néo-libérale) ou même de gouvernement car les gens en ont ras le bol et c’est mauvais pour attirer les votes

- faut aussi oublier les enjeux traditionnels devenus rengaines répétitives (santé, éducation) pour parler plutôt du climat social, des pertes d’emplois aux accommodements raisonnables en passant par les gaz à effet de serre.

- faut faire des promesses d’argent concrètes aux gens (baissent d’impôts), c’est l’aspect pro citoyen radical de cette tendance qui demande un État père Noël!

- ne faut plus parler de souveraineté de type anti-colonialiste canadien, chère au PQ, qui est désormais un archaïsme invendable. Les citoyens veulent du tangible et du concret. Ils veulent quelque chose, comme pour les enfants, qu’ils peuvent profiter tout de suite

Malheureusement, ce que les politiciens ne semblent pas comprendre en adoptant cette pensée populiste, c’est que pendant qu’ils font tout pour gagner des votes rapidement, ils oublient la vraie raison d’être d’un gouvernement ; c’est-à-dire de gouverner et de prendre des décisions en bon père de famille qui affecteront en bien le Québec en entier pour l’avenir.

Malheureusement, ce que les citoyens ne semblent pas comprendre c’est que cette stratégie est équivalente à donner un bonbon à un enfant pour l’arrêter de brailler ou à mettre son doigt dans le trou du barrage pour empêcher la fuite. Éventuellement le barrage cédera et qui pensez-vous en paiera les conséquences ? Il n’y a présentement pas de cure à ce fléau simplement parce que les citoyens aiment mieux se faire promettre des chimères qui font du bien à entendre que de se faire dire la vérité. Arrêtez d’être des enfants et exiger de vous faire dire la vérité. Moi quand je paie un charpentier, je ne veux pas qu’il me dise que tout va bien alors que ma maison est en train de s’écrouler. C’est mon argent et c’est ma maison, je veux qu’on me dise la vérité… Je l’exige !

Le Citoyen

Le Citoyen est entièrement d’accord…

Publié dans Divers le septembre 22nd, 2007

Muselage

Mardi, le 18 septembre 2007 par S.Martel

Est-ce vraiment le droit d’auteur qui pousse La Presse, Le Devoir et CEDROM-SNI à mettre en demeure Bernard Frappier, le responsable du site de référence souverainiste Vigile.net? L’intérêt public a toujours su bénéficier d’un “usage raisonnable” dans le cas du droit d’auteur, pourquoi ces trois-là veulent-ils remettre en question ce principe?

M. Frappier a décider d’ignorer les menaces de poursuite et je crois bien qu’il a tout a fait raison et que ses arguments sont valables.

Que vous soyez souvrainistes ou non, la situation vous regarde. À l’ère du journalisme citoyen et de la démocratisation des médias, ce genre de job de bras peut créer une jurisprudence dangereusement contraignante. Demandez à tout photographe du Québec qui voudrait publier ses photos prises sur la rue suite au jugement contre Gilbert Duclos.

Billet publié sur le blog “Le Gros Bon Sens”

Dire les vraies choses…

Publié dans Critique Sociale le septembre 20th, 2007

Allez dire que ça va bien à ceux qui ont perdu leur job chez GM ou à ceux qui croyaient se faire un avenir dans les petites usines de transformation du bois. Allez dire aux professionnels de l’éducation que ça va bien et qu’il faut être optimiste alors que les postes sont coupés à cause d’une réingénérie gouvernementale. Allez dire à ceux qui travaille à l’hôpital ou l’on continue à diminuer la personnel et à fermer des lits au nom de la même sainte réingénérie. Allez dire aux petits commerçants que ça va bien lorsqu’ils s’arrachent le cœur à maintenir leurs commerces ouverts quitte à diminuer leur salaire jusqu’à la fermeture rendue inévitable par un gouvernement trop avare. Regardez votre situation et dites-moi que ça va bien.

Si on veut que la population se mobilise pour améliorer les choses, il faut dire la vérité telle qu’elle est, et la l’accepter. D’après notre gouvernement ça ne va pas trop mal. Le poloticly correct c’est beau n’essaie pas de me faire manger de la merde en me disant que c’est du steak. Ce n’est pas en se fermant les yeux que les problèmes s’en iront.

Il faut se dire les vraies choses, sans pour autant tomber dans la propagande de la peur, et il faut surtout accepter que pour que ça change, il faut y mettre du sien.

Le Citoyen