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Le populisme

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 23rd, 2007

Les débats que les partis politiques nous livrent depuis un bon bout de temps ne sont ni sociaux, ni fiscaux, ni économiques. Ils sont superficiels (imaginez un vendeur de chars usagés. Pense-t-il au futur ou à sa vente rapide en se foutant complètement des conséquences pour son client). Ils jouent sur les sentiments, ils misent sur les réactions prévisibles des gens. Il n’y a qu’un mot pour cela: le populisme. Une maladie politique où la gauche et la droite sont également atteint et pour l’instant il ne semble pas y avoir de cure. Le populisme est un fléau, parce qu’avec des idées simplistes, mais populaires, on empêche les débats intelligents, on nourrit les préjugés, on encourage les réflexes primaires qui rendront encore plus difficiles les efforts pour remettre le Québec sur pied.

Le Québec est, depuis une dizaine d’années, entré dans une nouvelle phase sociopolitique, celle de la révolution populiste. C’est une grande tendance de l’opinion publique, véhiculant un désenchantement envers l’État.

En réaction à ce mouvement populaire, tous les partis ont réagis de la même façon ; c’est-à-dire qu’au lieu d’investirent du temps à mieux informer les citoyens du comment et du pourquoi de leurs actions, ils ont tous décidé de jouer la stratégie de la poudre aux yeux. Disons aux gens ce qu’ils veulent entendre et faisons ce que nous voulons. En sommes tous les partis ont vite appris qu’il ;

- faut moins parler d’État et de bonne gestion (social-démocrate ou néo-libérale) ou même de gouvernement car les gens en ont ras le bol et c’est mauvais pour attirer les votes

- faut aussi oublier les enjeux traditionnels devenus rengaines répétitives (santé, éducation) pour parler plutôt du climat social, des pertes d’emplois aux accommodements raisonnables en passant par les gaz à effet de serre.

- faut faire des promesses d’argent concrètes aux gens (baissent d’impôts), c’est l’aspect pro citoyen radical de cette tendance qui demande un État père Noël!

- ne faut plus parler de souveraineté de type anti-colonialiste canadien, chère au PQ, qui est désormais un archaïsme invendable. Les citoyens veulent du tangible et du concret. Ils veulent quelque chose, comme pour les enfants, qu’ils peuvent profiter tout de suite

Malheureusement, ce que les politiciens ne semblent pas comprendre en adoptant cette pensée populiste, c’est que pendant qu’ils font tout pour gagner des votes rapidement, ils oublient la vraie raison d’être d’un gouvernement ; c’est-à-dire de gouverner et de prendre des décisions en bon père de famille qui affecteront en bien le Québec en entier pour l’avenir.

Malheureusement, ce que les citoyens ne semblent pas comprendre c’est que cette stratégie est équivalente à donner un bonbon à un enfant pour l’arrêter de brailler ou à mettre son doigt dans le trou du barrage pour empêcher la fuite. Éventuellement le barrage cédera et qui pensez-vous en paiera les conséquences ? Il n’y a présentement pas de cure à ce fléau simplement parce que les citoyens aiment mieux se faire promettre des chimères qui font du bien à entendre que de se faire dire la vérité. Arrêtez d’être des enfants et exiger de vous faire dire la vérité. Moi quand je paie un charpentier, je ne veux pas qu’il me dise que tout va bien alors que ma maison est en train de s’écrouler. C’est mon argent et c’est ma maison, je veux qu’on me dise la vérité… Je l’exige !

Le Citoyen

Dire les vraies choses…

Publié dans Critique Sociale le septembre 20th, 2007

Allez dire que ça va bien à ceux qui ont perdu leur job chez GM ou à ceux qui croyaient se faire un avenir dans les petites usines de transformation du bois. Allez dire aux professionnels de l’éducation que ça va bien et qu’il faut être optimiste alors que les postes sont coupés à cause d’une réingénérie gouvernementale. Allez dire à ceux qui travaille à l’hôpital ou l’on continue à diminuer la personnel et à fermer des lits au nom de la même sainte réingénérie. Allez dire aux petits commerçants que ça va bien lorsqu’ils s’arrachent le cœur à maintenir leurs commerces ouverts quitte à diminuer leur salaire jusqu’à la fermeture rendue inévitable par un gouvernement trop avare. Regardez votre situation et dites-moi que ça va bien.

Si on veut que la population se mobilise pour améliorer les choses, il faut dire la vérité telle qu’elle est, et la l’accepter. D’après notre gouvernement ça ne va pas trop mal. Le poloticly correct c’est beau n’essaie pas de me faire manger de la merde en me disant que c’est du steak. Ce n’est pas en se fermant les yeux que les problèmes s’en iront.

Il faut se dire les vraies choses, sans pour autant tomber dans la propagande de la peur, et il faut surtout accepter que pour que ça change, il faut y mettre du sien.

Le Citoyen

Élection voilée

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 17th, 2007

Je suis très content que certains électeurs, québécois, aient choisi d’aller voter en portant le voile en signe de protestation aux accommodements ridicules qui vont à l’encontre de nos lois. C’est pas parce qu’on demande au gens de respecter nos lois que nous sommes racistes !

Je ne voudrais pas vivre dans un pays qui forcerait ces citoyens a suivre une seule religion.  Les gens peuvent pratiquer celles qu’ils veulent.  Par contre ce n’est pas au gouvernement a se plier en quatre et a changer ses lois a tout bout de champ pour accommoder chaque individu ou chaque petit groupe de gens.  Les droits individuels doivent être respectés mais à l’intérieur d’une collectivité régie par un ensemble de lois.  C’est ça vivre en société.

J’aurais bien aimé voir un de ces québécois voilé se faire refuser le droit de voter. En même temps je ne peux pas faire autrement que de me demander dans quel sorte de pays de clown on vie quant on peut aller voter déguisé en cowboy…

Le Citoyen

C’est beau la solidarité dans la fonction publique.

Publié dans Critique Sociale, Quoi encore? le septembre 10th, 2007

En revenant de chez ma mère, assis confortablement derrière le volant de ma voiture, je suivais une voiture de police sur la rue Hickson.  Derrière ma voiture il y avait un camion de la ville qui me suivait.  Son conducteur, un col bleu pressé d’arriver au Tim Horton nous double, moi et l’auto patrouille par la droite, dans l’espace des autos stationnées, à plus de 50km dans une zone de 30km et en omettant de faire son arrêt obligatoire avant de tourner sur l’avenue Bannantyne.

Les policiers lui cours après, gyrophares allumés et sirènes a fond pour lui remettre sa contrevention…

Ben non! Ostie!

Au lieu de faire leur job, les deux morons dans le char de police continuent de descendre Hickson comme si rien ne c’était passé.  Celui assis derrière le  volant remarque ma face contrarié dans son rétroviseur et me fait un signe de la main et de la tête qui semblait vouloir dire “ben coup donc…”

Je ne veux surtout pas faire mon difficile, mais le col bleu a fait au moins quatre infractions au code de la route devant le regard de deux agents de la paix.

C’est beau la solidarité dans la fonction publique…

Que serait-il arrivé si moi je l’avais doublé de la même façon.

Le Citoyen

Petit cour d’histoire

Publié dans Critique Sociale le septembre 6th, 2007

Un texte de Jean-Marc Piotte

 

Comme vieux citoyens,  nous avons l’avantage, sur les jeunes, d’avoir bien connu trois types d’État : l’État duplessiste (jusqu’en 1959); l’État social ou providence  (de 1960 à 1982); l’État néo-libéral (1982-?). L’État du Québec était la chose de Duplessis et de l’Union nationale. Il fallait être bleu pour y avoir un emploi, comme il fallait être rouge quand le Parti libéral était au pouvoir. Duplessis révérait le marché. L’État ne devait pas y intervenir, sauf  en encourageant, pas des mesures fiscales, les investissements des entreprises privées. Les syndicats étaient combattus, étant une entrave à la liberté du marché. Les biens sociaux, dont l’école et les services de santé, relevaient en grande partie de l’initiative individuelle, de la charité et des communautés religieuses. Le système scolaire était divisé en deux : l’école publique, pour le peuple, conduisant au marché du travail; les collèges classiques, pour les élites et ceux qui avaient la vocation, menant à l’Université ou au Grand Séminaire. Pour les femmes, dont la mission était d’être épouses, mères et ménagères, on privilégiait l’éducation au service de cette mission. La santé était un privilège des riches ou de ceux qui jouissaient d’une bonne police d’assurance. Tous les autres étaient condamnés à se rendre chez le médecin qu’en dernier recours ou à demander la charité auprès des communautés religieuses qui ouvraient leurs hôpitaux aux miséreux de bonne conduite. Le travail d’enseignant et d’infirmière était une vocation, ce qui justifiait  les bas salaires. Du baptême à l’extrême onction, l’Église, grâce au sacrement de pénitence,  veillait sur notre pensée, limitait notre liberté d’expression, déterminait nos lectures et contrôlait notre vie, de l’espace public à nos chambres à coucher.

La Révolution tranquille balaie ce régime pourri d’un Québec qui, malgré des institutions démocratiques, ressemble davantage aux régimes de Salazar et de Franco qu’à ceux de France, des États-Unis ou de l’Ontario. Elle donne un nouveau souffle et une nouvelle vie au Québec. La fonction publique est rendue indépendante du parti au pouvoir. Ainsi, les fonctionnaires, choisis en fonction de leurs diplômes et sur concours, obtiennent une sécurité d’emploi, après une certaine période de probation. Les travailleurs des secteurs publics, para-public et péri-public acquièrent, sauf exceptions, le droit de négociation et de grève : leurs salaires et leurs conditions de travail s’améliorent considérablement. Suite au rapport Parent, le système scolaire est transformé et réunifié, du primaire à l’universitaire, ouvrant largement ses portes aux filles comme aux garçons, aux ruraux comme aux urbains, aux enfants de l’Est comme à ceux de l’Ouest. Reconnaissant le droit de chacun à la santé, quel que soit le revenu familial, l’assurance-santé et l’assurance-hospitalisation sont instaurées. L’État intervient directement dans le marché, en se dotant d’un certain nombre d’instruments économiques, dont la Caisse de dépôt et de placement et l’Hydro-Québec. Ces instruments sont créés malgré l’opposition nette et déclarée des dirigeants, surtout anglophones, de l’économie. Cette intervention de l’État dans le marché favorise le développement d’une élite économique francophone, jusque-là pratiquement inexistante. La loi 101 permet d’orienter vers l’école francophone les enfants d’immigrants, contrant ainsi partiellement la chute de natalité. L’Église perd sa mainmise sur nos consciences : la chanson, la littérature, le théâtre, le cinéma et l’ensemble des arts s’épanouissent. Le système électoral est rendu indépendant du parti au pouvoir et les partis politiques sont soustraits, du moins en partie, au contrôle des bailleurs de fonds. Il faut sans doute avoir vécu cette période de notre histoire pour comprendre l’ampleur des bouleversements qui ont profondément changé le Québec.

En 1982, le gouvernement péquiste décrète l’ensemble des conventions collectives des travailleurs de l’État, impose des baisses considérables de salaires et, gracieuseté de Monsieur Parizeau, supprime l’indexation du régime de retraite du gouvernement, sauf lorsque l’inflation dépasse 3%. C’est le début, au Québec, d’une politique néo-libérale que les deux ordres de gouvernement, indépendamment du parti au pouvoir, imposeront de manière plus ou moins radicale et qui suscitera l’opposition des syndicats, des groupes populaires et communautaires, et de tous ceux imbus de justice et d’équité sociale. Quelle est cette politique néo-libérale et d’où vient-elle?

Dans les décennies 1960 et 1970, les travailleurs ont le gros bout du bâton. Ils obtiennent de bonnes augmentations de salaire et jouissent des mesures sociales progressistes adoptées par l’État, de sorte que leur niveau et leur qualité de vie s’améliorent considérablement. De l’autre côté, les entreprises voient leurs profits, moteur de l’économie, se réduire, tandis que l’État s’endette. Pour répondre à cette crise, des économistes de l’Université de Chicago développent des positions qui seront appliquées par Pinochet au Chili, Thatcher en Grande-Bretagne et Reagan aux États-Unis. Ce dernier pays, contrôlant le tiers de l’économie de la planète, les positions adoptées s’étendront peu à peu à l’ensemble de celle-ci.

La crise de rentabilité des entreprises, disent ces économistes, est causée par les nombreuses et contraignantes réglementations qui limitent leur liberté de manœuvre. Il faut donc les supprimer, même si elles visaient la protection de l’environnement  et la satisfaction de besoins sociaux. Il faut, de plus, faire disparaître les barrières tarifaires qui s’opposent à la libre circulation des investissements et des marchandises (l’Aléna, appuyée par le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et le Parti conservateur canadien, s’inscrit dans cette perspective). L’ennemi du développement économique est l’inflation, et non le chômage : si on limite celle-là, celui-ci se résorbera, croyait-on, à tort évidemment. Le marché, qui repose sur la concurrence et la compétition, récompense les gagnants et punit les perdants : il représente le Bien. L’État est utile, s’il défend le pays contre des ennemis extérieurs (armée et diplomatie), s’il protège les biens et la vie de ses citoyens ( appareil judiciaire et police) et s’il sert le marché libre. Il devient le Mal, s’il cherche à subordonner celui-ci à des valeurs comme l’égalité et l’équité, s’il veut le contraindre à respecter l’environnement et s’il veut obliger les gagnants à ne pas sacrifier les perdants à l’aune de l’efficacité, de la productivité et du profit.

Cette politique n’est pas uniformément appliquée. Soumise à de vives résistances, elle s’impose en poursuivant parfois des chemins détournés. L’une des mesures les moins visibles est la destruction du principe d’universalité qui régissait les programmes sociaux : tous y contribuaient selon leurs revenus (impôt progressif) et tous y avaient également droit. La progressivité de l’impôt est réduite et les taxes à la consommation, accrues, contredisant ainsi la juste redistribution des revenus en faveur des démunis. De plus, les mesures sociales sont particularisées et ciblées en fonction de segments précis de la population (ainsi, le montant de la pension de vieillesse n’est plus le même pour tous). Ces deux mesures amochent l’esprit de solidarité citoyenne qui amenait la classe moyenne à appuyer les mesures sociales, auxquelles elle avait également accès, même si elle les finançait bien davantage que les citoyens défavorisés par et sur le marché.

On connaît la détérioration du système de santé (virage ambulatoire jetant à la rue les psychiatrisés, liste d’attente  pour se faire soigner et urgences débordées) et du système scolaire (croissance du nombre d’étudiants par enseignant, intégration des déficients intellectuels et affectifs dans les classes régulières, intégration à ces classes d’immigrants ne maîtrisant pas la langue et réduction du nombre de spécialistes). On sait aussi que le pouvoir de négociation des travailleurs s’est dégradé : face à des entreprises qui menacent de sous-traiter le travail ou de déménager les emplois ailleurs, les syndicats se soumettent trop souvent aux desiderata des patrons. (Observez la saga de Bombardier qui, sous la menace d’aller ailleurs, a obtenu des concessions très importantes du syndicat et exige de recevoir des gouvernements provincial et fédéral  des subventions qui socialiseraient le risque, tout en conservant la privatisation du profit.) Au Québec, comme aux États-Unis, le niveau de vie moyen des familles ne s’est pas amélioré depuis vingt ans, si on tient compte de l’inflation et de la croissance des prélèvements fiscaux. Les plus affectés sont les travailleurs atypiques (temporaire, à temps partiel,…) qui constituent maintenant plus d’un tiers de la main-d’œuvre. Les jeunes y sont souvent cantonnés : comment penser fonder une famille, si on ignore ce que seront ses revenus? Durant la même période, les revenus des dirigeants d’entreprises ont été plus que quintuplés.

Cette situation décourageante deviendrait déprimante, si on ne devait se reposer que sur les mouvements de résistance menés par les syndicats et des groupes communautaires. Heureusement, des jeunes se sont mobilisés pour la justice sociale et le respect de l’environnement, et contre la mondialisation néo-libérale lors du Sommet de Québec. Ils  ont participé massivement  aux manifestations grandioses pour la paix et contre la guerre en Irak conduite par des États-Unis agressifs et impérialistes. Ce sont ces mêmes jeunes qui, étudiants et la plupart travailleurs précaires, ont mené la grève étudiante la plus étendue de l’histoire du Québec, afin de défendre les plus démunis qui avaient vu leurs bourses transformées en prêts par le gouvernement en place.

Cette mobilisation des jeunes et des moins jeunes ne se vit pas seulement au Québec : elle traverse l’ensemble des sociétés soumises à des politiques guerrières et antisociales. Ces jeunes renouent avec les valeurs de liberté, de justice sociale et de solidarité qui avaient animé les mouvements de jeunes des années 1960 et 1970.

Paru dans Quoi de neuf?, revue de l’AREQ, vol. 27, no 5, juillet-août 2005.

Hymne du Citoyen

Publié dans Critique Sociale le septembre 6th, 2007

les-cowboys-fringants-en-berne1.mp3

Je le sais que tous le monde la connait mais prend le temps de bien comprendre les paroles.

Voici l’hymne du site du Citoyen (ça pourrait aussi bien être notre nouvel hymne nationale)

En berne des Cowboys Fringants

Chu né “dins” années soixante-dix
Dans un Québec en plein changement
Où l’emblème de la fleur de lys
Donnait un peu d’espoir aux gens

Mais quand je r’garde ça aujourd’hui
Chu donc pas fier de ma patrie
Ça dort au gaz dins bungalows
Le cul assis su’l statut quo

En s’gavant de téléromans
Et des talks-shows les plus stupides
Se laissant mourir su’l divan
Avec leur petit air candide

Dans ce royaume de la poutine
On s’complait dans’ médocrité
Bien satisfaits de notre routine
Et du bonheur pré-fabriqué

“Prendrais-tu un p’tit gratteux?”
Me dit l’caissier au dépanneur
“Enweye le gros, sors ton p’tit deux
Être millionnaire c’est le bonheur”

Y’s’met à rêver le samedi
Qu’y va p’t'être quitter son taudis
Espère toujours maudit moron
T’as une chance sur quatorze millions

Dans l’stationnement du casino
Un gars s’tire une balle dans la tête
Ayant tout “flobé” son magot
Y’avait pu trop l’coeur à la fête

Mais l’gouvernement s’en balance
Y’s’nourrit à même les gamblers
En exploitant leur dépendance
Un peu comme le f’rait un pusher
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si tu rêves d’avoir un pays
Ben moi j’te dis qu’t'es mal parti
T’as ben plus de chances de gagner à’ loterie…
On a été pendant des années
Un petit peuple de yes-man
Qui marchait les fesses serrées
Quand arrivait le foreman

Aujourd’hui ça’ un peu changé
Les gars sont tous syndiqués
Ça jase trois-quatre autour d’une pelle
En r’gardant le plus jeune faire du zèle

Mais faudrait pas s’réjouir trop vite
On est encore des porteurs d’eau
À la solde des gens de l’élite
Et des pleins d’marde en tuxedo

Quand l’boss d’une grosse corporation
Ferme son usine en Gaspésie
‘Te d’mandera pas ton opinion
Y’ va t’slaquer sans t’dire merci!

Un robineux quête dans la rue
Au pied d’un grand building en verre
Y va passer inaperçu
À la sortie des actionnaires

C’qui compte pour eux c’est les revenus
Et non les problèmes de la terre
“C’pas d’ma faute si t’es un trou d’cul
Moi l’important c’est que j’prospère”

Et l’premier-ministre fait semblant
Qui s’en fait pour les pauvres gens
Alors qu’on sait qu’y est au service
Des fortunés et d’leurs business

L’environnement, la pauvreté
Ç’pas des sujets prioritaires
On n’entend pas beaucoup parler
Derrière les portes des ministères
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si t’es content de ce pays
Ben ça mon homme c’est ton avis
Tu dois être le PDG d’une compagnie
Quand on apprend que dans le nord
Y’s’passe de quoi d’pas catholique
Que nos forêts sont mises à mort
Ça jase dans l’opinion publique

Deux s’maines et ça sombre dans l’oubli
L’histoire est morte et enterrée
Et dans le parc d’la Vérendrye
Ils continuent à tout raser

C’est ça l’problème de ma patrie
Y’a pas personne pour s’indigner
Contre la fausse démocratie
Qui sert les riches et les banquiers

Dans cette contrée peuplée d’ignares
‘Faut pas trop s’rappeler d’son histoire
Ici y’a juste les plaques de char
Qu’y ont encore un ti-peu d’mémoire…
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si c’est ça qu’t'appelles une nation
Probable que tu sois assez con
T’es mûr pour te présenter aux élections…

Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne

Mots de sagesse

Publié dans Critique Sociale le août 28th, 2007

Certains diront que le peuple ne sait pas choisir ce qui est bon pour lui, qu’il ne saisit pas bien tous les enjeux. Je leurs répondrai que si le gouvernement prend la peine de l’instruire, de le renseigner et de le mettre au courant alors il saura ce qui est bon pour lui.

Certains diront aussi que les gens, lorsqu’ils sont en groupe, ont un âge mental d’environ neuf ans, qu’ils n’ont pas la sagesse et la maturité pour prendre des décisions importantes. À ceux-là, je répondrai que tous ces arguments sont peut-être vrais mais n’oubliez surtout pas que les gens qui nous gouvernent sont aussi en groupe.

Le Citoyen

Citoyen-Consommateur

Publié dans Critique Sociale le août 28th, 2007

Il y a fort longtemps, au temps des grands projets politiques, culturels et économiques, d’envergures nationaux, nous étions tous des citoyens à part  entière et l’état était un instrument rassembleur d’affirmation et de développement.  Plus tard, sans projets de société, nous sommes devenus que des contribuables aux yeux de notre gouvernement, servant essentiellement à financer par nos impôts et nos taxes les inepties de ceux qui nous gouvernent.  Aujourd’hui, sans trop savoir comment mais conscient qu’une part du blâme nous revient, nous sommes réduits au simple rôle de consommateurs.

Pour faire monter leur cote de popularité, nos élus nous offrent des rabais, des versions améliorés, des belles couleurs, des garanties prolongées…  S’ils veulent, en cet ère néo-capitaliste, nous traiter en simple consommateurs, et bien soyons des consommateurs avertis.  Si le produit n’est pas bon, ne l’achetons pas.  S’il est défectueux, demandons à être remboursé !

Le Citoyen

Le citoyen n’est plus, vive le consommateur!

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le août 23rd, 2007

Le libre marché est associé par beaucoup d’économistes et de politiciens à la démocratie. Pour eux, la démocratie est favorisée par le libre marché. Or, celui-ci impose la déréglementation, le non-interventionnisme de l’État dans l’économie et un niveau bas d’imposition pour les citoyens.

Dans un tel cas, l’État est dépossédé de plusieurs pouvoirs qui ont un impact significatif sur la vie des gens. Par conséquent, l’effet réel du libre marché sur la démocratie est de déposséder le citoyen d’une certaine partie de son pouvoir. Prenant conscience de cette impuissance de la politique, les individus s’enfoncent dans le modèle de consommation offert par l’économie néo-libérale dans laquelle il semble avoir une puissance plus effective. Plus leur pouvoir de consommation est grand, plus leurs désirs peuvent être comblés et plus ils sont « heureux ». C’est pourquoi, quand un gouvernement annonce des milliards en baisse d’impôt, les individus sont charmés par l’apparente augmentation de leur pouvoir d’achat et de leur «bonheur».

Dans ce contexte, les politiciens doivent utiliser les armes du marché pour obtenir le pouvoir. En effet, puisque la consommation est le mode de vie des citoyens, les politiciens doivent se soumettre aux principes du commerce pour attirer l’électorat. Aujourd’hui, le spécialiste en communication est la personne la plus influente dans l’entourage des politiciens. De plus, les sondages, les études de marché, de même que les «focus-groups» sont une partie essentielle du paysage politique de nos jours.

L’individu qui se sent dépossédé de son pouvoir citoyen devient donc un consommateur de la politique. Il ne choisit pas de quelle façon la société devrait être orientée. Il se contente de magasiner parmi un choix prédéterminé de candidats et de formations politiques, ce qui est le mieux en fonction de ses besoins spécifiques. Il n’y a pas d’espace public dans lequel les citoyens décideraient eux-mêmes de tout cela. Ils ne font qu’entendre parler les politiciens et les analystes, sans pouvoir intervenir eux-mêmes dans le débat. L’écoute passive devient source d’endoctrinement. La démocratie ne devient alors qu’une sorte de libre marché. Tout est régi par l’offre et la demande: une offre prédéterminée par un nombre fixe de circonscriptions, un système politique défini, des plates-formes politiques décidées par les partis et des candidats choisis par ces mêmes partis.

La demande, quant à elle, est conditionnée par l’absence de lieux de discussion publique, par un traitement souvent biaisé de l’information, par l’impuissance du citoyen qui se réfugie dans la consommation et par un laisser faire de plus en plus marqué des individus. Aussi, la faible participation des citoyens permet une logique de nivellement par le bas. En effet, moins il y a de gens, moins il y a de sélection et moins les élus sont soumis à un contrôle. Ce qui laisse une place de plus en plus grande à des gens incompétents.

Et, pour remettre en question ce système, pour se poser des questions significatives, pour se donner un projet de société, pouvons-nous compter sur ces gens? La démocratie ne devrait pas permettre ce genre de scénario, c’est-à-dire une société dirigée par des ignares, des opportunistes et des incompétents. Ils ne le sont pas tous, mais il y a une brèche qui en laisse passer plusieurs. La démocratie ne doit pas permettre un tel nivellement par le bas. Elle doit arriver à tirer le meilleur en chacun afin qu’ensemble nous puissions mener notre société vers ce qui est le mieux, ce que nous avons choisi.

Certes, les politiciens et les fortunés de ce monde sont responsables de cette dérive démocratique. Mais nous le sommes tous par notre passivité et notre inaction. Nous nous retirons nous-mêmes le pouvoir que nous possédons. Le modèle de consommation est désormais appliqué à la politique. Les politiciens se présentent comme des objets de consommation qui sont testés, mis en marché et jetés après usage.

Quand nous allons magasiner, nous choisissons parmi un étalage d’objets fournis par les fabricants. Nous payons le prix qu’ils demandent et, en cas de problème, nous rageons contre le service après-vente préenregistré. Un éveil s’impose donc. Allons-nous continuer d’attendre ce qui n’arrivera jamais ou est-ce que nous allons prendre notre destinée en mains?
Si une campagne électorale ne permet pas de vrais choix, de débattre de questions fondamentales, si elle ne fournit pas de projet de société, cela devrait suffire à éveiller une certaine colère chez les individus ou, du moins, à froisser le sentiment démocratique en chacun de nous, il serait peut-être pertinent de montrer aux politiciens qui sont les décideurs dans cette société: pas le libre marché, ni l’image, ni les sondages, mais les citoyens.

par Bruno Tremblay, Étudiant en philosophie

De la frime…

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le août 23rd, 2007

Ceux que nous mandatons ne nous représentent pas! Comment expliquer que ceux qui viennent solliciter nos votes nous oublient aussitôt au pouvoir? La réponse se trouve certainement dans le mode de financement des partis politiques, dans les millions de dollars qu’il faut investir pour une campagne électorale. Quand le Premier ministre du Québec doit choisir entre l’intérêt d’une multinationale ou d’un riche investisseur qui verse des millions de dollars à sa caisse électorale et celui d’une poignée de citoyens (qui ne sont peut-être même pas membres en règle de son parti) vous pouvez être certain que les dollars gagneront à chaque fois.

Le Citoyen

L’illusion de démocratie

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le août 23rd, 2007

La définition du mot démocratie, selon le dictionnaire Robert, est une « doctrine politique selon laquelle la souveraineté doit appartenir à l’ensemble des citoyens ». Si on regarde l’étymologie de « démocratie », on y retrouve « demos » qui signifie peuple et « cratie » qui signifie force, puissance! Mais au Québec, sommes-nous vraiment en démocratie?

Nos députés sont absents de nos comtés et passent leur temps à l’Assemblée nationale. Sauf pendant les périodes électorales, combien d’entre vous pouvez affirmer avoir vu leur député faire une visite de quartier? Qui peut se vanter d’avoir un accès facile à son député, de recevoir une écoute active de sa part, de bénéficier d’une solution pratique et rapide pour régler le problème auquel il fait face? De toutes façons, les députés d’arrière banc n’ont que peu de pouvoirs.

Pour le gouvernement, l’intérêt de la population ne fait pas le poids face à celui des grandes entreprises. Il y va de l’intérêt de ces entreprises que le peuple se croie en démocratie. En effet, aussi longtemps que le peuple se croira en démocratie, cela évitera toute révolution, garantira la paix sociale et assurera la stabilité économique. Aussi longtemps que le citoyen se croira en démocratie parce qu’il peut choisir quelle marque et quelle couleur de voiture il va acheter, ou chez quelle pétrolière il paiera de toute façon 1,15 $ le litre d’essence, ou encore sur quelle chaîne de radio ou de télé on le désinformera, la démocratie ne restera qu’un concept très théorique.

Le Citoyen

Une pensée

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le août 23rd, 2007

“La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant, instruit, renseigné sur ses propres intérêts”

René Lévesques

Près d’un million de manuels scolaires auraient été jetés au Québec

Publié dans Critique Sociale le juillet 28th, 2007

Voici un petit quelque chose que j’ai trouvé sur la page d’actualité de Yahoo Québec.  Je trouve que cette nouvelle appuie vraiment bien mes propos sur la fermeture d’établissements scolaire.  Enjoy…

MONTREAL (PC) - Près d’un million de manuels scolaires auraient été jetés au Québec au cours des dernières années, selon ce qu’affirment certains auteurs.

Chaque année, depuis l’implantation de la réforme scolaire, les maisons d’édition offrent gratuitement leurs nouveaux manuels aux écoles pour une période d’essai d’un ou deux ans. A la fin de ce délai, l’école peut retourner les volumes qu’elle n’a pas aimés. Les maisons d’édition sont alors obligées de les reprendre et de les détruire. Cette pratique, en cours depuis plusieurs années, est connue du ministère de l’Education.

Au cours de ses 15 ans de carrière, l’auteur de manuels de mathématiques Steeve Lemay a été choqué de voir de nombreux livres détruits.

Selon M. Lemay, quand les maisons d’édition ont commencé à prêter les manuels, les écoles en achetaient environ 98 pour cent. Il estime que maintenant, la pratique est si répandue que les écoles magasinent constamment. M. Lemay affirme qu’entre 30 et 35 pour cent des livres sont retournés chaque année alors que les auteurs ne reçoivent rien en retour alors qu’on a utilisé leurs idées pendant un an ou deux.

Baby Boom et fermeture d’écoles ?

Publié dans Critique Sociale le juillet 28th, 2007

Dans le journal de Montréal ce matin j’y lis un article qui annonce la fermeture possible de plusieurs établissements scolaire à cause du manque d’inscription d’enfants surtout au primaire. OK, à quelque part c’est de la bonne gestion. Pourquoi payer des infrastructures que nous n’utiliserons plus, des professeurs qui resteront chez eux, des équipements qui accumuleront que de la poussière. Les finances publiques sont malade, alors aussi bien couper là ou l’on peut. D’accord…

MAIS, est-ce que le ministre de l’Éducation se rend compte qu’il y a présentement un baby boom au Québec. Les chiffres le prouvent et de toute façon vos yeux le prouvent. Allez prendre une marche n’importe ou et vous y verrez des poussettes, des femmes enceintes et des bébés qui attendent en ligne pour avoir une place en garderie. Donc, on assiste à une hausse considérable du taux de natalité au Québec.

J’espère seulement que le ministre de l’Éducation garde un œil sur cette situation qui risque d’exploser dans quelques années si toutes les écoles qu’il ferme aujourd’hui sont recyclées en condos. Dans quelques années, on va avoir besoin des bâtisses qui seront alors devenus condos, des professeurs qui sont aujourd’hui remerciés, des livres qui sont maintenant jetés comme de vulgaires vidanges. Notre ministre de l’Éducation met présentement notre avenir en jeu pour sauver quelques dollars qui seront de toute façon gaspillés ailleurs.

Le Citoyen

Les pauvres

Publié dans Critique Sociale le juillet 25th, 2007

 « Ah ces pauvres qu’on ne veut plus voir !  Que ce soit sur la rue, dans le métro, à l’épicerie, il y en a partout.  Une vraie épidémie !  Qu’ils disparaissent, qu’ils s’éduquent, qu’ils se rasent, qu’ils se trouvent un emploi comme tout le monde ! »

Mais arrêtez d’être si méchants, de les juger, de les éviter, de les pousser d’arrondissement en arrondissement pour faire augmenter la valeur de vos propriétés.  Mes pauvres, j’en ai besoin, comme vous en avez besoins sans être capable de l’admettre.  C’est vrai, ils sont là pour nous rappeler qu’il y a toujours quelqu’un de plus bas que soit.  Peut importe si vous travaillez au salaire minimum, il y a toujours un mendiant crasseux au coin de la rue pour vous rappelez que vous êtes chanceux et que votre situation pourrait être pire.  C’est la peur d’un plus grand échec qui pousse des gens à accepter un échec juste un peu plus tolérable.

Dans notre société néo-libéral, capitaliste de droite sans aucune vraie gauche, c’est la lutte de tous contre tous.  Pour monter, se faire valoir, être quelqu’un, ce n’est plus les échelons qu’il faut gravir mais les têtes qu’il faut écraser.  Ce n’est pas une coïncidence que dans les pays industrialisés, spécifiquement en Amérique du nord, l’écart entre les riches et les pauvres augmente sans cesse.  Parce que chaque personne qui accède au « club » des riches, a due se battre et en écrasé plus d’un sur son chemin.  Les gouvernements appuyés (pour ne pas dire à la solde) des méga corporations ont réussi à nous faire croire que la compétition entre moi et toi était une question de survie personnelle.  Et si ma survie est en jeux, enlève-toi de mon chemin…  Ben quoi ?  Vous n’avez jamais entendus parlé de l’autodéfense.

Les pauvres, le gouvernement malgré tout ses beaux discours,  ne veut pas les faire disparaître, parce qu’il a besoin d’eux. Mieux que n’importe quelle propagande gouvernementale, la réalité de la pauvreté pousse la classe moyenne à se surpasser de façon malsaine.  La peur de devenir pauvre est bien plus grande que la peur du burn-out.  Si vraiment on voulait éliminer la pauvreté, ce ne serait pas en donnant des coups de pied dans le cul à ceux qui en sont victimes comme le fait la droite, mais plutôt en valorisant des changements économiques et politiques permettant une meilleure redistribution de la richesse.

Imaginez, s’il n’y avait plus de pauvres, plus de danger de devenir pauvres, je pourrais choisir de rester dans la classe moyenne.  La compétition pour accéder à l’échelon supérieur simplement de peur de tomber à celle inférieur n’existerait plus.  Je n’aurais plus besoin de prouver à mon voisin que je suis meilleur que lui en achetant tout ce qu’on me dit d’acheter pour paraître meilleur.  Notre société ne serait-elle pas meilleure.

Soyez assuré que ni les méga corporations, ni les gouvernements ne veulent de cette société meilleure.

Le Citoyen

Baisse d’impôt ???

Publié dans Critique Sociale le juin 1st, 2007

Je m’étais pourtant juré de ne pas écrire au sujet du budget présenté par le parti Libéral, il a déjà fait couler assez d’encre comme ça.  Mais hier, roulant tranquillement dans ma petite voiture, j’entends à la radio la pub du parti Libéral qui m’annonce fièrement que les $950 millions qui serviront à faire baisser les impôts se traduisent, pour chaque famille Québécoise, en « réalité » à un équivalent de deux mois d’épicerie. 

Hey ! Y nous prennent tu pour des caves ?!?

La réalité, c’est que pour une famille qui a un revenu de $75000 ou moins, la baisse d’impôt sera d’environ $200, ou moins.  Que celui qui est capable de faire manger une famille de quatre personnes pendant deux mois avec deux cents dollars communique avec moi, je veux qu’il fasse mon budget.  Je ne sais pas sur quelle planète M. Charest vie mais sur la mienne, tu ne vas pas trop loin avec deux cents dollars par année.  

Être vraiment certain que le gouvernement saurait l’investir dans les services qui sont déficients au Québec, je lui dirait de le garder son deux cent piastres.  Mais bon, nous savons tous que si tu donnes de l’argent au gouvernement, il le perd.

Évidemment, ceux qui ont de très gros salaires auront une très grosse réduction d’impôt.  Encore une fois, on peut voir que le gouvernement s’occupe de ceux qui s’occupe de lui, les riches.

Le Citoyen  

Option Canada, laissez moi rire…

Publié dans Critique Sociale le mai 30th, 2007

Ridicule ! Simplement ridicule que d’accuser le camp du NON d’avoir investi des sommes d’argents illégales ($539,000 selon le rapport Grenier sur les dépenses d’Option Canada) durant le dernier référendum. Il me semble que si l’on veut briser votre famille ou vous enlever la garde d’un de vos enfants, vous feriez tout, légalement et peut-être illégalement aussi, pour protéger votre famille. C’est ce que le gouvernement fédéral a fait avec Option Canada. Peut-on le blâmer ? Je vous dis que non.

De toute façon, les électeurs déjà vendus au camp du OUI ou au camp du NON n’ont certainement pas été influencés par la stratégie d’Option Canada. Pour eux, c’est comme une croyance religieuse, tous les arguments bons ou mauvais ne leurs feront jamais perdre leur croyance ou leur allégeance. Par contre, pour les indécis, reste à voir si cette stratégie les a fait balancer d’un côté comme de l’autre.

Quant à moi, un simple citoyen qui se réserve le droit de ne jamais voter (je vous explique pourquoi dans un prochain billet), j’ai été tellement insulté par le gros show hypocrite d’amour du reste du Canada envers le Québec que je me suis levé pour aller faire mon devoir de citoyen pour la première depuis très longtemps et j’ai voté pour le camps du OUI ! Ceux qui me connaissent viennent tous de tomber en bas de leur chaise, « lui, voter ?!? ». Ben oui, je m’excuse. Blague à part, je suis certain que je ne n’étais pas le seul à avoir été secoué cette insulte.

Alors pourquoi est-ce que le référendum a été perdu ? Bonne question s’il en est une. Simplement parce que le Parti Québécois, entre autres, n’avait jamais pensé prendre le temps de simplement informer les Québécois. Au lieu de démonisé la fédération et de glorifier le nouveau pays, si les acteurs de ce référendum avaient (depuis longtemps) présenté les risques comme les avantages de devenir un pays souverain, les québécois auraient voté en connaissance de cause. Quelqu’un de bien informé prend une décision éclairée et jamais aucune campagne de marketing ne pourrait changer cela.

Attendez, peut-être que c’est ça la clef du mystère. Peut-être que vous, les meneurs du projet souverainiste avez peur qu’un Québécois bien informé ne vous soutiendrait jamais. Donc, continuez de blâmer l’argent du fédéral, les anglais, les ethnies, les autres en général. Continuez de nous garder dans le noir, de nous traiter comme des enfants sans jugement. Continuez de croire en vos chimères et surtout continuez de faire de la politique de peur dans un Canada uni.

Le Citoyen

Lettre à Mme Marois

Publié dans Critique Sociale le mai 30th, 2007

Belles promesses et excellente stratégie que de mettre le projet de la souveraineté sur la tablette le temps de redonner une fierté aux citoyens du Québec. Les campagnes de peur ça ne prend pas au Québec contrairement à nos amis du sud. Après tout, ne sommes nous pas une société distincte.

Présentez la réalité telle qu’elle est. Donnez l’information, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Dites la vérité franche. Ensuite, peu importe les sommes que le camp du NON investira, si le peuple est bien informé et fier, il saura prendre les bonnes décisions.

Tant qu’à y être, plusieurs promesses présentées par le PQ seront tenues seulement après un référendum gagnant, peut-être devriez-vous y voir aussitôt que vous et votre parti reprendrez le pouvoir.

J’espère vraiment, Mme Marois, que vous tiendrez vos promesses, j’espère surtout que votre parti vous laissera tenir vos promesses.

Le Citoyen

Message à la Vieille Garde…

Publié dans Critique Sociale le mai 23rd, 2007

Les jeunes sont différents, mais quand on les écoute, ils sont prêts à vous entendre mais il faut écouter d’abord. Quand on sait ce que les gens ont dans la tête, ce qu’ils pensent, leurs aspirations, on peut essayer de les toucher, de les convaincre. On peut engager une discussion. Autrement, on passera à côté.

Donnez leurs la chance de s’exprimer, dans des forum de discussion, sur la place publique et même à l’intérieur des partis politique et vous verrez qu’ils sont prêt à prendre la relève. Mettre la Vieille Garde de côté, jamais, mais par contre vos méthodes sont peut-être dépassées. Transmettez votre savoir aux jeunes et parlez leurs de vos expériences. En sommes, devenez des coachs au lieu de devenir des dinosaures qui s’attachent au pouvoir par simple peur d’être oubliés.

Les jeunes ont besoin de discussion, de débats. Ils peuvent questionner utilement les façons de faire et de penser, parce qu’ils sont jeunes justement et ils voient les choses sous un œil nouveau. La politique, ou plutôt les politiciens ne les intéressent peut-être plus (à preuve le récent sondage dans le journal de Montréal qui place les politiciens avant derniers sur l’échelle de la confiance des citoyens), mais présentez leurs une cause sociale et ils crieront PRÉSENT.

Le Citoyen

Équité salarial

Publié dans Critique Sociale le mai 23rd, 2007

Corriger une injustice sociale semble être une chose très difficile pour le Parti Libéral alors que le gouvernement s’y était pourtant engagé. Je parle ici des femmes qui sont en congé parental et qui voient leurs chèques d’assurance parental coupés à cause qu’elles reçoivent un revenu autre. Tout autre revenu doit, selon la loi, être déclaré sous peine d’une amende et de poursuite judiciaire. Sur le site Internet du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on soutient qu’il est possible, en effet, que la prestation soit diminuée au moment de recevoir l’augmentation rétroactive de salaire.

A mon avis, l’argent que ces femmes reçoivent leurs est dus depuis longtemps et ne devrait pas être soumis aux lois de l’assistance sociale (congé parental, assurance chômage, etc.). Si en recevant ces sommes d’argents ces femmes vivent leur situation de façon plus aisé, bien à elles.

Hier, pendant la période de question à l’Assemblée Nationale, Agnès Maltais, députée de Taschereau et porte-parole du PQ en matière de condition féminine demandait à Christine St-Pierre, responsable de la condition féminine si elle était d’accord avec son gouvernement sur le sujet des coupures des chèques d’assurance parentale. Cette dernière s’est abstenue de répondre. Certain qu’elle ne répondra pas, les élus doivent suivre les directives de leurs chefs.  Fini le temps d’avoir une pensée à soit, le parti dit le député suit.  C’est beau la démocratie.  Par contre, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, a promis «d’examiner le dossier avec plus de soin», mais du même souffle, elle a laissé entendre qu’il s’agissait bel et bien d’un salaire, donc d’un revenu.

Je suis d’accord avec la présidente du Conseil du Trésor qu’il s’agit d’un revenu, mais bordel c’est un revenu que ces femmes sont supposées avoir reçu depuis longtemps. Donc, encore une preuve que le gouvernement est toujours prêt à donner d’une main mais seulement s’il est capable de reprendre avec l’autre main.

Le Citoyen