Archive for the 'Critique Sociale' Category

À qui la faute ?

Publié dans Critique Sociale le mars 14th, 2008

Alors, qu’une génération passée, nous avions le droit de nous exprimer avec une totale liberté de parole et de pensée, nos dirigeants avaient peur du peuple, l’écoutait et le consultait.  Aujourd’hui, et de façon insidieuse, ils ont inventé le « politicaly correct », ils ont mis en place un système scolaire qui valorise la médiocrité, ils ont rendu hermétique le parlement, ils ont décidé de diriger par la peur en nous donnant l’impression que nous avons besoins du gouvernement pour survivre dans ce monde ou les autres sont tous contre nous, dans ce monde ou la maladie et les épidémies nous guettent, contraignant ainsi notre conformisme et sollicitant notre soumission.

Comment en sommes nous arrivé là ?
À qui la faute ?

Évidemment, il y en a bien certain qui en sont plus responsables que d’autres, et ceux là devront un jour rendent des comptes, mais pour être honnête, si vous cherchez vraiment les coupables, regardez-vous dans le miroir.  Vous, lui, moi, tous ensembles nous avons laissé la situation se rendre au point ou elle est rendue aujourd’hui.

Comment ?  Par notre silence.  Qui ne dit rien consent !!!

Je connais vos raisons.  Je sais que vous avez peur.  Les risques de guerres, l’inflation, le chômage, le terrorisme mondial, les risques d’une pandémie, et j’en passe.  Devant une telle myriade de problèmes, tous autant plus sérieux puisque présentés par nos gouvernements et nos respectables médias, la raison se fait rapidement altérer et nous perdons vite tout sens commun.  La peur a guidé vos actions et devant votre grande détresse, vous vous êtes tournés vers le gouvernement, ce bon père de famille qui vous protège à condition seulement que vous fassiez ce qu’il vous demande sans chialer.  Il vous a promis l’ordre, la stabilité financière et la paix et en retour il ne vous exige que votre silence et votre consentement par défaut jusqu’à la prochaine élection.

L’équité, la justice et la liberté ne sont pas que des mots mais sont les pierres angulaires de notre société.

Alors si vous ne souffrez de rien, si les magouilles de nos gouvernements vous ont laissé indifférents jusqu’à ce jour, alors continuez de vivre votre vie les yeux fermés.  Mais si par contre, vous voyez ce que je vois, vous ressentez ce que je ressens et si vous désirez ce que je désire, alors je vous demande de vous joindre à moi pour unir nos voix et alors tous ensemble nous leurs ferons savoir notre mécontentement.

Le Citoyen

Pensez-y bien…

Publié dans Critique Sociale le mars 1st, 2008

Il ne faut jamais nommer à la tête d’un gouvernement un homme ou une femme de pouvoir…

Ils auront tendance à marquer leur territoire, à à le fermer, à le rendre opaque pour le simple plaisir d’y jouer un rôle de roitelet…

Accommodements raisonnables (2)

Publié dans Critique Sociale le février 3rd, 2008

Cher Québécois, notre culture s’est développée depuis longtemps de luttes, de défaites et de victoires par des hommes et des femmes qui ont recherché la liberté d’expression et d’action.

Notre langue officielle est le Français, pas l’Anglais, l’Espagnol, l’Arabe, le Chinois ou n’importe quelles autres langues. Soyons fier de notre langue et affichons-le tous les jours. Toute personne choisissant le Québec comme pays d’adoption doit s’engager à apprendre et à parler le Français. Nous acceptons la diversité et de ce fait les immigrants de toutes nationalités peuvent continuer à parler leur langue entre amis et en famille.

Bien qu’aujourd’hui le Québec soit de plus en plus laïc, nos origines sont chrétiennes catholiques. Dieu fait encore grandement parti de la culture Québécoise. Il est donc tout à fait approprié que ces croyances soient affichées, que se soit par le crucifix, le sapin de noël ou même simplement dans l’utilisation du mot Noël dans nos publicités. Afficher nos croyances qui sont profondément reliées au fondement même de notre culture n’oblige aucunement ceux qui en ont d’autres à les suivre.

En acceptant ceux qui choisissent le Québec, nous acceptons qu’ils continuent à pratiquer leurs croyances mais pas de nous les imposer ou d’essayer de diminuer les nôtres.

Notre pays en est un de liberté, nous en sommes fier, et c’est certainement pour cette raison que beaucoup d’immigrants le choisissent. Les libertés de tous doivent être respectés peut importe qu’ils soient Québécois d’origines ou bien Québécois d’adoption. Par contre, ici au Québec, comme partout dans le monde, nous avons un système de lois qui a toujours eu et doit continuer à avoir préséance sur les religions, les coutumes et les besoins personnels des individus peut importe leurs origines et leurs croyances.

Québécois, soyons fier de notre beau pays et affichons-le ! Continuons à accepter à bras grands ouverts ceux qui choisissent le Québec comme terre d’adoption. En même temps faisons comprendre à tous ceux qui font véhiculer l’idée que nous sommes intolérants que la protection de notre culture n’équivaut pas du tout à être raciste.

J’accepte aisément la diversité des autres tant que celle-ci n’entrave pas la mienne !

Le Citoyen

Génération A

Publié dans Critique Sociale le janvier 27th, 2008

Après les génération des Baby-Bomer, les X, la souvent oubliée Nexus et finalement les Y, la génération A arrive a grand pas.

« A » pour abruti.  Vous allez sûrement me trouver un peu, pas mal, beaucoup méchant, mais faut dire les choses telles quelles sont.  Notre gouvernement, dans son infinie sagesse, continu de nous imposer de nouvelles réformes scolaires pour supposément diminuer le décrochage.  Les trois dernières sont particulièrement intéressantes;

Premièrement, plus de note dans les bulletins de vos enfants, seulement des lettres.  Cette mesure était supposée enlever la pression sur les épaules des étudiants, d’enlever la compétitivité à l’école.

Deuxièmement, les épais, les morons et les sans cœurs ne peuvent plus doubler leur année scolaire.  Ben non, le flo de secondaire 3 fini son année avec une moyenne générale de 45, oups j’oubliais ça se peut plus, je voulais dire une moyenne générale de F, et hop, comme par magie il passe au secondaire 4.  Si vous pensez que cette graduation fera des miracles pour son ego et qu’il ne décrochera pas, vous vivez sur quelle planète.  Hey ! Si y comprenait rien à la matière de l’an passé…  y comprendra encore moins la matière avancée de cette année !!!  Vous allez le perdre, littéralement.  Je vous vois venir avec vos « ce sont pas tous des morons, des sans cœur, etc… y’en a qui ont des problèmes d’apprentissage ».  C’est justement pour ceux là que cette belle réforme a été mise en place.  OK, quand je dis « justement pour ceux là », on s’entend que le gouvernement les vise mais n’essaie pas de les aider.  Au contraire, il essaie de s’en débarrasser.  C’est beaucoup plus facile et surtout moins cher de les catapulter que de les encadrer, les aider et de s’en occuper.

Finalement, plus besoins de son diplôme de secondaire V pour accéder au CÉGEP.  Je le sais, on parle seulement d’un projet pilote et seulement pour un CÉGEP spécifique… pour l’instant !  Soyez assuré que dans quelques années, quand les non-doubleurs vont arriver à la fin de leur secondaire, on va les laisser accéder au CÉGEP.

Vite, vite comme ça, moi sa me fait peur.  Je ne veux pas me faire opérer, peut importe la gravité de l’intervention, par un chirurgien qui a un « C+ » sur son diplôme.  Voudriez-vous prendre l’avion piloté par quelqu’un qui avait accédé au CÉGEP sans ses prés requis. 

Mais ça va beaucoup plus loin que ça.  La démocratie telle que nous la connaissons et les libertés des générations futures sont en jeux.  Pourquoi ?  Et bien allez revisiter vos livres d’histoires.  La révolution tranquille n’est pas arrivée toute seule comme ça par miracle seulement parce que c’était le temps.  Ses instigateurs étaient plus scolarisés que les générations qui les précédaient.  À force d’aller à l’école, on apprend des choses, on se pose des questions et oups la lumière finie par allumer et finalement on veut des réponses à nos questions.  Puis quand on sait pourquoi on n’est pas satisfait, alors on peut agir sur notre société.

Une démocratie en santé donne le droit d’expression à ses citoyens.  Encore faut-il savoir s’exprimer, et ce n’est pas en produisant une génération d’abruti sans connaissance et sans culture que notre société pourra s’épanouir.  Sommes nous à l’aube d’une dé-évolution tranquille.  

Le Citoyen

     

Loi 101… ça sert à quoi ?

Publié dans Critique Sociale le janvier 19th, 2008

Depuis quelques semaines, les médias francophones et Mr., Mme Tout-le-monde, s’indignent devant le recul de la langue française au Québec.  Vite, cachons-nous derrière la loi 101.  Plus vite encore, demandons au PQ de la bonifier…

Bande de cave !!!

Si vous aimez pas ça vous faire servir en anglais, allez tout simplement faire vos achats ailleurs.  S’il y a quelque chose que la mondialisation et le capitalisme néo-libéral nous a bien enseigné, c’est que la loi du marché est bien plus forte que n’importe qu’elles autres lois.

J’ai tenu un commerce pendant quelques années et pendant tout ce temps, mes clients étaient servis dans les deux langues officielles.  C’était leur droit et ma responsabilité en tant que pourvoyeur d’un service.  Par contre, même si je suis parfaitement bilingue, lorsque je suis le client, je veux être servi en français.  Ça c’est mon droit et je l’exige.  Je ne l’exige pas en demandant à mon gouvernement d’imposer la loi 101, je l’exige en refusant d’être servi dans une autre langue.  Si la personne qui m’offre un service ne peut pas s’exprimer en français, je sors de son commerce. 

Dans le précédant billet de Joseph Facal, il a raison; ce n’est pas en se plaignant que les dossiers avanceront, c’est en vous tenant debout que l’on vous écoutera.  « Money talks » disent les anglais, et bien faites parler votre argent.  Allez mettre votre argent là ou l’on parle votre langue.

Le Citoyen  

Les cocus accommodants

Publié dans Critique Sociale le janvier 18th, 2008

 

16 janvier 2008 par Joseph Facal

Vous êtes dans le coma depuis longtemps si vous avez été surpris par les résultats de l’enquête du Journal de Montréal sur le recul du français dans les commerces de la métropole.

Toutes les sociétés se construisent des mythes pour se justifier et se donner bonne conscience. Dans ces mythes collectifs, il y a du vrai, du faux et de l’exagéré.

L’un de nos mythes les plus tenaces est notre amour profond pour la langue française.

Je le dis comme je le pense : la grande majorité de nos concitoyens s’en fout royalement, même si elle prétendra toujours le contraire.

Mettons que vous aimez votre femme, vos enfants ou votre chien. Logiquement, vous en prendrez soin et vous vous choquerez si on leur fait du mal, non ?

Si nous aimions vraiment notre langue, on en prendrait soin tous les jours plutôt que de se réveiller collectivement une ou deux fois par demi-siècle.

Si nous aimions notre langue, nous ne laisserions pas notre gouvernement en faire sa trente-et-unième priorité et nous dire qu’elle avance quand elle recule.

Si nous aimions notre langue, nous n’aurions jamais permis à quelqu’un qui la massacrait comme Jean Chrétien de nous représenter dans le monde entier pendant tant d’années.

Si nous aimions notre langue, nous n’accepterions pas que l’on fasse passer pour des dinosaures ou des ceintures fléchées ceux qui se battent pour elle avec des moyens de fortune.

Si nous aimions notre langue, nous ne trouverions pas des allures de prétentieux à ceux qui s’efforcent de bien la parler.

Si nous aimions notre langue, vos enfants ne me regarderaient pas comme un martien quand je déplore leurs lacunes en français.

Si nous aimions notre langue, on ne laisserait pas Air Canada nous rire au nez depuis des décennies.

Et de grâce, ne venez pas blâmer les immigrants.

Si vous dites au Pakistanais qui loue des vidéos au coin de la rue que la majorité au Québec parle français, il vous répondra que c’est vous qui êtes une minorité dans un Canada multilingue. Et il aura raison.

Si vous émigrez en Espagne, vous apprendrez d’abord l’espagnol ou le catalan ?

De toute façon, si vous haussez le ton, il vous traitera de chialeux ou de raciste, et il y a neuf chances sur dix que vous prendrez votre trou.

Mon garçon joue au soccer. Tous les parents de l’équipe sont francophones sauf une dame anglophone, qui est charmante et parle un français très correct.

Systématiquement, les francophones s’adressent à elle en anglais. Elle ne le demande même pas. Voulant être gentils, ils ne voient pas l’immense signification collective de leur petit renoncement individuel.

Non, je ne blâme pas le peuple.

Depuis des générations, une partie de son élite lui prêche qu’il y a toujours moyen de moyenner, qu’il ne faut surtout pas se «chicaner», qu’il faut être «ouvert», «moderne», «tolérant», que toute posture un peu verticale équivaut à vouloir rejouer la bataille des Plaines d’Abraham.

Cela laisse des traces. Comme disait Jean Chrétien, «que voulez-vous…»

Texte tiré du blogue de Joseph Facal

Henry David Thoreau

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le janvier 6th, 2008

La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement? Jamais il n’y aura d’État vraiment libre et éclairé, tant que l’État n’en viendra pas à reconnaître à l’individu, un pouvoir supérieur et indépendant d’où découlerait tout le pouvoir et l’autorité d’un gouvernement prêt à traiter l’individu en conséquence.

Je me plais à imaginer un État enfin, qui se permettrait d’être juste pour tous et de traiter l’individu avec respect, en voisin; qui même, ne trouverait pas incompatible avec son repos que quelques-uns choisissent de vivre en marge, sans se mêler des affaires du gouvernement ni se laisser étreindre par lui, du moment qu’ils rempliraient tous les devoirs envers leurs voisins et leurs semblables. Un État qui porterait ce genre de fruit et accepterait qu’il tombât sitôt mûr, ouvrirait la voie à un État plus parfait, plus splendide, que j’ai imaginé certes, mais encore vu nulle part.

Henry David Thoreau (1817-1862)


Déjà, à la fin du 19ième siècle, la démocratie à son enfance, Thoreau entrevoyait les limites de cette nouvelle façon de gouverner. Jamais n’a-t-il dit que la démocratie était mauvaise en soit, mais il était assez lucide pour en comprendre ses failles. L’une d’elles était qu’un gouvernement centralisé, même élu démocratiquement, reste trop loin des besoins de ses citoyens. Une autre faille, majeure cette fois, est que le gouvernement se laisse trop souvent influencer par le « corporate interest » bien souvent au détriment de ses citoyens.

Les propos de Thoreau peuvent paraître, à première vue, dépassés. Après tout, depuis deux siècles de démocratie, nous avons vécus plusieurs améliorations; les droits de l’homme, vote des femmes, fin de l’esclavage, ouverture des services sociaux, et j’en passe. La liste des changements sociaux que la démocratie nous a apporté est si longue que des essaies et des livres entier lui on déjà été consacré. N’en est-il pas moins que les problèmes de base de cette magnifique démocratie reste présents encore aujourd’hui; un gouvernement trop centralisé et le « corporate interest » qui tire encore les ficelles.

Donc, dans cette optique, les propos de Thoreau deviennent très actuels : La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement?

Le Citoyen

Pas un acquis…

Publié dans Critique Sociale le janvier 3rd, 2008

Je m’excuse, mais là ça va faire. Bordel de merde, conduire n’est pas un acquis à la naissance. Ce n’est pas parce que vous êtes venus au monde en Amérique du nord que vous êtes automatiquement en droit de conduire une automobile. Conduire est un privilège qui doit être obtenu après avoir reçu une formation intensive… oups j’oubliais, les cours de conduite ne sont plus obligatoire au Québec. Après ça on se demande pourquoi le Québec obtient le plus grand pourcentage d’accidents de la route en Amérique du nord. Je suis assez vieux pour avoir été obligé de prendre un cours de conduite et c’est peut-être seulement une coïncidence, mais je n’ai jamais eu d’accident en plus de vingt ans. Ce n’est peut-être pas très scientifique, mais je suis certain qu’il y a une relation directe entre prendre un cours de conduite et être un meilleur conducteur.

Le 1er janvier, dans la petite tempête de neige, j’étais invité chez des amis pour souper. Le trajet était très cour, de Verdun à Rosemont, en passant par l’autoroute Ville-Marie, la rue Notre-Dame, puis Iberville jusque chez eux. J’en ai profité pour faire une petite expérience d’observation. Ben croyez-le ou non, mais j’ai vu des morons rouler sur Ville-Marie, dans la voie de gauche (ça c’est la voie rapide pour ceux qui ne le savent pas) à seulement 10 Km/hrs, les deux mains sur le volant, le nez dans le pare-brise et les clignotants d’urgence activés. À l’autre extrémité, j’ai aussi vu le super-héro dans sa 4X4 qui lui descendait à au moins 120 Km/hrs dans la voie de droite. Évidemment qu’il était dans la voie de droite, celle de gauche était bloquée par les morons qui y étaient stationnés. Ça c’est sans compter les experts du slalom de la route qui pense que l’autre voie est toujours meilleure que celle dans laquelle ils sont. Sur le même chemin, j’ai compté 17 véhicules qui ont brûlés les feux rouges. Étonnamment (non en réalité je ne suis pas étonné), de ces 17 véhicules, trois étaient des autobus de la Ville, et deux étaient des véhicules de déblaiement municipale. Pour ce qui est des véhicules stationnés un peu n’importe comment de façon à nous obliger à les frapper (à cause des banc de neige de 20 pieds de haut), j’ai arrêté de les compter quand le mal de tête m’a pris.

Ce que j’ai surtout apprécié dans cette petite promenade de quelques 40 minutes, c’est que je n’ai vu aucun véhicule de Police… pas vrai, j’en ai vu un seul qui protégeait un lampadaire tombé au coin des rues Iberville et Rosemont. Pourtant le lampadaire en question n’était pas vraiment en danger puisqu’il était tombé sur le trottoir, mais bon je présume qu’il avait besoin de compagnie en attendant les secours. Il me semble que si la Ville faisait sortir en force les forces de l’ordre dans des situations comme celle du 1er janvier, la sécurité sur nos routes n’en serait que meilleure et en bout de ligne les taxes municipales n’augmenteraient peut-être pas à la fin de l’année (dans le sens de contraventions en masse).

Le citoyen

Citoyens, au pouvoir ?

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Je pense que nous sommes bien loin du jour ou les citoyens reprendront le contrôle de leurs élus, du pouvoir donc le contrôle de leur démocratie… Et même, il n’est pas impossible qu’on n’y parvienne jamais.

Pour une simple raison: les intérêts individuels pèsent plus pour chacun de vous que les intérêts de la collectivité. Votre nombrilisme tue dans l’œuf toute tentative de redressement de notre société. J’arrive aisément à la conclusion que les Québécois sont socialement beaucoup trop éparpillés pour consentir, ensemble, à une solution commune. Le Québec est divisé en 7,2 millions de Québécois… Alors comment unir un État qui compte sept millions d’intérêts individuels?

Le Citoyen

Mise en garde

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Jean-Jacques Wunenburger, professeur de philosophie, nous mettait déjà en garde sur notre système démocratique :

« Soit, s’il est désireux de contribuer activement à la vie de la cité, il s’engagera aussi dans un parti, mais pour devenir rapidement à son tour un rouage, qui se soumettra aux intérêts de l’organisation partisane, soit qu’il se déchargera passivement sur les propositions et les décisions du ou des partis, d’autant plus aisément qu’il pourra être séduits par les vrais intérêts du peuple.  Ainsi la démocratie se voit-elle progressivement stérilisée, quand elle ne se mue pas subtilement en sa figure opposée, ou le peuple, devenu indifférent aux choses publiques, se laisse conduire aveuglément par une minorité de politiciens professionnels qui gouvernent en son nom.  L’État, au lieu d’être un instrument de réalisation de la volonté générale, devient ainsi une instance parasite qui ne cherche plus qu’à satisfaire ses propres besoins et intérêts, voire à assurer sa propre reproduction sans jamais susciter de véritable résistance ou contre-pouvoir, puisque, par principe, en démocratie, l’État et le peuple sont sensés se confondre. »

Le Citoyen

Le syndrome du « C’ta cause…» et du « C’pas ma faute…»

Publié dans Critique Sociale le octobre 26th, 2007

Pourquoi? Premièrement, à cause de l’apparente impuissance de l’individu face à la société qui l’entoure véhiculé par le gouvernement et les médias.  Pour s’en sortir, l’individu ne peut rien par lui-même nous disent-ils et à force de ce le faire dire nous autres, morons, nous y croyons.

Deuxièmement, à cause de du nombrilisme des gens, de la société du JE, du MOI, et de la gratification instantanée.  De toute façon y a-t-il quelqu’un d’autre qui compte à part Moi.  Je paye mes taxes, donc ce n’est pas à moi à m’occuper des problèmes des autres.  J’en ai rien à foutre de la pauvreté, de Kyoto, du système scolaire, de la criminalité, et de tous les maudits problèmes de la société.  Mon voisin… j’en ai rien à chier.  J’ai des droits et je veux mon dû.

Mine de rien, ça s’apprend jeune ce laisser aller. L’ère de l’enfant roi est tombée sur nous comme une tonne de brique.  Chacun de nos enfants a le droit fondamental de se tirailler, de brailler à plein poumon dans un restaurant, de s’agenouiller en pleine intersection et à l’heure de pointe pour rattacher son lacet de chaussure s’il en a envie, de foute la pagaille à l’école, d’exiger son PlaySation 4, d’envoyer chier n’importe qui même ses parents et ce sans aucune réprimande. Ben voyons, pauvre enfant, il a le droit de s’épanouir et de s’exprimer.   Je suis juste son père, qu’est-ce que je pourrais  bien y faire.  De toute façon, c’est pas pour ça que je l’envois à l’école ???  Et si, en bon citoyen, vous tentez de le raisonner, attendez-vous à ce que je vous poursuive pour violence envers mon enfant.  Fuck l’enfant, y-a sûrement du cash à faire avec ça !

L’homo-centrilus n’est jamais responsable de ce qui lui arrive, c’est soit la faute du gouvernement, de la société, d’une maladie ou de la température. 

C’pas ma faute si je suis bourré de dettes, c’ta cause des maudites compagnies de crédits.  C’pas ma faute si la compagnie a fermé, c’ta cause du damné syndicat qui nous a obligé de demander une grosse augmentation.  C’pas ma faute si je me suis ébouillanté la cuisse en échappant mon café, c’ta cause que McDo sert du café trop chaud.  Quand mon véhicule dérape, prend le champ ou emboutit le véhicule devant, c’ta cause de la chaussée glissante, de la brume, du soleil, de travaux de voirie, mauditement pas parce que je suis un mauvais conducteur qui roulait trop vite, qui brûle les rouges, qui parlais au cellulaire ou que je suivais l’autre de trop près.  C’pas ma faute si je suis toujours sur le BS, c’ta cause que les compagnies veulent pas me payer $20 de l’heure, pourquoi est-ce que je travaillerais pour moins que ça.  J’en vaux peut-être même plus ! 

Et si vous n’aimez pas ce que vous venez de lire, c’pas ma faute, c’ta cause de mon clavier. Il a écrie ça tout seul…

Le Citoyen

Du caractère

Publié dans Critique Sociale le octobre 23rd, 2007

Le Québec d’aujourd’hui ne manque pas d’idées. Celles d’Audet ou de Lisée circulent depuis longtemps. Il manque de leadership. Un chef de parti n’est pas nécessairement un leader.Jean Charest n’inspire plus personne. Mario Dumont séduit, mais soulève des doutes. Pauline Marois est la plus solide, mais elle vient d’arriver.

Churchill disait qu’un leader politique n’a pas besoin d’avoir trop d’idées, d’être très instruit, ni même d’être très intelligent. Il a cependant besoin d’une irremplaçable qualité: du caractère.

Parce que s’il a du caractère, il n’hésitera pas à s’entourer de gens qui l’alimenteront pour tout le reste. Du caractère surtout, parce que les conseillers conseillent: ultimement, ce sont les chefs qui prennent seuls les décisions qui engagent tout un parti ou tout un peuple.

Les Québécois comprennent progressivement que le statu quo n’est plus viable, même si le changement les insécurise. Mais ils cherchent encore le leader visionnaire et courageux qui saura harnacher et donner une direction à cette soif collective de se remettre en mouvement.

Tiré du blogue de Joseph Facal

Cacher la vérité ou « les mots interdits à l’assemblée Nationale »

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le octobre 20th, 2007

« Girouette » est devenu le 222ième mots (ou expressions) à tomber à l’Index des interdits à l’Assemblée Nationale. Le règlement 35 de l’Assemblée interdit à un député de se servir d’un langage violent, injurieux ou blessant à l’adresse de qui que ce soit.

J’ai trouvé la liste des 222 interdits inscrits à l’Index. J’en ai trouvé plusieurs qui soient carrément et visiblement des insultes à l’adresse de quelqu’un ou d’un groupe visé et de ce fait doivent être bannis du vocabulaire de gens matures qui doivent débattre d’enjeux important pour la société. Jusque-là je suis d’accord avec cette Liste. Par contre, il y en a plusieurs autres qui sont désormais interdits et je me demande sincèrement si la Chambre Parlementaire n’essaie tout simplement pas d’interdire la vérité trop crue.

J’inclus à la fin de ce billet une liste très partielle des interdits qui me font me poser des questions sur l’intégrité (oups, un autre mot à bannir) du président de l’Assemblée Nationale.

Personnellement, si un député m’accusait faussement de trafiquer, de vol des surplus, de tromper cette chambre, de tricherie… je ne me cacherais pas derrière le président en demandant le retrait de cette grossièreté. Je demanderais à mon détracteur de prouver ses dires ou bien de les rétracter sinon il devra faire face à une poursuite pour diffamation. À l’inverse, si ces dires s’avéraient fondés, j’aurais à faire face aux conséquences. Thats it !

Dire les vrais choses, ça c’est la base de la démocratie. Si nos parlementaires ne sont même pas capables de se parler franchement pour débattre des enjeux importants, ils n’ont pas leur place à la tête de notre société. Peut-être aussi qu’ils aiment simplement faire un Big Show pour augmenter la côte d’écoute de la Télé-Réalité Parlementaire (voir billet antérieur).

Voici la liste partielle mais inquiétante des Interdits Parlementaire;

Yes-man, voler, vol des surplus, tromper cette chambre, tromper la population, tromper les Québécois, Tromperie, vérité, tricherie, tricher, trafiquer, système qui récompense les amis du régime, supercherie, stupidités, sciemment induire en erreur, pot-de-vin, pickpockets, mentir, menteur, menterie, mensonge, mauvaise foi, mascarade, lâcheté, mains sales, malhonnête, manipulation, manque d’intégrité, intimidation, ingérence politique éhontée, indécence, incriminer, incompétence, imposture, hypocrisie, geste antidémocratique, fraude électorales, fausseté, favoritisme, flouer les citoyens, fausses représentations, façon indue, étouffé cette affaire, demi-vérité, détourner de l’argent, dissimuler des documents, déformer la vérité, contribuer à la caisse électorale, connivence, cautionne les gestes qui avaient été posés, camoufler une manœuvre politique, camoufler cette affaire, cacher la réalité,

Le Citoyen

Vouvoiement, tutoiement, voulez-vous-tu me lâcher avec ça !

Publié dans Critique Sociale le octobre 11th, 2007

Ceux qui réclament haut et fort le retour du vouvoiement dans les écoles pour ramener la politesse dans la bouche de nos enfants devraient se regarder dans le miroir et enseigner la politesse à leurs enfants. Le vouvoiement entre professeurs et étudiants revient à la mode dans la région de Montréal et selon certains, permettrait d’éliminer la violence verbale, l’impolitesse, et toutes les formes de familiarité. Voulez-vous aller chier avec vos stupidités. Voyez vous ce que je suis en train de faire… Je vous insulte en vous vouvoyant.

Toi mon lecteur, toi ma mère, toi mon superviseur, toi l’inconnu dans la rue, toi le président de la compagnie, toi mon oncle… je peux te tutoyer sans jamais avoir une note d’impolitesse dans mon langage ou dans mon attitude. Je tutoie tout le monde depuis bien avant mon adolescence. Par contre, celui qui exige que je le vouvoie risque fort de voir mon attitude changer et ma politesse disparaître. Mes parents m’ont enseigné la politesse et le savoir vivre et mon tutoiement est peut-être familier et convivial mais jamais vulgaire.

On peut être poli en tutoyant ou en vouvoyant quelqu’un. Par contre il faut être à l’aise dans son choix et ne pas mélanger les deux dans la même phrase. Je peux m’épanouir dans le tutoiement ou le vouvoiement, de m’épanouir dans la formule de mon choix. Le savoir-vivre ne vient pas d’une formule de la langue française mais de son éducation et de son environnement.

De toute façon, si tu te pense important au point de mériter le vouvoiement, peut-être que le problème est dans ta cour.

Quant au bon Dieu, il lui importe peu d’être tutoyé ou vouvoyé: il parle latin !

Le Citoyen

Pire que pire !

Publié dans Critique Sociale le octobre 10th, 2007

Une amie à moi est présentement à la recherche d’un emploi.  Après avoir envoyé des CV à plusieurs employeurs potentiels elle a commencé à recevoir des appelles pour des entrevus.  Elle se cherche un job dans le service à la clientèle, évidemment elle se fait demander son niveau de bilinguisme.  C’est correct.

Hier, elle reçoit un appel d’une représentante des ressources humaines de chez Bell Mobilité.  L’entretient se passe bien jusqu’à la question à cent piastre; « êtes vous bilingue? ».  Suite à la réponse négative de mon amie, la représentante l’informe que sa candidature ne sera pas retenue.  D’humeur sarcastique, mon amie réplique que Mme Marois a réussi à avoir une position de haut grade malgré qu’elle ne parle pas anglais.  La représentante (non ne me demandez pas son nom, vous ne l’aurez pas) lui demande, avec le plus grand sérieux, dans quel département de Bell Mobilité est-ce que Mme Marois travaille.

J’veux ben croire que les gens ne s’intéresse plus à la politique mais il y quand même des limites.  Que je sache, Mme Marois n’a pas commencé sa vie politique la semaine passée.  C’est pour ça que le Québec n’avance pas.  D’un côté les gens blasés, centrés sur eux-mêmes, peu informés et de l’autre côté les politiciens véreux qui profites que les gens soient endormis pour garder leur position le plus longtemps possible.

Le Citoyen   

Honteux !

Publié dans Critique Sociale le octobre 10th, 2007

Qu’on soit pour ou contre, on n’a pas le choix, nous vivons dans une société bilingue. Évidemment avec une prédominance pour le français au Québec. Sans entrer dans un débat politique et social, il n’en reste pas moins qu’il y a deux langues officielles au Québec. Est-ce qu’il faut s’en inquiété ou s’en réjouir, ça c’est une autre discussion. A un niveau purement day to day, en tant que client (d’organismes publiques ou privés), je veux être servi en français parce que c’est ma langue et mon droit. A l’inverse, et je pense que c’est normal, lorsque je suis à mon travail et je suis celui qui offre le service, je l’offre dans les deux langues officielles.

Pensez-vous que c’est normal que la future première ministre du Québec (peut-être) ait de la difficulté à dire un yes ou un good day. Hey ! même Harper est capable de se débrouiller dans les deux langues officielles. Je vais peut-être en faire sauter plus d’un, mais je suis d’accord avec Jacques Parizeau qui affirmait que ceux et celles (les français, on s’entend) qui aujourd’hui au Québec ne parlent pas anglais sont des infirmes.

Même si je prends côté souverainiste de la chose. René Lévesque parlait anglais, ça ne l’empêchait pas d’être souverainiste pour autant. Advenant le cas que le Québec se sépare, les anglais ne disparaîtront pas tous et il est utopique de croire qu’une loi interdira l’anglais au Québec. De toute façon la plupart de nos partenaires commerciaux transigent en anglais.

Mais pour revenir au côté service de la chose, Pauline Marois de par sa position est au service de TOUS les citoyens. Elle devrait donc pouvoir offrir ce service dans les deux langues officielles. Celle-ci aurait déclarée, il y a fort longtemps déjà, qu’elle suivrait peut-être d’autres cours d’anglais. Qu’est-ce qu’elle attend?

Le clip de Radio-Pirate qui circule depuis un certain temps sur le web en dit long. Un chef de parti qui ne peut s’exprimer dans les langues officielles de son pays, est assurément un infirme. Mme Marois vous n’avez aucune excuse!

Le Citoyen

Démocratie ou Monarchie ?

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 30th, 2007

Régulièrement, on essaie de nous faire croire que nous vivons dans une démocratie évoluée. Ceci est bien loin d’être l’avis du Citoyen.  Le fait est que nous vivons dans une sorte de monarchie.

Monarchie d’une part parce que les partis politiques sont des institutions qui séparent le monde en deux; les Élus et le peuple.  Et d’une autre part parce qu’une fois le gouvernement nommé, le peuple doit subir sans aucun contrôle, jusqu’aux prochaines élections, les décisions prisent à huis clos par la prétendue élite au pouvoir.  Aussi parce que le l’annulation d’un vote n’est pas reconnu dans le code électoral.  Un respect pour l’expression citoyenne très relatif, pour le moins. Ainsi, nous n’avons que le droit de choisir mos représentants parmi ceux qu’un système préélectoral nous impose !

Comment puis-je faire savoir aux partis engagés dans ce duel électoral que personne ne me convient, que je voudrais d’autres critères sélectifs.  Je veux d’autres approches politiques pour me représenter.  Et surtout, j’aimerais pouvoir leur dire; cessez de vous foutre de ma gueule, s’il vous plait, vos manigances de politiciens ne représentent pas mes valeurs !

Finalement, puisque le Québec ne possède pas de constitution (en passant, pas obligé d’être un pays pour en avoir une) je vais vous citer quelques lignes de la constitution française de 1793 :

  1. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
  2. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
  3. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
  4. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
  5. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Le Citoyen

Gauche ou Droite, un système dépassé !

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Depuis toujours, le système politique québécois a mis en place un système qui conserve et entretient les idées archaïques de la politique de droite et de gauche.  Les partis ne peuvent pas faire autrement, leur existence en dépend. Ils sont prisonniers de ce processus. Le côté économique de la chose fait depuis toujours en sorte qu’un politicien au pouvoir ne soit que la marionnette de groupes financiers bien plus puissants que lui ou son parti.  Primitive, pour son éternelle logique dualiste: je suis de la droite, je suis de la gauche.  Et les observations de cette approche immature sont très fréquentes et très manifestes.

Le politicien, enfermé dans son camp, sépare son monde en deux et considère que la responsabilité des problèmes actuels n’est pas celle de son camp.  Les problèmes d’aujourd’hui sont causés par le pouvoir d’hier.  Donc, par cette logique, chacun est strictement impuissant à changer quoique ce soit puisque sa position ne peut consister qu’à forcer l’adversaire à changer (solution classique et infantile par excellence) !

Donc, le rôle du politicien actuel consiste ainsi à obtenir suffisamment de pouvoir autoritaire pour forcer, soit les gagnants, soit les victimes de la dernière élection, selon son affiliation politique, à changer.  Évidemment, chaque parti élu se voit comme la solution et pense qu’il n’a rien à changer en lui-même, qu’il n’a aucune responsabilité dans les problèmes de notre société et que tout est de la faute à son prédécesseur.

A partir de cette façon de penser, j’aimerais savoir ce que l’on peut construire quand l’élection elle-même fonde une division tant au niveau politique qu’au niveau social.  Quand c’est toujours la faute à l’autre, peut-on en seulement quatre ans se bâtir un projet de société durable qui résistera au prochain gouvernement ? Non, alors pourquoi même essayer.  Peut-on continuer à penser que quelque chose de solide sera construit à partir de cette division profonde et infantile.  Peut-on sérieusement prétendre qu’une société peut évoluer avec un parti politique sur deux qui a perd  d’avance et qui ne fera que tenter de faire chuter l’autre moitié jusqu’à la prochaine élection ?

Le Citoyen

Scandales et corruptions

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Les contrôles, les rapports des vérificateurs et les réprimandes des conseillers à l’éthique n’ont jamais fonctionné et ne fonctionnent toujours pas, et pour cause. C’est comme de demander aux renards de se donner des règles de bonne conduite dans le poulailler. La démocratie telle que nous la connaissons n’est qu’une procédure pour légitimer la pratique du pouvoir.  Elle n’a pas vraiment de contenu éthique.  Tous les partis qui aspirent au pouvoir le sentent bien et réagissent en annonçant une transparence et un éthique meilleur que leur prédécesseur, mais une fois au pouvoir, toutes ces belles promesses sont vites oubliées. 

Si nos institutions démocratiques ne sont pas réformées profondément et rapidement, on lira encore dans les années à venir des éditoriaux déplorant encore les scandales et la corruption politique peu importe le parti au pouvoir.

Le Citoyen

Citation

Publié dans Critique Sociale le septembre 24th, 2007

“Ça se peut bien que je sois devenu le bouffon de service. Mais dans la cour du roi, le fou, c’est encore le seul qui pouvait dire des vraies affaires.”

Pierre Falardeau