Désenchantement politique… mythe ou réalité ?
Comme je le mentionnais dans un précédant billet, les citoyens éprouvent plus que jamais un très grand désenchantement politique. Historiquement parlant, l’intérêt pour tout ce qui est politique est à son plus bas et la tendance est toujours à la baisse. Paradoxalement dans tous les salons, les tavernes et les cafés quand les gens ont finis de parler des chances du Canadiens pour les finales, de leurs maladies ou de leurs jobs plates, ils chialent tous contre notre gouvernement. Ha! Je vois que vous venez de vous reconnaître…
Le problème n’est pas que les Québécois ne veulent rien savoir de la politique, c’est plutôt qu’ils ne savent rien sur le fonctionnement de la politique.
Comme le disait René Lévesque :
“La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant, instruit, renseigné sur ses propres intérêts”
Malheureusement, nos politiciens aujourd’hui semblent plus être intéressés par la crétinisation, la désinformation et la manipulation de ses citoyens pour arriver à ses fins. Peu lui importe si la majorité des gens annulent ou s’abstiennent de voter par désintérêt, parce que nos lois prévoient que seulement les votes enregistrés pour l’un ou l’autre des partis « officiels » seront déterminants dans une élection. Il est toujours plus facile de manipuler un petit groupe de citoyen que l’ensemble d’un peuple, donc pour cette raison, et seulement pour cette raison, aucun parti n’a avantage a garder votre intérêt éveillé pour la politique.
Le Citoyen
novembre 19th, 2007 at 17:38
Les citoyens n’ont plus confiance aux politiciens. Il n’y a pas qu’une seule cause: les scandales, la lenteur des processus, les conflits d’intérêts, l’incapacité à tenir compte des besoins des citoyens, les promesses vides et bien sùr, l’influence démesurée de nombreux groupes d’intérêts , les lobbyistes grassement payés. L’influence des grands barons de l’économie des marchés ont amené de plus en plus de gens à croire que leurs politiciens couchent avec ces dirigeants. Depuis la fin des années 1960 on a vu la multiplication des groupes de revendications: groupes de femmes, groupes environnementaux, de protection de consommateurs….. Même si la démocratie permet à un plus grand nombre de citoyens de faire valoir ses revendications, il est quand même très rare que les citoyens agissent à titre individuel. Les groupes qui représent l’élite financière possèdent les outils nécessaires pour défendre les intérêts des plus puissants. L’opinion publique ne fait pas toujours le poids devant la puissance des lobbyistes. Les citoyens doivent faire contrepoids en s’organisant et en adhérant davantage aux groupes d’intérêts forts, tels les associations agricoles, groupes de consommateurs, des groupes de solidarité, les groupes d’âges, les groupes environnementaux, les groupes d’idées et d’action politiques. ous devons compter sur nous-mêmes , en dehors des partis politiques.