Archive for novembre, 2007

Citoyens, au pouvoir ?

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Je pense que nous sommes bien loin du jour ou les citoyens reprendront le contrôle de leurs élus, du pouvoir donc le contrôle de leur démocratie… Et même, il n’est pas impossible qu’on n’y parvienne jamais.

Pour une simple raison: les intérêts individuels pèsent plus pour chacun de vous que les intérêts de la collectivité. Votre nombrilisme tue dans l’œuf toute tentative de redressement de notre société. J’arrive aisément à la conclusion que les Québécois sont socialement beaucoup trop éparpillés pour consentir, ensemble, à une solution commune. Le Québec est divisé en 7,2 millions de Québécois… Alors comment unir un État qui compte sept millions d’intérêts individuels?

Le Citoyen

Amour et démocratie

Publié dans Démocratie le novembre 18th, 2007

« On dit souvent, et avec raison, que la démocratie n’est ni une vertu statique ni un système stationnaire.  Comme on l’a vu plus tôt, la démocratie est du même ordre que l’amour.  Elle n’existe que lorsqu’elle se pratique !  L’absence de pratique ne ralentit pas le processus, elle l’éteint.  Il n’y a en somme que deux vitesse; marche avant et marche arrière, le neutre n’existe pas ! »

André Laroque

Désenchantement politique… mythe ou réalité ?

Publié dans Démocratie le novembre 18th, 2007

Comme je le mentionnais dans un précédant billet, les citoyens éprouvent plus que jamais un très grand désenchantement politique.  Historiquement parlant, l’intérêt pour tout ce qui est politique est à son plus bas et la tendance est toujours à la baisse.  Paradoxalement dans tous les salons, les tavernes et les cafés quand les gens ont finis de parler des chances du Canadiens pour les finales, de leurs maladies ou de leurs jobs plates, ils chialent tous contre notre gouvernement.  Ha! Je vois que vous venez de vous reconnaître…

Le problème n’est pas que les Québécois ne veulent rien savoir de la politique, c’est plutôt qu’ils ne savent rien sur le fonctionnement de la politique. 

Comme le disait René Lévesque :

“La tâche des vrais démocrates est de voir à ce que le peuple soit de plus en plus au courant, instruit, renseigné sur ses propres intérêts”

Malheureusement,  nos politiciens aujourd’hui semblent plus être intéressés par la crétinisation, la désinformation et la manipulation de ses citoyens pour arriver à ses fins.  Peu lui importe si la majorité des gens annulent ou s’abstiennent de voter par désintérêt, parce que nos lois prévoient que seulement les votes enregistrés pour l’un ou l’autre des partis « officiels » seront déterminants dans une élection.  Il est toujours plus facile de manipuler un petit groupe de citoyen que l’ensemble d’un peuple, donc pour cette raison, et seulement pour cette raison, aucun parti n’a avantage a garder votre intérêt éveillé pour la politique.

Le Citoyen

Mise en garde

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Jean-Jacques Wunenburger, professeur de philosophie, nous mettait déjà en garde sur notre système démocratique :

« Soit, s’il est désireux de contribuer activement à la vie de la cité, il s’engagera aussi dans un parti, mais pour devenir rapidement à son tour un rouage, qui se soumettra aux intérêts de l’organisation partisane, soit qu’il se déchargera passivement sur les propositions et les décisions du ou des partis, d’autant plus aisément qu’il pourra être séduits par les vrais intérêts du peuple.  Ainsi la démocratie se voit-elle progressivement stérilisée, quand elle ne se mue pas subtilement en sa figure opposée, ou le peuple, devenu indifférent aux choses publiques, se laisse conduire aveuglément par une minorité de politiciens professionnels qui gouvernent en son nom.  L’État, au lieu d’être un instrument de réalisation de la volonté générale, devient ainsi une instance parasite qui ne cherche plus qu’à satisfaire ses propres besoins et intérêts, voire à assurer sa propre reproduction sans jamais susciter de véritable résistance ou contre-pouvoir, puisque, par principe, en démocratie, l’État et le peuple sont sensés se confondre. »

Le Citoyen

Reprendre le pouvoir… en route pour une vraie démocratie

Publié dans Démocratie le novembre 18th, 2007

Aujourd’hui, devant l’engourdissement des citoyens, les partis politiques prennent de plus en plus le contrôle de la vie quotidienne de ses citoyens. En réaction, les gens qui n’ont plus de contrôle sur leur société s’engourdissent et développent un dégoût pour tout ce qui touche à la politique. Et la roue continue, ce dégoût généralisé pour la politique donne carte blanche à nos politiciens puisqu’ils n’ont plus de compte à rendre à personne. Ce cercle vicieux engendre une spirale descendante qui mine la base même de la démocratie.

Ceux qui sont encore intéressé par la politique se regroupent au sein de partis politiques, là ou la « game » se joue. Malheureusement, la perspective de prendre le pouvoir, non pas le pouvoir au profit du citoyen, mais le pouvoir au profit du parti et de ses dirigeants demande un fort esprit de parti qui fini par écraser les aspirations d’une société meilleure de chacun de ces membres. Parlez-en à Mario Dumont qui change son discours à chaque sondage expressément dans le but d’être élue à la tête du gouvernement. Il n’est pas le seul, ils le font tous. Ainsi, la ligne directrice d’un parti demande une pensée unique de tous ces membres dictée par son chef. La moindre déviation soulève instantanément des représailles de la haute direction, voir même l’expulsion du parti. Cette façon de faire, accepté tacitement par nous le peuple par notre inaction, confère trop de pouvoir à un groupe trop petit, voir même à un seul homme. Un homme qui contrôle la destinée d’un peuple ressemble plus à une oligarchie, une monarchie ou même (j’exagère… mais pas tant que ça) à une dictature. Voter au quatre ans ne nous donne pas le droit de prétendre à une démocratie.

Il est plus que temps que les citoyens reprennent le pouvoir !

Le Citoyen