Du caractère
Le Québec d’aujourd’hui ne manque pas d’idées. Celles d’Audet ou de Lisée circulent depuis longtemps. Il manque de leadership. Un chef de parti n’est pas nécessairement un leader.Jean Charest n’inspire plus personne. Mario Dumont séduit, mais soulève des doutes. Pauline Marois est la plus solide, mais elle vient d’arriver.
Churchill disait qu’un leader politique n’a pas besoin d’avoir trop d’idées, d’être très instruit, ni même d’être très intelligent. Il a cependant besoin d’une irremplaçable qualité: du caractère.
Parce que s’il a du caractère, il n’hésitera pas à s’entourer de gens qui l’alimenteront pour tout le reste. Du caractère surtout, parce que les conseillers conseillent: ultimement, ce sont les chefs qui prennent seuls les décisions qui engagent tout un parti ou tout un peuple.
Les Québécois comprennent progressivement que le statu quo n’est plus viable, même si le changement les insécurise. Mais ils cherchent encore le leader visionnaire et courageux qui saura harnacher et donner une direction à cette soif collective de se remettre en mouvement.
Tiré du blogue de Joseph Facal