Un parti ou un autre… pas de différence !
Selon une classification qui remonte à Aristote, la démocratie est censée être un régime politique où c’est l’ensemble du peuple qui détient la souveraineté, par opposition à l’aristocratie et à la monarchie qui est un petit groupe ou un seul individu qui détient le pouvoir. En théorie, tout le monde a un certain droit de regard sur le choix d’un gouvernement démocratique. Mais, la réalité est tout autre, parce que, dans notre démocratie actuelle, le pouvoir reste concentré dans les mains d’un petit groupe.
Ce groupe peut gouverner à sa guise et se permettre à peu près n’importe quoi tant qu’il garde l’appui d’une majorité des électeurs (majorité qui, dans un régime électoral comme le nôtre n’a pas à être absolue; les résultats des dernières élections fédéral et provincial le prouvent bien). Contrôlant l’appareil d’État, le système judiciaire, le système d’éducation, etc., et ayant à sa disposition des fonds inépuisables et des centaines de milliers d’employés, ce groupe dispose de moyens gigantesques pour influencer l’opinion publique, pour récompenser et motiver ses supporters et pour entretenir tout un réseau qui lui permettra de se maintenir au pouvoir.
On pourrait trop facilement répliquer que la démocratie nous permet de mettre ce groupe à la porte si nous sommes insatisfaits de la façon dont il nous gouverne. En fait, notre choix est très limité. Notre système démocratique fait en sorte qu’il est pratiquement impossible de devenir compétitif sur le marché électoral sans jouer le même jeu, sans faire les mêmes promesses, sans chercher à convaincre une majorité qu’ils tireront plus de profits que de pertes des décisions du futur gouvernement. Ce système fait en sorte qu’il est impossible de se maintenir au pouvoir sans créer son propre réseau et sans entretenir une partie de la population aux dépens du reste, supposément pour notre bien-être à tous. Les groupes adverses, lorsqu’ils délogent le parti au pouvoir, finissent toujours par exercer le pouvoir plus ou moins de la même façon, quel que soit leur programme.
Donc, un parti ou un autre… Pas de différence ! Ce qu’il faut c’est de repartir à zéro, de jeter aux poubelles notre démocratie dans sa forme actuelle et de recommencer à nouveau. Peut-être avec une autre forme de démocratie, peut-être avec totalement autre chose. Ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs que je devrais me contenter d’un système médiocre ici.
Le Citoyen