Gauche ou Droite, un système dépassé !
Depuis toujours, le système politique québécois a mis en place un système qui conserve et entretient les idées archaïques de la politique de droite et de gauche. Les partis ne peuvent pas faire autrement, leur existence en dépend. Ils sont prisonniers de ce processus. Le côté économique de la chose fait depuis toujours en sorte qu’un politicien au pouvoir ne soit que la marionnette de groupes financiers bien plus puissants que lui ou son parti. Primitive, pour son éternelle logique dualiste: je suis de la droite, je suis de la gauche. Et les observations de cette approche immature sont très fréquentes et très manifestes.
Le politicien, enfermé dans son camp, sépare son monde en deux et considère que la responsabilité des problèmes actuels n’est pas celle de son camp. Les problèmes d’aujourd’hui sont causés par le pouvoir d’hier. Donc, par cette logique, chacun est strictement impuissant à changer quoique ce soit puisque sa position ne peut consister qu’à forcer l’adversaire à changer (solution classique et infantile par excellence) !
Donc, le rôle du politicien actuel consiste ainsi à obtenir suffisamment de pouvoir autoritaire pour forcer, soit les gagnants, soit les victimes de la dernière élection, selon son affiliation politique, à changer. Évidemment, chaque parti élu se voit comme la solution et pense qu’il n’a rien à changer en lui-même, qu’il n’a aucune responsabilité dans les problèmes de notre société et que tout est de la faute à son prédécesseur.
A partir de cette façon de penser, j’aimerais savoir ce que l’on peut construire quand l’élection elle-même fonde une division tant au niveau politique qu’au niveau social. Quand c’est toujours la faute à l’autre, peut-on en seulement quatre ans se bâtir un projet de société durable qui résistera au prochain gouvernement ? Non, alors pourquoi même essayer. Peut-on continuer à penser que quelque chose de solide sera construit à partir de cette division profonde et infantile. Peut-on sérieusement prétendre qu’une société peut évoluer avec un parti politique sur deux qui a perd d’avance et qui ne fera que tenter de faire chuter l’autre moitié jusqu’à la prochaine élection ?
Le Citoyen