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Démocratie malade ?

Le concept de démocratie s’oppose à tyrannie, oligarchie, monarchie, hiérarchie, totalitarisme.  Les démocrates sont du côté des bons, les partisans de la liberté, et se sont toujours opposés aux méchants, partisans de tous les systèmes détestables nommés plus haut. Entre un Staline et un politicien social-démocrate démocratiquement élu, on n’aurait aucune hésitation à choisir d’être gouverné par le dernier.  Difficile donc, de prime abord, de s’y opposer. Mais il faut voir plus loin que son nez. 

La logique démocratique fait en sorte que pour avoir de bonnes chances d’être élus, les politiciens doivent céder aux pressions de divers groupes organisés et influents qui demandent privilèges et redistributions de la richesse à leur profit, en échange d’appuis électoraux. Ceci se fait bien sûr aux dépens des citoyens, qui voient leur liberté et leur droit de parole constamment diminuée.  En fait, il est devenu pratiquement impossible pour un politicien de connaître le succès sans jouer à ce jeu.  Même si la démocratie est toujours préférable au totalitarisme fasciste ou communiste, elle est devenue un système de plus en plus tyrannique.  

Notre démocratie sert aujourd’hui avant tout les intérêts des collectivistes et des étatistes et toutes les formes de tyrannie deviennent ainsi justifiées, dans la mesure où les politiciens reçoivent un mandat démocratiquement obtenu.

Se dire représentant de l’électorat alors que le politicien travail en réalité pour les groupes influents (l’argent) fait en sorte que l’État est constamment en crise: crise budgétaire, crise de relations de travail, crise du système de santé, dépassement de coûts, corruption, scandales…  Et tant mieux si notre démocratie est en crise, parce qu’elle est devenu un système dépassé et immoral.  La solution que je propose n’est pas de mieux faire fonctionner ce système en tentant de l’influencer de l’intérieur, en participant au jeu, mais bien de le démanteler et de recommencer à la base.  De profiter de nos expériences passées et d’assurer de ne pas commettre les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.

Le Citoyen

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