Archive for septembre, 2007

Démocratie malade ?

Publié dans Démocratie le septembre 30th, 2007

Le concept de démocratie s’oppose à tyrannie, oligarchie, monarchie, hiérarchie, totalitarisme.  Les démocrates sont du côté des bons, les partisans de la liberté, et se sont toujours opposés aux méchants, partisans de tous les systèmes détestables nommés plus haut. Entre un Staline et un politicien social-démocrate démocratiquement élu, on n’aurait aucune hésitation à choisir d’être gouverné par le dernier.  Difficile donc, de prime abord, de s’y opposer. Mais il faut voir plus loin que son nez. 

La logique démocratique fait en sorte que pour avoir de bonnes chances d’être élus, les politiciens doivent céder aux pressions de divers groupes organisés et influents qui demandent privilèges et redistributions de la richesse à leur profit, en échange d’appuis électoraux. Ceci se fait bien sûr aux dépens des citoyens, qui voient leur liberté et leur droit de parole constamment diminuée.  En fait, il est devenu pratiquement impossible pour un politicien de connaître le succès sans jouer à ce jeu.  Même si la démocratie est toujours préférable au totalitarisme fasciste ou communiste, elle est devenue un système de plus en plus tyrannique.  

Notre démocratie sert aujourd’hui avant tout les intérêts des collectivistes et des étatistes et toutes les formes de tyrannie deviennent ainsi justifiées, dans la mesure où les politiciens reçoivent un mandat démocratiquement obtenu.

Se dire représentant de l’électorat alors que le politicien travail en réalité pour les groupes influents (l’argent) fait en sorte que l’État est constamment en crise: crise budgétaire, crise de relations de travail, crise du système de santé, dépassement de coûts, corruption, scandales…  Et tant mieux si notre démocratie est en crise, parce qu’elle est devenu un système dépassé et immoral.  La solution que je propose n’est pas de mieux faire fonctionner ce système en tentant de l’influencer de l’intérieur, en participant au jeu, mais bien de le démanteler et de recommencer à la base.  De profiter de nos expériences passées et d’assurer de ne pas commettre les mêmes erreurs que nos prédécesseurs.

Le Citoyen

Démocratie ou Monarchie ?

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 30th, 2007

Régulièrement, on essaie de nous faire croire que nous vivons dans une démocratie évoluée. Ceci est bien loin d’être l’avis du Citoyen.  Le fait est que nous vivons dans une sorte de monarchie.

Monarchie d’une part parce que les partis politiques sont des institutions qui séparent le monde en deux; les Élus et le peuple.  Et d’une autre part parce qu’une fois le gouvernement nommé, le peuple doit subir sans aucun contrôle, jusqu’aux prochaines élections, les décisions prisent à huis clos par la prétendue élite au pouvoir.  Aussi parce que le l’annulation d’un vote n’est pas reconnu dans le code électoral.  Un respect pour l’expression citoyenne très relatif, pour le moins. Ainsi, nous n’avons que le droit de choisir mos représentants parmi ceux qu’un système préélectoral nous impose !

Comment puis-je faire savoir aux partis engagés dans ce duel électoral que personne ne me convient, que je voudrais d’autres critères sélectifs.  Je veux d’autres approches politiques pour me représenter.  Et surtout, j’aimerais pouvoir leur dire; cessez de vous foutre de ma gueule, s’il vous plait, vos manigances de politiciens ne représentent pas mes valeurs !

Finalement, puisque le Québec ne possède pas de constitution (en passant, pas obligé d’être un pays pour en avoir une) je vais vous citer quelques lignes de la constitution française de 1793 :

  1. La souveraineté réside dans le peuple; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
  2. Aucune portion du peuple ne peut exercer la puissance du peuple entier; mais chaque section du souverain assemblée doit jouir du droit d’exprimer sa volonté avec une entière liberté.
  3. Les délits des mandataires du peuple et de ses agents ne doivent jamais être impunis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.
  4. La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
  5. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Le Citoyen

Gauche ou Droite, un système dépassé !

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Depuis toujours, le système politique québécois a mis en place un système qui conserve et entretient les idées archaïques de la politique de droite et de gauche.  Les partis ne peuvent pas faire autrement, leur existence en dépend. Ils sont prisonniers de ce processus. Le côté économique de la chose fait depuis toujours en sorte qu’un politicien au pouvoir ne soit que la marionnette de groupes financiers bien plus puissants que lui ou son parti.  Primitive, pour son éternelle logique dualiste: je suis de la droite, je suis de la gauche.  Et les observations de cette approche immature sont très fréquentes et très manifestes.

Le politicien, enfermé dans son camp, sépare son monde en deux et considère que la responsabilité des problèmes actuels n’est pas celle de son camp.  Les problèmes d’aujourd’hui sont causés par le pouvoir d’hier.  Donc, par cette logique, chacun est strictement impuissant à changer quoique ce soit puisque sa position ne peut consister qu’à forcer l’adversaire à changer (solution classique et infantile par excellence) !

Donc, le rôle du politicien actuel consiste ainsi à obtenir suffisamment de pouvoir autoritaire pour forcer, soit les gagnants, soit les victimes de la dernière élection, selon son affiliation politique, à changer.  Évidemment, chaque parti élu se voit comme la solution et pense qu’il n’a rien à changer en lui-même, qu’il n’a aucune responsabilité dans les problèmes de notre société et que tout est de la faute à son prédécesseur.

A partir de cette façon de penser, j’aimerais savoir ce que l’on peut construire quand l’élection elle-même fonde une division tant au niveau politique qu’au niveau social.  Quand c’est toujours la faute à l’autre, peut-on en seulement quatre ans se bâtir un projet de société durable qui résistera au prochain gouvernement ? Non, alors pourquoi même essayer.  Peut-on continuer à penser que quelque chose de solide sera construit à partir de cette division profonde et infantile.  Peut-on sérieusement prétendre qu’une société peut évoluer avec un parti politique sur deux qui a perd  d’avance et qui ne fera que tenter de faire chuter l’autre moitié jusqu’à la prochaine élection ?

Le Citoyen

Scandales et corruptions

Publié dans Critique Sociale le septembre 30th, 2007

Les contrôles, les rapports des vérificateurs et les réprimandes des conseillers à l’éthique n’ont jamais fonctionné et ne fonctionnent toujours pas, et pour cause. C’est comme de demander aux renards de se donner des règles de bonne conduite dans le poulailler. La démocratie telle que nous la connaissons n’est qu’une procédure pour légitimer la pratique du pouvoir.  Elle n’a pas vraiment de contenu éthique.  Tous les partis qui aspirent au pouvoir le sentent bien et réagissent en annonçant une transparence et un éthique meilleur que leur prédécesseur, mais une fois au pouvoir, toutes ces belles promesses sont vites oubliées. 

Si nos institutions démocratiques ne sont pas réformées profondément et rapidement, on lira encore dans les années à venir des éditoriaux déplorant encore les scandales et la corruption politique peu importe le parti au pouvoir.

Le Citoyen

Un parti ou un autre… pas de différence !

Publié dans Démocratie le septembre 30th, 2007

Selon une classification qui remonte à Aristote, la démocratie est censée être un régime politique où c’est l’ensemble du peuple qui détient la souveraineté, par opposition à l’aristocratie et à la monarchie qui est un petit groupe ou un seul individu qui détient le pouvoir.  En théorie, tout le monde a un certain droit de regard sur le choix d’un gouvernement démocratique.  Mais, la réalité est tout autre, parce que, dans notre démocratie actuelle, le pouvoir reste concentré dans les mains d’un petit groupe. 

Ce groupe peut gouverner à sa guise et se permettre à peu près n’importe quoi tant qu’il garde l’appui d’une majorité des électeurs (majorité qui, dans un régime électoral comme le nôtre n’a pas à être absolue; les résultats des dernières élections fédéral et provincial le prouvent bien). Contrôlant l’appareil d’État, le système judiciaire, le système d’éducation, etc., et ayant à sa disposition des fonds inépuisables et des centaines de milliers d’employés, ce groupe dispose de moyens gigantesques pour influencer l’opinion publique, pour récompenser et motiver ses supporters et pour entretenir tout un réseau qui lui permettra de se maintenir au pouvoir. 

On pourrait trop facilement répliquer que la démocratie nous permet de mettre ce groupe à la porte si nous sommes insatisfaits de la façon dont il nous gouverne.  En fait, notre choix est très limité.  Notre système démocratique fait en sorte qu’il est pratiquement impossible de devenir compétitif sur le marché électoral sans jouer le même jeu, sans faire les mêmes promesses, sans chercher à convaincre une majorité qu’ils tireront plus de profits que de pertes des décisions du futur gouvernement.  Ce système fait en sorte qu’il est impossible de se maintenir au pouvoir sans créer son propre réseau et sans entretenir une partie de la population aux dépens du reste, supposément pour notre bien-être à tous.  Les groupes adverses, lorsqu’ils délogent le parti au pouvoir, finissent toujours par exercer le pouvoir plus ou moins de la même façon, quel que soit leur programme.

Donc, un parti ou un autre… Pas de différence !  Ce qu’il faut c’est de repartir à zéro, de jeter aux poubelles notre démocratie dans sa forme actuelle et de recommencer à nouveau.  Peut-être avec une autre forme de démocratie, peut-être avec totalement autre chose.  Ce n’est pas parce que c’est pire ailleurs que je devrais me contenter d’un système médiocre ici.

Le Citoyen

Citation

Publié dans Critique Sociale le septembre 24th, 2007

“Ça se peut bien que je sois devenu le bouffon de service. Mais dans la cour du roi, le fou, c’est encore le seul qui pouvait dire des vraies affaires.”

Pierre Falardeau

Le populisme

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 23rd, 2007

Les débats que les partis politiques nous livrent depuis un bon bout de temps ne sont ni sociaux, ni fiscaux, ni économiques. Ils sont superficiels (imaginez un vendeur de chars usagés. Pense-t-il au futur ou à sa vente rapide en se foutant complètement des conséquences pour son client). Ils jouent sur les sentiments, ils misent sur les réactions prévisibles des gens. Il n’y a qu’un mot pour cela: le populisme. Une maladie politique où la gauche et la droite sont également atteint et pour l’instant il ne semble pas y avoir de cure. Le populisme est un fléau, parce qu’avec des idées simplistes, mais populaires, on empêche les débats intelligents, on nourrit les préjugés, on encourage les réflexes primaires qui rendront encore plus difficiles les efforts pour remettre le Québec sur pied.

Le Québec est, depuis une dizaine d’années, entré dans une nouvelle phase sociopolitique, celle de la révolution populiste. C’est une grande tendance de l’opinion publique, véhiculant un désenchantement envers l’État.

En réaction à ce mouvement populaire, tous les partis ont réagis de la même façon ; c’est-à-dire qu’au lieu d’investirent du temps à mieux informer les citoyens du comment et du pourquoi de leurs actions, ils ont tous décidé de jouer la stratégie de la poudre aux yeux. Disons aux gens ce qu’ils veulent entendre et faisons ce que nous voulons. En sommes tous les partis ont vite appris qu’il ;

- faut moins parler d’État et de bonne gestion (social-démocrate ou néo-libérale) ou même de gouvernement car les gens en ont ras le bol et c’est mauvais pour attirer les votes

- faut aussi oublier les enjeux traditionnels devenus rengaines répétitives (santé, éducation) pour parler plutôt du climat social, des pertes d’emplois aux accommodements raisonnables en passant par les gaz à effet de serre.

- faut faire des promesses d’argent concrètes aux gens (baissent d’impôts), c’est l’aspect pro citoyen radical de cette tendance qui demande un État père Noël!

- ne faut plus parler de souveraineté de type anti-colonialiste canadien, chère au PQ, qui est désormais un archaïsme invendable. Les citoyens veulent du tangible et du concret. Ils veulent quelque chose, comme pour les enfants, qu’ils peuvent profiter tout de suite

Malheureusement, ce que les politiciens ne semblent pas comprendre en adoptant cette pensée populiste, c’est que pendant qu’ils font tout pour gagner des votes rapidement, ils oublient la vraie raison d’être d’un gouvernement ; c’est-à-dire de gouverner et de prendre des décisions en bon père de famille qui affecteront en bien le Québec en entier pour l’avenir.

Malheureusement, ce que les citoyens ne semblent pas comprendre c’est que cette stratégie est équivalente à donner un bonbon à un enfant pour l’arrêter de brailler ou à mettre son doigt dans le trou du barrage pour empêcher la fuite. Éventuellement le barrage cédera et qui pensez-vous en paiera les conséquences ? Il n’y a présentement pas de cure à ce fléau simplement parce que les citoyens aiment mieux se faire promettre des chimères qui font du bien à entendre que de se faire dire la vérité. Arrêtez d’être des enfants et exiger de vous faire dire la vérité. Moi quand je paie un charpentier, je ne veux pas qu’il me dise que tout va bien alors que ma maison est en train de s’écrouler. C’est mon argent et c’est ma maison, je veux qu’on me dise la vérité… Je l’exige !

Le Citoyen

Le Citoyen est entièrement d’accord…

Publié dans Divers le septembre 22nd, 2007

Muselage

Mardi, le 18 septembre 2007 par S.Martel

Est-ce vraiment le droit d’auteur qui pousse La Presse, Le Devoir et CEDROM-SNI à mettre en demeure Bernard Frappier, le responsable du site de référence souverainiste Vigile.net? L’intérêt public a toujours su bénéficier d’un “usage raisonnable” dans le cas du droit d’auteur, pourquoi ces trois-là veulent-ils remettre en question ce principe?

M. Frappier a décider d’ignorer les menaces de poursuite et je crois bien qu’il a tout a fait raison et que ses arguments sont valables.

Que vous soyez souvrainistes ou non, la situation vous regarde. À l’ère du journalisme citoyen et de la démocratisation des médias, ce genre de job de bras peut créer une jurisprudence dangereusement contraignante. Demandez à tout photographe du Québec qui voudrait publier ses photos prises sur la rue suite au jugement contre Gilbert Duclos.

Billet publié sur le blog “Le Gros Bon Sens”

Dire les vraies choses…

Publié dans Critique Sociale le septembre 20th, 2007

Allez dire que ça va bien à ceux qui ont perdu leur job chez GM ou à ceux qui croyaient se faire un avenir dans les petites usines de transformation du bois. Allez dire aux professionnels de l’éducation que ça va bien et qu’il faut être optimiste alors que les postes sont coupés à cause d’une réingénérie gouvernementale. Allez dire à ceux qui travaille à l’hôpital ou l’on continue à diminuer la personnel et à fermer des lits au nom de la même sainte réingénérie. Allez dire aux petits commerçants que ça va bien lorsqu’ils s’arrachent le cœur à maintenir leurs commerces ouverts quitte à diminuer leur salaire jusqu’à la fermeture rendue inévitable par un gouvernement trop avare. Regardez votre situation et dites-moi que ça va bien.

Si on veut que la population se mobilise pour améliorer les choses, il faut dire la vérité telle qu’elle est, et la l’accepter. D’après notre gouvernement ça ne va pas trop mal. Le poloticly correct c’est beau n’essaie pas de me faire manger de la merde en me disant que c’est du steak. Ce n’est pas en se fermant les yeux que les problèmes s’en iront.

Il faut se dire les vraies choses, sans pour autant tomber dans la propagande de la peur, et il faut surtout accepter que pour que ça change, il faut y mettre du sien.

Le Citoyen

Abstentionniste (2)

Publié dans Démocratie le septembre 17th, 2007

Matchafa, ne te décourage surtout pas. Bien qu’il soit vrai que les partis se serviront seulement des votes accumulés pour élire un gouvernement, la pression est ressenti. Pourquoi pense-tu que tous les partis sont maintenant des partis populistes bien avant d’être de gauche ou de droite. La baisse d’impôt de 950$ million qui te donne finalement seulement 200$ dans tes poches à la fin de l’année est un exemple flagrant d’un parti qui sent le manque d’intérêt des citoyens et qui fait miroiter des bombons, pour attirer momentanément l’attention de ses enfants.

Ne craint pas, le message passe. Maintenant, la deuxième étape (mais sommes nous prêt au Québec), c’est la solidarité. Ça aussi ça marche bien quand les gens participent. Deux exemples récents; le Casino à Pointe St-Charles et les frais de scolarité. Les gens doivent apprendre que se tenir debout rapporte.

Le Citoyen

Élection voilée

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le septembre 17th, 2007

Je suis très content que certains électeurs, québécois, aient choisi d’aller voter en portant le voile en signe de protestation aux accommodements ridicules qui vont à l’encontre de nos lois. C’est pas parce qu’on demande au gens de respecter nos lois que nous sommes racistes !

Je ne voudrais pas vivre dans un pays qui forcerait ces citoyens a suivre une seule religion.  Les gens peuvent pratiquer celles qu’ils veulent.  Par contre ce n’est pas au gouvernement a se plier en quatre et a changer ses lois a tout bout de champ pour accommoder chaque individu ou chaque petit groupe de gens.  Les droits individuels doivent être respectés mais à l’intérieur d’une collectivité régie par un ensemble de lois.  C’est ça vivre en société.

J’aurais bien aimé voir un de ces québécois voilé se faire refuser le droit de voter. En même temps je ne peux pas faire autrement que de me demander dans quel sorte de pays de clown on vie quant on peut aller voter déguisé en cowboy…

Le Citoyen

Nouvelle catégories

Publié dans La police le septembre 16th, 2007

Voici la liste des valeurs telle qu’affichée sur le site de la SPVM

Dans toutes leurs décisions et leurs actions à l’endroit des citoyens comme de leurs collègues, les membres du Service de police de la Ville de Montréal sont guidés par les valeurs suivantes :

RECHERCHE DE L’EXCELLENCE

Nous recherchons l’excellence dans nos rapports avec les citoyens, dans les services rendus ainsi que dans notre gestion. Nous visons également l’amélioration continue de la qualité dans toutes nos actions.

IMPORTANCE DU PERSONNEL

Le personnel du Service constitue notre force et notre ressource principale. Nous croyons que la satisfaction des aspirations individuelles et le respect des personnes par leur implication et la reconnaissance des réalisations sont fondamentaux dans la poursuite de notre mission.

RESPECT DES DROITS ET LIBERTÉS

Pour nous, le respect des droits et libertés des citoyens constitue le principe fondamental qui guide nos relations avec la communauté et avec notre personnel.

PROFESSIONNALISME

La rigueur, le respect des règlements et la formation continue sont au cœur de l’action du Service. Nous cherchons à donner l’exemple par un comportement qui reflète le respect des lois et qui crée un sentiment de confiance et de crédibilité. La valorisation du travail repose sur le professionnalisme.

Le Citoyen s’engage à rapporter tout manquement à ces valeurs de la part de tous ces représentants (voir précédant billet c’est beau la solidarité dans la fonction publique…). Si vous voyez des abus, des manquements, etc., n’hésitez pas à me les transmettre et je les publierai sur ce site. Pour que votre information soit publier, Le Citoyen a besoin des informations suivantes; le lieu de l’incident, la date et l’heure, le numéro d’identification de l’auto patrouille ou de sa plaque.

Toute infraction qui n’est pas tolérée par le SPVM de la part des citoyens ne devrait pas être tolérée par les citoyens lorsque commise par les membres du SPVM.

Le Citoyen

Fait ta part

Publié dans Démocratie le septembre 10th, 2007

Si ta culture t’intéresse, visite ce site;

http://www.accommodements.qc.ca/index.html

C’est beau la solidarité dans la fonction publique.

Publié dans Critique Sociale, Quoi encore? le septembre 10th, 2007

En revenant de chez ma mère, assis confortablement derrière le volant de ma voiture, je suivais une voiture de police sur la rue Hickson.  Derrière ma voiture il y avait un camion de la ville qui me suivait.  Son conducteur, un col bleu pressé d’arriver au Tim Horton nous double, moi et l’auto patrouille par la droite, dans l’espace des autos stationnées, à plus de 50km dans une zone de 30km et en omettant de faire son arrêt obligatoire avant de tourner sur l’avenue Bannantyne.

Les policiers lui cours après, gyrophares allumés et sirènes a fond pour lui remettre sa contrevention…

Ben non! Ostie!

Au lieu de faire leur job, les deux morons dans le char de police continuent de descendre Hickson comme si rien ne c’était passé.  Celui assis derrière le  volant remarque ma face contrarié dans son rétroviseur et me fait un signe de la main et de la tête qui semblait vouloir dire “ben coup donc…”

Je ne veux surtout pas faire mon difficile, mais le col bleu a fait au moins quatre infractions au code de la route devant le regard de deux agents de la paix.

C’est beau la solidarité dans la fonction publique…

Que serait-il arrivé si moi je l’avais doublé de la même façon.

Le Citoyen

Petit cour d’histoire

Publié dans Critique Sociale le septembre 6th, 2007

Un texte de Jean-Marc Piotte

 

Comme vieux citoyens,  nous avons l’avantage, sur les jeunes, d’avoir bien connu trois types d’État : l’État duplessiste (jusqu’en 1959); l’État social ou providence  (de 1960 à 1982); l’État néo-libéral (1982-?). L’État du Québec était la chose de Duplessis et de l’Union nationale. Il fallait être bleu pour y avoir un emploi, comme il fallait être rouge quand le Parti libéral était au pouvoir. Duplessis révérait le marché. L’État ne devait pas y intervenir, sauf  en encourageant, pas des mesures fiscales, les investissements des entreprises privées. Les syndicats étaient combattus, étant une entrave à la liberté du marché. Les biens sociaux, dont l’école et les services de santé, relevaient en grande partie de l’initiative individuelle, de la charité et des communautés religieuses. Le système scolaire était divisé en deux : l’école publique, pour le peuple, conduisant au marché du travail; les collèges classiques, pour les élites et ceux qui avaient la vocation, menant à l’Université ou au Grand Séminaire. Pour les femmes, dont la mission était d’être épouses, mères et ménagères, on privilégiait l’éducation au service de cette mission. La santé était un privilège des riches ou de ceux qui jouissaient d’une bonne police d’assurance. Tous les autres étaient condamnés à se rendre chez le médecin qu’en dernier recours ou à demander la charité auprès des communautés religieuses qui ouvraient leurs hôpitaux aux miséreux de bonne conduite. Le travail d’enseignant et d’infirmière était une vocation, ce qui justifiait  les bas salaires. Du baptême à l’extrême onction, l’Église, grâce au sacrement de pénitence,  veillait sur notre pensée, limitait notre liberté d’expression, déterminait nos lectures et contrôlait notre vie, de l’espace public à nos chambres à coucher.

La Révolution tranquille balaie ce régime pourri d’un Québec qui, malgré des institutions démocratiques, ressemble davantage aux régimes de Salazar et de Franco qu’à ceux de France, des États-Unis ou de l’Ontario. Elle donne un nouveau souffle et une nouvelle vie au Québec. La fonction publique est rendue indépendante du parti au pouvoir. Ainsi, les fonctionnaires, choisis en fonction de leurs diplômes et sur concours, obtiennent une sécurité d’emploi, après une certaine période de probation. Les travailleurs des secteurs publics, para-public et péri-public acquièrent, sauf exceptions, le droit de négociation et de grève : leurs salaires et leurs conditions de travail s’améliorent considérablement. Suite au rapport Parent, le système scolaire est transformé et réunifié, du primaire à l’universitaire, ouvrant largement ses portes aux filles comme aux garçons, aux ruraux comme aux urbains, aux enfants de l’Est comme à ceux de l’Ouest. Reconnaissant le droit de chacun à la santé, quel que soit le revenu familial, l’assurance-santé et l’assurance-hospitalisation sont instaurées. L’État intervient directement dans le marché, en se dotant d’un certain nombre d’instruments économiques, dont la Caisse de dépôt et de placement et l’Hydro-Québec. Ces instruments sont créés malgré l’opposition nette et déclarée des dirigeants, surtout anglophones, de l’économie. Cette intervention de l’État dans le marché favorise le développement d’une élite économique francophone, jusque-là pratiquement inexistante. La loi 101 permet d’orienter vers l’école francophone les enfants d’immigrants, contrant ainsi partiellement la chute de natalité. L’Église perd sa mainmise sur nos consciences : la chanson, la littérature, le théâtre, le cinéma et l’ensemble des arts s’épanouissent. Le système électoral est rendu indépendant du parti au pouvoir et les partis politiques sont soustraits, du moins en partie, au contrôle des bailleurs de fonds. Il faut sans doute avoir vécu cette période de notre histoire pour comprendre l’ampleur des bouleversements qui ont profondément changé le Québec.

En 1982, le gouvernement péquiste décrète l’ensemble des conventions collectives des travailleurs de l’État, impose des baisses considérables de salaires et, gracieuseté de Monsieur Parizeau, supprime l’indexation du régime de retraite du gouvernement, sauf lorsque l’inflation dépasse 3%. C’est le début, au Québec, d’une politique néo-libérale que les deux ordres de gouvernement, indépendamment du parti au pouvoir, imposeront de manière plus ou moins radicale et qui suscitera l’opposition des syndicats, des groupes populaires et communautaires, et de tous ceux imbus de justice et d’équité sociale. Quelle est cette politique néo-libérale et d’où vient-elle?

Dans les décennies 1960 et 1970, les travailleurs ont le gros bout du bâton. Ils obtiennent de bonnes augmentations de salaire et jouissent des mesures sociales progressistes adoptées par l’État, de sorte que leur niveau et leur qualité de vie s’améliorent considérablement. De l’autre côté, les entreprises voient leurs profits, moteur de l’économie, se réduire, tandis que l’État s’endette. Pour répondre à cette crise, des économistes de l’Université de Chicago développent des positions qui seront appliquées par Pinochet au Chili, Thatcher en Grande-Bretagne et Reagan aux États-Unis. Ce dernier pays, contrôlant le tiers de l’économie de la planète, les positions adoptées s’étendront peu à peu à l’ensemble de celle-ci.

La crise de rentabilité des entreprises, disent ces économistes, est causée par les nombreuses et contraignantes réglementations qui limitent leur liberté de manœuvre. Il faut donc les supprimer, même si elles visaient la protection de l’environnement  et la satisfaction de besoins sociaux. Il faut, de plus, faire disparaître les barrières tarifaires qui s’opposent à la libre circulation des investissements et des marchandises (l’Aléna, appuyée par le Parti québécois, le Parti libéral du Québec et le Parti conservateur canadien, s’inscrit dans cette perspective). L’ennemi du développement économique est l’inflation, et non le chômage : si on limite celle-là, celui-ci se résorbera, croyait-on, à tort évidemment. Le marché, qui repose sur la concurrence et la compétition, récompense les gagnants et punit les perdants : il représente le Bien. L’État est utile, s’il défend le pays contre des ennemis extérieurs (armée et diplomatie), s’il protège les biens et la vie de ses citoyens ( appareil judiciaire et police) et s’il sert le marché libre. Il devient le Mal, s’il cherche à subordonner celui-ci à des valeurs comme l’égalité et l’équité, s’il veut le contraindre à respecter l’environnement et s’il veut obliger les gagnants à ne pas sacrifier les perdants à l’aune de l’efficacité, de la productivité et du profit.

Cette politique n’est pas uniformément appliquée. Soumise à de vives résistances, elle s’impose en poursuivant parfois des chemins détournés. L’une des mesures les moins visibles est la destruction du principe d’universalité qui régissait les programmes sociaux : tous y contribuaient selon leurs revenus (impôt progressif) et tous y avaient également droit. La progressivité de l’impôt est réduite et les taxes à la consommation, accrues, contredisant ainsi la juste redistribution des revenus en faveur des démunis. De plus, les mesures sociales sont particularisées et ciblées en fonction de segments précis de la population (ainsi, le montant de la pension de vieillesse n’est plus le même pour tous). Ces deux mesures amochent l’esprit de solidarité citoyenne qui amenait la classe moyenne à appuyer les mesures sociales, auxquelles elle avait également accès, même si elle les finançait bien davantage que les citoyens défavorisés par et sur le marché.

On connaît la détérioration du système de santé (virage ambulatoire jetant à la rue les psychiatrisés, liste d’attente  pour se faire soigner et urgences débordées) et du système scolaire (croissance du nombre d’étudiants par enseignant, intégration des déficients intellectuels et affectifs dans les classes régulières, intégration à ces classes d’immigrants ne maîtrisant pas la langue et réduction du nombre de spécialistes). On sait aussi que le pouvoir de négociation des travailleurs s’est dégradé : face à des entreprises qui menacent de sous-traiter le travail ou de déménager les emplois ailleurs, les syndicats se soumettent trop souvent aux desiderata des patrons. (Observez la saga de Bombardier qui, sous la menace d’aller ailleurs, a obtenu des concessions très importantes du syndicat et exige de recevoir des gouvernements provincial et fédéral  des subventions qui socialiseraient le risque, tout en conservant la privatisation du profit.) Au Québec, comme aux États-Unis, le niveau de vie moyen des familles ne s’est pas amélioré depuis vingt ans, si on tient compte de l’inflation et de la croissance des prélèvements fiscaux. Les plus affectés sont les travailleurs atypiques (temporaire, à temps partiel,…) qui constituent maintenant plus d’un tiers de la main-d’œuvre. Les jeunes y sont souvent cantonnés : comment penser fonder une famille, si on ignore ce que seront ses revenus? Durant la même période, les revenus des dirigeants d’entreprises ont été plus que quintuplés.

Cette situation décourageante deviendrait déprimante, si on ne devait se reposer que sur les mouvements de résistance menés par les syndicats et des groupes communautaires. Heureusement, des jeunes se sont mobilisés pour la justice sociale et le respect de l’environnement, et contre la mondialisation néo-libérale lors du Sommet de Québec. Ils  ont participé massivement  aux manifestations grandioses pour la paix et contre la guerre en Irak conduite par des États-Unis agressifs et impérialistes. Ce sont ces mêmes jeunes qui, étudiants et la plupart travailleurs précaires, ont mené la grève étudiante la plus étendue de l’histoire du Québec, afin de défendre les plus démunis qui avaient vu leurs bourses transformées en prêts par le gouvernement en place.

Cette mobilisation des jeunes et des moins jeunes ne se vit pas seulement au Québec : elle traverse l’ensemble des sociétés soumises à des politiques guerrières et antisociales. Ces jeunes renouent avec les valeurs de liberté, de justice sociale et de solidarité qui avaient animé les mouvements de jeunes des années 1960 et 1970.

Paru dans Quoi de neuf?, revue de l’AREQ, vol. 27, no 5, juillet-août 2005.

Hymne du Citoyen

Publié dans Critique Sociale le septembre 6th, 2007

les-cowboys-fringants-en-berne1.mp3

Je le sais que tous le monde la connait mais prend le temps de bien comprendre les paroles.

Voici l’hymne du site du Citoyen (ça pourrait aussi bien être notre nouvel hymne nationale)

En berne des Cowboys Fringants

Chu né “dins” années soixante-dix
Dans un Québec en plein changement
Où l’emblème de la fleur de lys
Donnait un peu d’espoir aux gens

Mais quand je r’garde ça aujourd’hui
Chu donc pas fier de ma patrie
Ça dort au gaz dins bungalows
Le cul assis su’l statut quo

En s’gavant de téléromans
Et des talks-shows les plus stupides
Se laissant mourir su’l divan
Avec leur petit air candide

Dans ce royaume de la poutine
On s’complait dans’ médocrité
Bien satisfaits de notre routine
Et du bonheur pré-fabriqué

“Prendrais-tu un p’tit gratteux?”
Me dit l’caissier au dépanneur
“Enweye le gros, sors ton p’tit deux
Être millionnaire c’est le bonheur”

Y’s’met à rêver le samedi
Qu’y va p’t'être quitter son taudis
Espère toujours maudit moron
T’as une chance sur quatorze millions

Dans l’stationnement du casino
Un gars s’tire une balle dans la tête
Ayant tout “flobé” son magot
Y’avait pu trop l’coeur à la fête

Mais l’gouvernement s’en balance
Y’s’nourrit à même les gamblers
En exploitant leur dépendance
Un peu comme le f’rait un pusher
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si tu rêves d’avoir un pays
Ben moi j’te dis qu’t'es mal parti
T’as ben plus de chances de gagner à’ loterie…
On a été pendant des années
Un petit peuple de yes-man
Qui marchait les fesses serrées
Quand arrivait le foreman

Aujourd’hui ça’ un peu changé
Les gars sont tous syndiqués
Ça jase trois-quatre autour d’une pelle
En r’gardant le plus jeune faire du zèle

Mais faudrait pas s’réjouir trop vite
On est encore des porteurs d’eau
À la solde des gens de l’élite
Et des pleins d’marde en tuxedo

Quand l’boss d’une grosse corporation
Ferme son usine en Gaspésie
‘Te d’mandera pas ton opinion
Y’ va t’slaquer sans t’dire merci!

Un robineux quête dans la rue
Au pied d’un grand building en verre
Y va passer inaperçu
À la sortie des actionnaires

C’qui compte pour eux c’est les revenus
Et non les problèmes de la terre
“C’pas d’ma faute si t’es un trou d’cul
Moi l’important c’est que j’prospère”

Et l’premier-ministre fait semblant
Qui s’en fait pour les pauvres gens
Alors qu’on sait qu’y est au service
Des fortunés et d’leurs business

L’environnement, la pauvreté
Ç’pas des sujets prioritaires
On n’entend pas beaucoup parler
Derrière les portes des ministères
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si t’es content de ce pays
Ben ça mon homme c’est ton avis
Tu dois être le PDG d’une compagnie
Quand on apprend que dans le nord
Y’s’passe de quoi d’pas catholique
Que nos forêts sont mises à mort
Ça jase dans l’opinion publique

Deux s’maines et ça sombre dans l’oubli
L’histoire est morte et enterrée
Et dans le parc d’la Vérendrye
Ils continuent à tout raser

C’est ça l’problème de ma patrie
Y’a pas personne pour s’indigner
Contre la fausse démocratie
Qui sert les riches et les banquiers

Dans cette contrée peuplée d’ignares
‘Faut pas trop s’rappeler d’son histoire
Ici y’a juste les plaques de char
Qu’y ont encore un ti-peu d’mémoire…
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Et j’emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si c’est ça qu’t'appelles une nation
Probable que tu sois assez con
T’es mûr pour te présenter aux élections…

Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne
Si c’est ça l’Québec moderne
Ben moi j’mets mon drapeau en berne