Le changement
Tous les jours, on entend parler de changement. Au travail, les changements technologiques, les changements de culture, les fusions, les réorganisations sont devenus matière courante. Sur le plan personnel, on n’y échappe pas non plus ; nouvel emploi, nouvel amant, déménagement…
Réagir au changement, positivement ou négativement, est tout à fait normal. Cela peut représenter un défi stimulant ou frustrant selon la perception que l’on a du changement. Toutefois, on a souvent tendance à mobiliser nos énergies en fonction de nos réactions négatives.
Un des besoins de base de tous les être humains est celui de la prévisibilité. On a donc tendance à s’accrocher au connu et au prévisible, qui paraît tellement plus rassurant que l’imprévisibilité d’une nouvelle situation. Ce besoin de prévisibilité est si fort que souvent, face à la simple possibilité d’un échec ou même simplement face à une situation qui sort de l’ordinaire, la personne retourne instinctivement vers ce qui lui est connu, plus familier.
Le niveau de stabilité de l’environnement quotidien est aussi un facteur qui permet d’affronter de nouvelles situations de façon plus ou moins objectives. Plus l’on vit dans l’imprévisible, plus on acceptera difficilement de vivre de nouvelles situations. Ainsi un changement apporté dans un environnement stable pourra représenter un élément motivateur alors qu’il sera un élément perturbateur dans un environnement instable.
Une autre réaction commune face au changement, c’est la notion de perte qui l’entoure. Il faut être prêt à perdre certains acquis en échange des gains que peut apporter le changement. C’est souvent la crainte des pertes (contrôle, acquis, expérience, confort, etc) qui fait réagir négativement. Plutôt que de voir l’ensemble à long terme, on s’arrête davantage à l’inconfort à court terme provoqué par le changement en question.
Ce qui est vrai pour l’individu l’est aussi pour les grandes organisations, tel le gouvernement. C’est pour cette raison, question d’instabilité journalière interne et la peur de la perte de son contrôle sur le peuple, qu’il est très difficile de faire accepter des changements de culture au sein du gouvernement. Notre système gouvernemental est malade et s’il faut attendre que le gouvernement provoque les changements nécessaires à sa remise en question, nous allons attendre longtemps.
Le Citoyen