Équité salarial
Corriger une injustice sociale semble être une chose très difficile pour le Parti Libéral alors que le gouvernement s’y était pourtant engagé. Je parle ici des femmes qui sont en congé parental et qui voient leurs chèques d’assurance parental coupés à cause qu’elles reçoivent un revenu autre. Tout autre revenu doit, selon la loi, être déclaré sous peine d’une amende et de poursuite judiciaire. Sur le site Internet du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on soutient qu’il est possible, en effet, que la prestation soit diminuée au moment de recevoir l’augmentation rétroactive de salaire.
A mon avis, l’argent que ces femmes reçoivent leurs est dus depuis longtemps et ne devrait pas être soumis aux lois de l’assistance sociale (congé parental, assurance chômage, etc.). Si en recevant ces sommes d’argents ces femmes vivent leur situation de façon plus aisé, bien à elles.
Hier, pendant la période de question à l’Assemblée Nationale, Agnès Maltais, députée de Taschereau et porte-parole du PQ en matière de condition féminine demandait à Christine St-Pierre, responsable de la condition féminine si elle était d’accord avec son gouvernement sur le sujet des coupures des chèques d’assurance parentale. Cette dernière s’est abstenue de répondre. Certain qu’elle ne répondra pas, les élus doivent suivre les directives de leurs chefs. Fini le temps d’avoir une pensée à soit, le parti dit le député suit. C’est beau la démocratie. Par contre, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, a promis «d’examiner le dossier avec plus de soin», mais du même souffle, elle a laissé entendre qu’il s’agissait bel et bien d’un salaire, donc d’un revenu.
Je suis d’accord avec la présidente du Conseil du Trésor qu’il s’agit d’un revenu, mais bordel c’est un revenu que ces femmes sont supposées avoir reçu depuis longtemps. Donc, encore une preuve que le gouvernement est toujours prêt à donner d’une main mais seulement s’il est capable de reprendre avec l’autre main.
Le Citoyen