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Quelques livres pour penser autrement

- La désobéissance civile
Henry David Thoreau (éd. : Jean-Jacques Pauvert 1968)

- Quel rôle pour l’état ?
Noam Chomsky (éd. : écosociété)

- Les neufs clés de la modernité
Jean-Jacques Piotte (éd. : Québec Amérique)

- Ce que tous les Québécois devraient savoir sur l’économie
James D. Gwartney et Richard L. Stroup (éd. : Inst. économique de Montréal)

- Pour que demain soit (l’écologie sociale en action)
Serge Mongeau (éd. : écosociété)

- La simplicité volontaire, plus que jamais…
Serge Mongeau (éd. : écosociété)

- Acheter, c’est voter (le cas du café)
Laure Waridel (éd. : écosociété)

- L’anarchie
Errico Malatesta (éd. : LUXédition)

- FLQ, histoire d’un mouvement clandestin
Louis Fournier (éd. : Lanctôt éditeur)

 

2 Réponses to “Quelques livres pour penser autrement”

  1. Paul Says:

    La liste de livres que le Citoyen nous présente est vraiment intéressante, j’en ai d’ailleurs quelques uns chez moi, mais il y en a d’autres. Je vous en propose deux; Refus Global de Paul-Émile Borduas et aussi, Au pouvoir, Citoyens! de André Larocque.

  2. Simon Bédard Goulet Says:

    Cest livres sont d’excellente suggestion. Je recommande vivement “Tout ce que les Québécois devraient savoir sur l’économie”, un petit livre de poche rapide, un peu de droite mais qui explique bien les principes de base de l’économie. Il est même disponible gratuitement à :
    http://www.iedm.org/uploaded/pdf/cequelesquebecois.pdf

    Si vous voulez avoir une vision un peu plus critique, je vous suggère aussi de tenir compte des éléments suivants pendant votre lecture:

    P.21 L’échange volontaire encourage le progrès économique
    C’est bien vrai, mais quand on parle de spécialisation, il faut mettre certains bémols. En effet, si la spécialisation semble toujours avoir des effets bénéfiques en termes de chiffres au niveau économique, elle comporte aussi certains défauts. Notamment au niveau des ménages car on attribue très peu de valeur aux activités faites à l’intérieur d’un ménage, alors que cette valeur peut être très importante. En effet, il n’y a aucun argent associé à : entretenir sa maison, laver sa vaisselle et ses vêtements, élever ses enfants, etc. Or, ces activités sont tous très importantes pour notre qualité de vie et au niveau économique. Il faut donc être conscient que malgré l’absence de coût, il y a une valeur associée aux activités à l’intérieur des foyers.

    De plus, Adam Smith avait émis des craintes sur le fait que la spécialisation à outrance conduit à des professions sans intérêt où l’individu ne peut se réaliser. L’individu pourrait alors se retrouver à perdre une partie de ses facultés mentales et physiques, ce qui ne serait pas dans l’intérêt de tous. Le gouvernement devrait donc prévenir le marché de tendre vers cette situation.

    P.25 Les coûts de transaction présente un obstacle à l’échange; la réduction de cet obstacle aidera à promouvoir le progrès économique.
    C’est encore une fois vrai mais on devrait aussi tenir compte des éléments suivants :
    - Les coûts de transaction limitent la spéculation. Or, la spéculation n’apporte aucune valeur économique, elle ne fait que profiter à certains individus à court-terme au détriment des autres, ayant souvent des conséquences négatives beaucoup plus importantes que son impact positif. C’est pourquoi, dans des domaines sensibles à la spéculation, l’imposition de coût de transaction peut parfois favoriser le progrès économique à long terme.
    - Lorsqu’on subventionne le transport, on encourage plus l’échange qui le sollicite le plus. Ainsi, si le gouvernement utilise les impôts pour subventionner les routes, il se trouve à utiliser l’argent des contribuables pour subventionner les produits nécessitant l’usage de camions. Plus la distance parcourue est grande, plus la subvention à l’entreprise est grande….

    P.29 Les augmentations de revenu réel dépendent des augmentations réelles de la production
    L’économie de marché considère seulement la valeur d’un emploi en terme de production/revenu. Toutefois, un emploi a aussi une grande valeur sociale : Réalisation de soi, maintient de l’unité familliale, etc. (Ce qui amène aussi des avantages économiques : baisse du taux de criminalité, amélioration de la santé, etc.)
    De plus, par rapport aux syndicats et au salaire minimum, il faut voir que leur but respectif est d’assurer une redistribution des revenus au sein d’une entreprise et de la société. La redistribution des revenus est critique dans une société pour assurer un sens de justice sociale et pour assurer que l’économie profite à tous. À court-terme, on trouve généralement que cette redistribution à un impact négatif sur la capacité de production. Il ne faut toutefois pas oublier que l’objectif de cette production est de satisfaire les besoins d’une population. Si seule une minorité de riches profite de l’augmentation de la production, alors celle-ci perd en intérêt.
    Ainsi, en tenant compte des points suivants :
    - Le syndicat a l’avantage de mettre de l’avant un seul représentant pour négocier l’ensemble des conditions de travail des employés, il peut donc avoir un rôle positif.
    - Dans de nombreux domaines, une hausse du salaire minimum n’a pas d’impact sur la production malgré ses impacts importants au niveau de la redistribution de richesse. Par exemple, un Wal-Mart n’aura pas moins d’employés si ceux-ci coûtent plus cher (jusqu’à un certain point). À la limite, on verra simplement une différence sur le prix des produits.
    Les syndicats et le salaire minimum ont donc un certain rôle à jouer, toutefois si ceux-ci sont trop “puissants”, ils peuvent avoir un impact négatif sur la production plus important que d’autres formes de redistribution de la richesse (comme un impôt progressif) et ils deviennent alors problématiques.

    P.39 Le revenu est une compensation qu’on obtient en rendant service aux autres. Les gens gagnent un revenu en aidant les autres.
    C’est ce que ça devrait être et c’est généralement vrai. Ce n’est toutefois pas nécessairement le cas. Le marché noir (vente de drogue, prostitution, etc.), la fraude (dans laquelle on pourrait inclure certaines formes de monopoles) ou toute appropriation d’un bien commun au détriment de la population permet aussi à certains individus de s’enrichir bien qu’il n’aient pas nécessairement rendu service à la population.

    P. 47 Le principe de la “main invisible” stipule que le système des prix permet d’harmoniser l’intérêt de l’individu avec le bien-être général.
    On comprend toutefois suffisamment le principe derrière le processus pour affirmer que celui-ci se base sur quelques hypothèses:
    - La concurrence est libre : Peu d’investissement sont nécessaire pour entrer dans le marché, n’importe qui peut s’y intégrer.
    - Le consommateur est parfaitement informé : Celui-ci devrait être en mesure de savor la durée de vie d’un certain produit par rapport aux autres, les coûts d’entretien, etc.
    - Le consommateur choisit de façon rationnelle : Il achète toujours ce qui est le mieux pour lui en terme économique par rapport à ses besoins.
    Bien que ces trois conditions soit rarement respectées, le principe de la main invisible s’applique tout de même, mais de façon imparfaite. C’est ce qui explique certaines distortions comme au niveau du pétrole. En effet, on ne peut pas débuter facilement une compagnie pétrolière, celles-ci peuvent donc se permettre de jouer un peu sur les prix pour augmenter leur profit. Toutefois, à long terme elle ne peuvent pas garder leur prix trop haut, car ça aura une influence sur la consommation des gens et que la quantité de pétrole consommée risque alors de diminuer. De plus, de nouveaux compétiteurs pourraient entrer dans le marché.

    Bonne lecture !

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