Qu’est-ce que l’assistance sociale?
Selon le site du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le rôle du « Bien-être social » est le suivant : les programme d’aide sociale et de solidarité sociale du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) assure une aide financière de dernier recours aux adultes résidents québécois dont les ressources sont inférieures au montant nécessaire reconnu par règlement pour subvenir à leurs besoins essentiels (logement, nourriture) et à ceux de leur famille.
Petite histoire de l’assistance sociale
Pendant très longtemps, les services de charité étaient en effet confiés à des organismes non étatiques comme l’Église, l’armée du salut et les hôpitaux privés. Lors de la grande dépression de 1929 à 1936, un grand effort est déployé afin de porter assistance aux plus pauvres. Le ministère du bien-être social a été créé en 1940. Depuis le milieu des années 1990, les conditions d’accès sont devenues plus strictes, ce qui a réduit de façon notable le nombre de personne pouvant se prévaloir de l’aide sociale. Dans la foulée, l’allocation mensuelle a notablement été réduite. Dans l’imaginaire populaire québécois, les bénéficiaires de ce service ont régulièrement été perçus comme des fraudeurs ou bien des profiteurs.
Aujourd’hui
Donc, de nos jours, lorsqu’une personne physique transmet les preuves nécessaires qui démontrent son incapacité à se soutenir financièrement sur une longue durée, le Gouvernement du Québec lui verse une allocation mensuelle. De plus, la personne a accès à différents services à coût réduit ou gratuitement.
Quand Sam Haddad, nouveau ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale affirme dans une entrevue « que ceux qui pourraient travailler ne le veulent pas parce qu’ils sont trop bien traités. Les assistés sociaux aptes au travail reçoivent 548 dollars par mois. », il marche sur une très fine lame. Je pense, en toute modestie, qu’il s’attaquait seulement aux abuseurs du système.
(Ici, je me permets de faire une petite parenthèse; comment peut-on espérer que le citoyen moyen apprenne à se tenir debout alors que ses élus ne sont même pas capables de défendre leurs idées. Peut-être que Sam Haddad avait raison, peut-être que non. Mais comment le savoir puisqu’au lieu de s’expliquer et de défendre son point de vu, il a fait comme tous les politiciens qui veulent garder leur job, il s’est caché derrière les excuses et le discours officiel dicté par quelqu’un d’autre. S’il y croyait, il se devait de s’expliquer, d’en débattre et d’essayer de nous convaincre.)
Il est injuste de croire que tous les assistés sociaux préfèrent encaisser le chèque du gouvernement plutôt que d’aller travailler. Des citoyens qui sont vraiment dans le besoin, qui n’ont pas d’éducation, pas d’autres ressources, qui ne sont pas aptes à retourner au travail ça existe. Ouvrez-vous les yeux ! Ces citoyens ont besoins d’être traités avec dignité et respect et d’être appuyé dans leur démarche de réinsertion sociale.
Forcement, il y a des gens qui profitent du système et qu’avec les impôts qu’on paye se laissent vivre. Mais est-ce que parce qu’il y a une minorité de profiteurs qu’on devrait abandonner un service qui aide ceux qui sont vraiment dans le besoin.
Une mauvaise façon pour le gouvernement de contrer les « profiteurs » serait de couper les prestations parce que la personne va manger chez des amis ou chez sa famille. Hey, bande de cave, peut-être qu’avec un chèque de $548 par mois et que 80% de ce chèque disparaît pour le loyer, les fins de mois peuvent être difficile. Vous devriez encourager l’entraide sociale au lieu d’essayer d’isoler les prestataires.
Par contre, j’offre humblement une suggestion au gouvernement pour réduire le nombre de fraudeurs. Premièrement, vos systèmes sont informatisés maintenant, alors la création d’un logiciel qui identifie les adresses qui reçoivent plus qu’un certains nombres chèques à chaque mois pourrait vous être utile.
(Petite anecdote; lorsque je travaillait à la Société Canadienne des Postes, un employé au traitement du courrier me remet une pile d’enveloppes de chèques d’assistance sociale, il devait en avoir au moins une trentaine, qui étaient toutes destinées à la même adresse mais toutes pour des prestataires différents. Je me suis présenté au service de sécurité et d’enquête interne et ils m’ont dit de remettre les lettres dans le flot du courrier, que ce n’était pas de leurs affaires. Lorsque j’ai voulu contacter les service de la police, j’ai été menacé par la direction de mesures disciplinaires importantes allant jusqu’au congédiement si je ne laissais pas tomber le dossier. Je comprends que la vie privée des citoyens est sacrée pour la Société Canadienne des Postes, mais il y a quand même des limites.)
La chasse aux fraudeurs c’est certainement une bonne idée, mais l’important serait de trouver des moyens pour enrayer le problème de la pauvreté et la réinsertion sociale à la source.
Le Citoyen
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