Archive for mai, 2007

Le nouveau Plateau…

Publié dans Verdun le mai 31st, 2007

En début de chaque été depuis maintenant plus de trois ans, on entend parler partout que Verdun est à la veille de devenir le nouveau Plateau. J’ai lu ça, par le passé, dans le VOIR et le Messager de Verdun entre autres. C’était l’une des raisons qui m’ont convaincu d’établir mon Café Bistro à Verdun il y trois ans. Belle gaffe !

Nouveau Plateau… Mon œil !

Mis à part l’augmentation de l’immobilier, causée par la grande nouvelle, au grand plaisir des promoteurs et des propriétaires mais aussi au grand dam des locataires et des nouveaux acheteurs, il est ou le nouveau Plateau. Je l’attends encore.

C’est vrai qu’à chaque année, il y a de nouvelles boutiques, de nouveaux Cafés, bistros et restaurants qui prennent pignon sur rue à Verdun. L’arrondissement, par grand déploiement médiatique s’en vante. Et pourquoi pas, seulement il semble toujours oublier de parler de tous les commerces qui ont fermé pendant cette même année. L’année qui vient de passer a été particulièrement difficile pour le nouveau Plateau. Allez vous promener sur l’avenue Wellington, la grande rue commerciale, et vous n’arrêterez plus de compter les locaux à louer, les commerces en faillites et les vitrines placardées. Prenez les temps d’entrer dans les quelques commerces qui survivent et parlez-en aux propriétaires. Leur réaction vous en dira long.

Donc de grâce, cette année, mesdames et messieurs des médias, avant d’annoncer encore une fois que Verdun est le nouveau Plateau, prenez les temps de venir visiter l’arrondissement pour ne pas avoir à dire des conneries. S’il vous plait, laissez cet arrondissement grandir à son rythme.

Le Citoyen

Salon National de l’Environnement

Publié dans Action Sociale le mai 30th, 2007

 

 

 

 

 

 

Deuxième édition
Les 8, 9 et 10 juin 2007
Vendredi de 10h à 21h ~ Samedi de 10h à 21h ~ Dimanche de 10h à 18h
Place des Vestiges sur les Quais du Vieux-Port de Montréal
ENTRÉE GRATUITE !
150 exposants et 30 000 visiteurs attendus !
La Coopérative de travail Terre Nouvelle est heureuse de vous convier à cette grande fête de l’environnement.

 

Option Canada, laissez moi rire…

Publié dans Critique Sociale le mai 30th, 2007

Ridicule ! Simplement ridicule que d’accuser le camp du NON d’avoir investi des sommes d’argents illégales ($539,000 selon le rapport Grenier sur les dépenses d’Option Canada) durant le dernier référendum. Il me semble que si l’on veut briser votre famille ou vous enlever la garde d’un de vos enfants, vous feriez tout, légalement et peut-être illégalement aussi, pour protéger votre famille. C’est ce que le gouvernement fédéral a fait avec Option Canada. Peut-on le blâmer ? Je vous dis que non.

De toute façon, les électeurs déjà vendus au camp du OUI ou au camp du NON n’ont certainement pas été influencés par la stratégie d’Option Canada. Pour eux, c’est comme une croyance religieuse, tous les arguments bons ou mauvais ne leurs feront jamais perdre leur croyance ou leur allégeance. Par contre, pour les indécis, reste à voir si cette stratégie les a fait balancer d’un côté comme de l’autre.

Quant à moi, un simple citoyen qui se réserve le droit de ne jamais voter (je vous explique pourquoi dans un prochain billet), j’ai été tellement insulté par le gros show hypocrite d’amour du reste du Canada envers le Québec que je me suis levé pour aller faire mon devoir de citoyen pour la première depuis très longtemps et j’ai voté pour le camps du OUI ! Ceux qui me connaissent viennent tous de tomber en bas de leur chaise, « lui, voter ?!? ». Ben oui, je m’excuse. Blague à part, je suis certain que je ne n’étais pas le seul à avoir été secoué cette insulte.

Alors pourquoi est-ce que le référendum a été perdu ? Bonne question s’il en est une. Simplement parce que le Parti Québécois, entre autres, n’avait jamais pensé prendre le temps de simplement informer les Québécois. Au lieu de démonisé la fédération et de glorifier le nouveau pays, si les acteurs de ce référendum avaient (depuis longtemps) présenté les risques comme les avantages de devenir un pays souverain, les québécois auraient voté en connaissance de cause. Quelqu’un de bien informé prend une décision éclairée et jamais aucune campagne de marketing ne pourrait changer cela.

Attendez, peut-être que c’est ça la clef du mystère. Peut-être que vous, les meneurs du projet souverainiste avez peur qu’un Québécois bien informé ne vous soutiendrait jamais. Donc, continuez de blâmer l’argent du fédéral, les anglais, les ethnies, les autres en général. Continuez de nous garder dans le noir, de nous traiter comme des enfants sans jugement. Continuez de croire en vos chimères et surtout continuez de faire de la politique de peur dans un Canada uni.

Le Citoyen

Lettre à Mme Marois

Publié dans Critique Sociale le mai 30th, 2007

Belles promesses et excellente stratégie que de mettre le projet de la souveraineté sur la tablette le temps de redonner une fierté aux citoyens du Québec. Les campagnes de peur ça ne prend pas au Québec contrairement à nos amis du sud. Après tout, ne sommes nous pas une société distincte.

Présentez la réalité telle qu’elle est. Donnez l’information, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Dites la vérité franche. Ensuite, peu importe les sommes que le camp du NON investira, si le peuple est bien informé et fier, il saura prendre les bonnes décisions.

Tant qu’à y être, plusieurs promesses présentées par le PQ seront tenues seulement après un référendum gagnant, peut-être devriez-vous y voir aussitôt que vous et votre parti reprendrez le pouvoir.

J’espère vraiment, Mme Marois, que vous tiendrez vos promesses, j’espère surtout que votre parti vous laissera tenir vos promesses.

Le Citoyen

LES LUNDIS DE L’HISTOIRE:

Publié dans Action Sociale le mai 27th, 2007

Café Oh LaLa – à la sortie du Métro Beaubien coin Châteaubriand-
à 19h
Renseignements : François Saint-Louis : 514 271 3638
ENTRÉE LIBRE
Série de causeries sur la langue française
Janvier-juin 2007

La place de la langue française dans le combat national au Québec depuis ses origines jusqu’à nos jours par

GILLES RHÉAUME, maître en philosophie

28 mai : « La francophobie canadienne ou sur une constante de l’histoire »

4 juin : « Les partis politiques et la question du français »

11 juin : « Comment Ottawa anglicise le Québec »

Source: Le Conseil de la Souveraineté du Québec

La médiacratie

Publié dans Démocratie le mai 24th, 2007

Depuis les années 1960 les médias (la télévision en particulier) ont envahie le monde de la politique. Fut un temps ou les médias, plus libres, moins centralisés, étaient au service de l’information pour le peuple. Aujourd’hui, sans entrer dans le débat de liberté de la presse, les médias sont au service des politiciens, ou devrais-je dire, pour n’insulter personne, que les politiciens sont devenus maîtres dans l’utilisation des médias pour leur image.

Mettre la médiacratie devant la démocratie implique la domination de l’image sur le débat, de l’information immédiate sur le commentaire réfléchi, de la supériorité de la petite phrase du leader politique sur la cohérence du discours de son parti, de la course à l’audience et de la « vérité vendable » sur les réels débats. Sans trop exagérer, j’affirme que la médiacratie fait reculer la démocratie au temps des grandes propagandes.

Pour le politicien qui utilise la médiacratie, le citoyen est réduit à n’être qu’un simple « consommateur-à-séduire » plutôt qu’un réel « citoyen-décideur-participant » ce qui transforme en profondeur les relations entre le citoyen et la « réalité » politique.

Faut-il craindre la médiacratie ? Je pense qu’au minimum, nous devons nous en inquiéter. Quand l’importance de vendre son image (ou celui de son parti) l’emporte sur les idées, les débats et les enjeux, alors je dis que la démocratie est en chute libre.

Le Citoyen

Message à la Vieille Garde…

Publié dans Critique Sociale le mai 23rd, 2007

Les jeunes sont différents, mais quand on les écoute, ils sont prêts à vous entendre mais il faut écouter d’abord. Quand on sait ce que les gens ont dans la tête, ce qu’ils pensent, leurs aspirations, on peut essayer de les toucher, de les convaincre. On peut engager une discussion. Autrement, on passera à côté.

Donnez leurs la chance de s’exprimer, dans des forum de discussion, sur la place publique et même à l’intérieur des partis politique et vous verrez qu’ils sont prêt à prendre la relève. Mettre la Vieille Garde de côté, jamais, mais par contre vos méthodes sont peut-être dépassées. Transmettez votre savoir aux jeunes et parlez leurs de vos expériences. En sommes, devenez des coachs au lieu de devenir des dinosaures qui s’attachent au pouvoir par simple peur d’être oubliés.

Les jeunes ont besoin de discussion, de débats. Ils peuvent questionner utilement les façons de faire et de penser, parce qu’ils sont jeunes justement et ils voient les choses sous un œil nouveau. La politique, ou plutôt les politiciens ne les intéressent peut-être plus (à preuve le récent sondage dans le journal de Montréal qui place les politiciens avant derniers sur l’échelle de la confiance des citoyens), mais présentez leurs une cause sociale et ils crieront PRÉSENT.

Le Citoyen

Équité salarial

Publié dans Critique Sociale le mai 23rd, 2007

Corriger une injustice sociale semble être une chose très difficile pour le Parti Libéral alors que le gouvernement s’y était pourtant engagé. Je parle ici des femmes qui sont en congé parental et qui voient leurs chèques d’assurance parental coupés à cause qu’elles reçoivent un revenu autre. Tout autre revenu doit, selon la loi, être déclaré sous peine d’une amende et de poursuite judiciaire. Sur le site Internet du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, on soutient qu’il est possible, en effet, que la prestation soit diminuée au moment de recevoir l’augmentation rétroactive de salaire.

A mon avis, l’argent que ces femmes reçoivent leurs est dus depuis longtemps et ne devrait pas être soumis aux lois de l’assistance sociale (congé parental, assurance chômage, etc.). Si en recevant ces sommes d’argents ces femmes vivent leur situation de façon plus aisé, bien à elles.

Hier, pendant la période de question à l’Assemblée Nationale, Agnès Maltais, députée de Taschereau et porte-parole du PQ en matière de condition féminine demandait à Christine St-Pierre, responsable de la condition féminine si elle était d’accord avec son gouvernement sur le sujet des coupures des chèques d’assurance parentale. Cette dernière s’est abstenue de répondre. Certain qu’elle ne répondra pas, les élus doivent suivre les directives de leurs chefs.  Fini le temps d’avoir une pensée à soit, le parti dit le député suit.  C’est beau la démocratie.  Par contre, la présidente du Conseil du Trésor, Monique Jérôme-Forget, a promis «d’examiner le dossier avec plus de soin», mais du même souffle, elle a laissé entendre qu’il s’agissait bel et bien d’un salaire, donc d’un revenu.

Je suis d’accord avec la présidente du Conseil du Trésor qu’il s’agit d’un revenu, mais bordel c’est un revenu que ces femmes sont supposées avoir reçu depuis longtemps. Donc, encore une preuve que le gouvernement est toujours prêt à donner d’une main mais seulement s’il est capable de reprendre avec l’autre main.

Le Citoyen

Pour la survie du logement social

Publié dans Action Sociale le mai 23rd, 2007

MANIFESTATION NATIONALE

Pour la survie du logement social
Le samedi 26 mai 2007,
à Montréal.

RASSEMBLEMENT :
à 13h30,
dans le Parc Westmount (coin De Maisonneuve Ouest et Melville).

La manifestation se rendra dans le quartier voisin, à Saint-Henri. Du transport collectif est organisé dans les différentes régions.

Pour plus d’informations, on doit contacter l’association de locataires ou le comité logement le plus proche.

Même s’il vient d’encaisser 187 millions $ du fédéral pour la construction de nouveaux logements à bas loyer, le gouvernement Charest veut ni plus ni moins freiner le développement des logements sociaux !

Pendant ce temps, plus de 445 000 ménages locataires paient plus qu’ils ne le devraient pour se loger. Ça prend de nouveaux logements sociaux ! ! !

Réforme du mode de scrutin

Publié dans Action Sociale le mai 23rd, 2007

 

SIGNEZ LA PÉTITION : www.nouveaumodedescrutin.net

Quatre organisations préoccupées par la démocratie au Québec se sont réunies pour lancer une campagne d’information et de mobilisation citoyenne afin de faire changer l’actuel mode de scrutin. Elles ont ouvert un site Internet où la population est invitée à signer une pétition qui sera déposée devant l’Assemblée nationale, au gouvernement ainsi qu’à tous les chefs de partis représentés à l’Assemblée.

Il s’agit de l’Association pour la revendication des droits démocratiques, du Collectif Féminisme et Démocratie, du Mouvement Démocratie et Citoyenneté du Québec et du Mouvement pour une démocratie nouvelle.

Selon les initiateurs de la pétition, les élections du 26 mars démontrent encore une fois la nécessité de se doter d’un meilleur instrument démocratique. Le Comité de coordination national de Québec est tout à fait d’accord et vous invite à signer la pétition. En date du 3 mai, plus de 13 000 personnes l’avait fait.

Pour les initiateurs de la pétition, la formation d’un gouvernement minoritaire est l’occasion pour le Premier ministre d’aller de l’avant avec un projet de réforme qui pourrait recevoir l’aval de l’ensemble des partis. La situation est propice à un changement puisque non seulement le gouvernement s’est déjà compromis en faveur d’une réforme mais l’Action Démocratique du Québec la demande depuis plusieurs années. Quant au Parti québécois, il pourrait trouver soudainement utile d’avoir un système proportionnel au Québec plutôt que de reporter la réforme après l’accession du Québec à la souveraineté. Les initiateurs de la pétition l’invitent donc à retourner à son programme.

Ils rappellent aussi que lors de la Commission spéciale sur la Loi électorale tenue en 2006 une très grande majorité des participants se sont prononcés en faveur d’un nouveau mode de scrutin et que le temps d’agir est venu!

Source : communiqués du MDN (www.mdn.qc.ca)

Le changement

Publié dans Critique Sociale le mai 22nd, 2007

Le changement n’arrive jamais tout seul, il doit nécessairement y avoir un agent provocateur.  Lorsqu’il n’y a pas de changement, on dit que c’est le statu quo, c’est-à-dire la continuité par rapport aux attentes.  Le changement provoque toujours un inconfort parce qu’il engendre une coupure par rapport à la routine.  Il peut venir de nous-mêmes ou de l’extérieur.  Évidemment, lorsqu’il provient de l’extérieur nous le subissons (la taxe imposée par les américain sur le bois d’œuvre). 

Le paradoxe du changement c’est qu’il demande un degré d’énergie et de risque très élevé de la part de l’agent provocateur lorsqu’il concerne une seule personne ou un petit groupe de personnes parce que moins il y a de gens touchés, plus il difficile des les convaincre, plus il leurs est facile de s’organiser pour l’opposer.  Le degré d’énergie et de risque à faire accepter le changement diminue grandement lorsque qu’il est soumis à toute la population.  Si 2000 personnes manifestent, même bien organisé, contre un changement cela ne représente à peine que 0,03 % de la population du Québec.  Ça ne veut pas nécessairement dire qu’un petit groupe ne peut pas changer les choses. Un bon exemple serait la construction du casino dans le Vieux Port de Montréal qui a été bloqué par un tout petit groupe.  Cela veut tout simplement dire que ça demande moins d’énergie et de débats si le gouvernement veut imposer son changement.

Présentement, la société québécoise est sous l’emprise du syndrome de l’assiette trop pleine.  Les gens en général ne résistent pas à un changement inacceptable parce que simplement ils ne peuvent plus en absorber davantage.  La période de la révolution tranquille, des Baby-Boomer et de la génération X ont vu et vécu énormément de changements et de chambardements.  Souvent pour le mieux, quelquefois pour le pire, mais surtout à chaque fois ces changements ont demandé beaucoup de la société.  Il n’est donc pas surprenant de voir que ces générations qui ont passé par tout ces bouleversements social, économique et politique, ont atteint un trop plein et ne peuvent plus en prendre sur leurs épaules.  À ce stade, ces gens ne peuvent plus y participer ou l’assimiler sans ressentir un sentiment de menace et d’impuissance face aux défis à relever concernant la société qui les entoure.  Non pas qu’ils soient aveugles aux problèmes ou même qu’ils les rejettent.  La réalité est qu’ils sont simplement essoufflés.  Que le confort atteint, même s’il n’est qu’illusoire, vaut mieux que l’inconfort que pourrait provoquer une transformation. 

La responsabilité des changements à venir incombe donc sur la nouvelle génération, à tout ceux qui ont vu le jour dans les années 80.  L’erreur serait de laisser cette responsabilité entre les mains du gouvernement.   Pourquoi, simplement parce qu’il n’y a pas plus réfractaire au changement, (je veux dire le vrai changement, pas les augmentations de taxes, les coupures de budget, etc.) que le gouvernement.  L’inertie les paralyse, ça leur demande plus d’énergie et d’efforts d’adopter de nouveaux modes de pensée que de conserver les anciens.  La peur les ankylose, l’ancienne méthode est connue et rassurante, tandis que la nouvelle n’est pas vérifiée et est incertaine, voir même menaçante.  L’ego du gouvernement est aussi une valeur sûre pour entraver au changement parce que l’adhésion aux nouvelles méthodes et aux nouvelles idées sous-entend que les anciennes étaient incorrectes !  Et n’oublions pas les élections et la soif du pouvoir.  Ben oui, ne soyez pas naïfs, tous les partis travaillent fort avant tout pour être élus ou réélus et non pas pour le bien-être des citoyens.

Souvent, notre premier réflexe, en tant que citoyen, est de baisser les bras, de se mettre en mode d’évitement de la question ou même de simplement se convaincre qu’il n’y a pas de problèmes.  Dans ce mode de penser, nous arrivons trop souvent à la conclusion que nous ne pouvons rien faire et que de toute façon, notre contribution passerait inaperçue.  Bien entendu, cela est totalement faux.  La chose reste possible par l’effort, l’organisation et le regroupement qui conduiront inévitablement au changement souhaité.  Parfois en provoquant des brisures drastiques, d’autre fois le changement arrivera seulement par petites étapes.  Il faut célébrer tout les petits gains, mais surtout ne jamais s’asseoir sur nos lauriers. 

Le Citoyen   

La vraie Télé-Réalité

Publié dans Critique Sociale le mai 18th, 2007

Si vous voulez votre dose de télé réalité, une vraie dose, un trop plein si j’ose dire, faites un tour à Télé-Québec du mardi au jeudi à 23:30hrs pour voir les épisodes de La Périodes de Questions. C’est un Show, un Big-Show dans tous les sens du terme. Comme dans toute bonne télé réalité, il y à les acteurs-compétiteurs qui essaient de se faire valoir, des caméras cachées et un Maître du jeu.

Sur le site de Télé-Québec on décrit l’émission comme suit ; Soucieuse de faire écho aux grands débats qui font la une de l’actualité politique québécoise, Télé-Québec diffuse La période de questions où députés et ministres du gouvernement répondent aux questions des députés de l’opposition et rendent compte de l’évolution des dossiers gouvernementaux. Grâce à cette émission, le public assiste à une partie des travaux des parlementaires.

Oubliez Loft Story, Big Brother, l’Ile de la Tentation ou Survivor, ici, c’est beaucoup plus agressif et surtout beaucoup moins subtil. L’acteur-compétiteur de chaque clan fait tout en son pouvoir, en essayant à peine de suivre les règles du jeu (à preuve, le Maître du jeu est obliger de couper le micro de celui qui a la parole presque à chaque intervention), pour détruire la crédibilité de son adversaire.

Les règles du jeu sont simples. Un acteur-compétiteur pose une question de façon direct ou détournée, selon la stratégie adoptée, sachant très bien que son adversaire n’y répondra pas. Le répondeur, quant à lui, contre attaque en étant le plus vague possible. Non contant de la réponse, l’acteur-compétiteur revient à la charge en posant la même question mais sous un autre angle. Le répondeur, se sentant maintenant sans défense, opte pour une stratégie de dernier recourt, il met le blâme sur ses prédécesseurs.

Les auditeurs votent tous les quatre ans environ pour choisir le clan le plus populaire, soit celui qui a le mieux attaqué ou bien celui qui s’est le mieux défendu. À quelques occasions les médias peuvent faire sortir un de ces acteurs-compétiteurs du loft, heu pardon du parlement, en publiant les gaffes impardonnable de celui-ci.

Bon d’accord, j’admets que la comparaison est un peu grosse, mais en prenant le temps d’écouter ce combat stérile et sans but apparent autre que de diminuer l’autre pendant les trois derniers jours, je comprends mieux maintenant pourquoi les citoyens en ont assez de la politique.

Le Citoyen

L’assistance Sociale

Publié dans Critique Sociale le mai 17th, 2007

Qu’est-ce que l’assistance sociale?

Selon le site du Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le rôle du « Bien-être social » est le suivant : les programme d’aide sociale et de solidarité sociale du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) assure une aide financière de dernier recours aux adultes résidents québécois dont les ressources sont inférieures au montant nécessaire reconnu par règlement pour subvenir à leurs besoins essentiels (logement, nourriture) et à ceux de leur famille.

Petite histoire de l’assistance sociale
Pendant très longtemps, les services de charité étaient en effet confiés à des organismes non étatiques comme l’Église, l’armée du salut et les hôpitaux privés. Lors de la grande dépression de 1929 à 1936, un grand effort est déployé afin de porter assistance aux plus pauvres. Le ministère du bien-être social a été créé en 1940. Depuis le milieu des années 1990, les conditions d’accès sont devenues plus strictes, ce qui a réduit de façon notable le nombre de personne pouvant se prévaloir de l’aide sociale. Dans la foulée, l’allocation mensuelle a notablement été réduite. Dans l’imaginaire populaire québécois, les bénéficiaires de ce service ont régulièrement été perçus comme des fraudeurs ou bien des profiteurs.

Aujourd’hui
Donc, de nos jours, lorsqu’une personne physique transmet les preuves nécessaires qui démontrent son incapacité à se soutenir financièrement sur une longue durée, le Gouvernement du Québec lui verse une allocation mensuelle. De plus, la personne a accès à différents services à coût réduit ou gratuitement.

Quand Sam Haddad, nouveau ministre québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale affirme dans une entrevue « que ceux qui pourraient travailler ne le veulent pas parce qu’ils sont trop bien traités. Les assistés sociaux aptes au travail reçoivent 548 dollars par mois. », il marche sur une très fine lame. Je pense, en toute modestie, qu’il s’attaquait seulement aux abuseurs du système.

(Ici, je me permets de faire une petite parenthèse; comment peut-on espérer que le citoyen moyen apprenne à se tenir debout alors que ses élus ne sont même pas capables de défendre leurs idées. Peut-être que Sam Haddad avait raison, peut-être que non. Mais comment le savoir puisqu’au lieu de s’expliquer et de défendre son point de vu, il a fait comme tous les politiciens qui veulent garder leur job, il s’est caché derrière les excuses et le discours officiel dicté par quelqu’un d’autre. S’il y croyait, il se devait de s’expliquer, d’en débattre et d’essayer de nous convaincre.)

Il est injuste de croire que tous les assistés sociaux préfèrent encaisser le chèque du gouvernement plutôt que d’aller travailler. Des citoyens qui sont vraiment dans le besoin, qui n’ont pas d’éducation, pas d’autres ressources, qui ne sont pas aptes à retourner au travail ça existe. Ouvrez-vous les yeux ! Ces citoyens ont besoins d’être traités avec dignité et respect et d’être appuyé dans leur démarche de réinsertion sociale.

Forcement, il y a des gens qui profitent du système et qu’avec les impôts qu’on paye se laissent vivre. Mais est-ce que parce qu’il y a une minorité de profiteurs qu’on devrait abandonner un service qui aide ceux qui sont vraiment dans le besoin.

Une mauvaise façon pour le gouvernement de contrer les « profiteurs » serait de couper les prestations parce que la personne va manger chez des amis ou chez sa famille. Hey, bande de cave, peut-être qu’avec un chèque de $548 par mois et que 80% de ce chèque disparaît pour le loyer, les fins de mois peuvent être difficile. Vous devriez encourager l’entraide sociale au lieu d’essayer d’isoler les prestataires.

Par contre, j’offre humblement une suggestion au gouvernement pour réduire le nombre de fraudeurs. Premièrement, vos systèmes sont informatisés maintenant, alors la création d’un logiciel qui identifie les adresses qui reçoivent plus qu’un certains nombres chèques à chaque mois pourrait vous être utile.

(Petite anecdote; lorsque je travaillait à la Société Canadienne des Postes, un employé au traitement du courrier me remet une pile d’enveloppes de chèques d’assistance sociale, il devait en avoir au moins une trentaine, qui étaient toutes destinées à la même adresse mais toutes pour des prestataires différents. Je me suis présenté au service de sécurité et d’enquête interne et ils m’ont dit de remettre les lettres dans le flot du courrier, que ce n’était pas de leurs affaires. Lorsque j’ai voulu contacter les service de la police, j’ai été menacé par la direction de mesures disciplinaires importantes allant jusqu’au congédiement si je ne laissais pas tomber le dossier. Je comprends que la vie privée des citoyens est sacrée pour la Société Canadienne des Postes, mais il y a quand même des limites.)

La chasse aux fraudeurs c’est certainement une bonne idée, mais l’important serait de trouver des moyens pour enrayer le problème de la pauvreté et la réinsertion sociale à la source.

Le Citoyen

Liens intéressants

Publié dans Livres intéressants le mai 16th, 2007

Pour faire suite au commentaire de Paul sur ma liste de livres pour penser autrement, je vais périodiquement mettre d’autres titres sur le Blogue du Citoyen. Gardez l’œil ouvert. En attendant, pour ceux qui n’auraient pas encore eu la chance lire le Refus Global de Paul-Émile Borduas, visitez mes Autres Liens pour lire son manifeste. Profitez-en aussi pour visiter les autres liens. Cliquez sur Speak White pour lire le fameux poème qui a réussi à décrire la situation des Québécois à la fin des années 60, mais surtout pour avoir des frisson dans le dos, prenez le temps de l’écouter.

 

Le Citoyen

Les accommodements raisonnables

Publié dans Critique Sociale le mai 13th, 2007

Dis toi que ce n’est jamais de la faute à celui qui demande, c’est son droit.

Dis toi que s’il y a de l’abus, c’est toujours de la faute à celui qui accorde.

Si t’es capable de te plaindre, es-tu capable de demander ?

Es-tu capable de former un groupe et d’exiger ?

Tiens toi debout et peut être que tu seras accommodé

Le Citoyen

Quelques livres pour penser autrement

Publié dans Livres intéressants le mai 13th, 2007

- La désobéissance civile
Henry David Thoreau (éd. : Jean-Jacques Pauvert 1968)

- Quel rôle pour l’état ?
Noam Chomsky (éd. : écosociété)

- Les neufs clés de la modernité
Jean-Jacques Piotte (éd. : Québec Amérique)

- Ce que tous les Québécois devraient savoir sur l’économie
James D. Gwartney et Richard L. Stroup (éd. : Inst. économique de Montréal)

- Pour que demain soit (l’écologie sociale en action)
Serge Mongeau (éd. : écosociété)

- La simplicité volontaire, plus que jamais…
Serge Mongeau (éd. : écosociété)

- Acheter, c’est voter (le cas du café)
Laure Waridel (éd. : écosociété)

- L’anarchie
Errico Malatesta (éd. : LUXédition)

- FLQ, histoire d’un mouvement clandestin
Louis Fournier (éd. : Lanctôt éditeur)

 

Nouveau Blogue

Publié dans Divers le mai 12th, 2007

Salut tous le monde. Bloguer, c’est nouveau pour moi et la technologie qui l’entoure, bien qu’elle ne semble pas trop difficile à comprendre, m’intimide un peu. Soyez patient et revenez me voir souvent, ce blogue sera de plus en plus intéressant. Pour commencer, il sera sujet de ma critique sur la société qui m’entoure. Parfois de Gauche, parfois de Droite, mais surtout toujours direct comme une claque en pleine face. D’autres catégories viendront s’y ajouter avec le temps. Pour l’instant, je vous offre les trois catégories suivantes;

- Critique Sociale

- Livres intéressants

- Divers

Ne soyez pas timides, j’attends tout vos commentaires et ne soyez pas gêné de donner l’adresse de mon site à tous vos amis.

Le Citoyen

Tu veux changer la société

Publié dans Critique Sociale le mai 10th, 2007

 

 

Veux-tu vraiment changer les choses, les injustices, les préjugés, alors continus de faire comme tu fais. Fais comme d’habitude, restes chez toi et chiales. Depuis la fin des années 1970, le Québec est devenu un peuple de « chialeux ». Ça fait plus de 30 ans que tu chiales, brailles et critiques assis confortablement sur ton sofa devant ta TV. Ta famille et tes amis les connaissent toutes tes histoires ; Mon voisin sur le BS est un christ de profiteur. Le gouvernement, c’est toutes des crosseurs. La police abuse. Y’a pas assez de service dans les hôpitaux. On paye trop de taxe. Voulez-vous savoir ce que j’en pense de la souveraineté… Continus comme ça mon pite, c’est effrayant comment la société progresse quand t’es assis dans ton salon à te plaindre que rien avance.

Quand tu te promènes sur la Main et que tu finis ton café de chez Tim Horton, jettes ta tasse de papier dans la rue. Pourquoi pas, de toute façon quelqu’un va payer le salaire du col bleu à qui c’est la job de ramasser tes vidanges.

Si tu vois quelqu’un se faire tabasser de l’autre côté de la rue, n’interviens surtout pas, ne fais pas le 911 sur ton cellulaire, mais surtout quand le spectacle est fini sauves toi vite parce que tu pourrais être obligé d’aller témoigner en cours. Enfin revenu chez toi, dépêches toi de téléphoner à tout tes amis pour leurs conter l’aventure que tu viens de vivre.

Tu trouves que le gaz coûte trop cher, mais boycotter une pétrolière pendant un mois c’est trop de trouble. Pour qui est-ce qu’ils se prennent ces agitateurs qui te demandent d’aller « gazer » à l’autre coin de rue pendant un temps. Non tu dis, tes habitudes sont les tiennes et tu es libre d’aller ou tu veux. Que le gouvernement s’occupe de faire baisser les prix.

Continus à « bitcher » que tu payes trop d’impôts. Continus d’écoeurer ton voisin qui à besoin de l’Assistance Sociale, mais surtout continus de vanter ton « chum » qui n’a jamais travaillé une journée de sa vie et qui a trouvé le moyen de « crosser » le gouvernement en recevant 22 chèques de B.S. à chaque mois. Go mon homme, continus à payer trop de taxes.

Pourquoi changerais-tu quelque chose à ton quotidien. T’es bien comme ça. Et quand ça va mal, ça défoule de chialer à tes amis avec une bonne bière. De toute façon, le combat est perdu d’avance, alors pourquoi perdre ton temps. Demain c’est une autre journée. Souhaites que ça aille mieux, n’oublis surtout pas ton 6/49 juste au cas ou…

Hey, réveilles ! La société qui t’entoure veut que tu chiales. Le temps que t’investis à brailler sur ton sort, c’est du temps que tu ne gaspilles pas à te battre contre les mauvaises lois, les gouvernements véreux, les abus des multinationales, l’inégalité des classes sociales, la perte de ta culture et de ta langue…

Ou sont les idéalistes, les agitateurs, les porteurs de convictions, «les brasseux de mardes » des années 60 et 70. Faut pas ce le cacher, de la « marde » il y en a en masse et pour que ça change il faut la brasser. Arrêtes de te plaindre que ça sent mauvais et commences le nettoyage. La société d’aujourd’hui, plus que jamais, a besoins de gens qui se tiennent debout, qui n’ont pas peur d’avoir des convictions et de les afficher. Le « politicaly correct » et les accommodements raisonnables, ça sert juste à t’aveugler. Lèves-toi debout et vois plus loin que la distance qui te sépare de ta TV. Ta société va mal et tu le sais, restes pas assis dans ton salon. Lèves-toi et fais entendre ta voix. Lèves toi et bats toi pour tes principes. Le combat ne se fait pas dans les salons, il se fait dans les rues, aux urnes, dans les assemblées municipales, utilises les tribunes qui s’offrent à toi.

À toi qui penses que j’ai raison, contribues. À celui que je fais chier, il est peut-être temps que tu te réveilles.

Le Citoyen