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Indigné des indignés ??

Publié dans Critique Sociale le novembre 4th, 2011

Devons nous nous indigner de nos indignés ?

Personnellement je commence à croire que oui et je m’explique;

Je pense que pas assez de personnes s’indignent des scandales  financiers et gouvernemental qui secouent notre quotidien depuis plusieurs années maintenant.  Mon blogue originalement avait été créé pour essayer de susciter une étincelle dans la population mais comme vous tous, mon confort personnel et mon apparente incapacité de changer les chose ont remporté la bataille et paf, fini le blogue.

Quand j’ai vu le mouvement des Indignés arriver au Canada et plus particulièrement au Québec, je sautais de joie.  Enfin, que je me disais, les gens en ont raz le bol et le font savoir.  Le point de bascule est atteint… du moins je le pensais.

Puis, Éric Duhaime,  journaliste au journal de Québec et de Montréal a décidé de questionner le mouvement.  D’autres avant lui l’ont fait mais Éric à réussi en quelques lignes seulement à bien résumer clairement son questionnement.  Je ne reprendrai pas la totalité de ses propos ici (voir le lien pour son article plus bas), mais son questionnement était pertinent.

Dans son article il se demande si les revendications de nos Indignés sont valables si on les compare avec les revendications des Indignés Américain.  Le contextge social et économique, dit-il, du Canada n’est pas comparable avec celui américain.  Je suis d’accord avec lui.  Mais le mouvement Occupons… peut être valable partout dasn le monde si les participant sont indignés par quelques chose de local.  Je pense qu’ici, on peut s’indigner de la malgérance de nos secteur financier et gouvernemental et que cela devient une cause valabe d’indignation.  Pas obliger d’attendre d’être dans la merde jusqu’au cou pour s’indigner.  On peut demander du changement aussitôt qu’on se rend compte que la roue tourne mal.

Dans se sens, j’aurais aimé que les Indignés de Montréal répondent à Éric Duhaime.  Ils auraient pu facilement l’inviter à venir visiter le campement et débattre avec lui de leurs idées.  Mais non !!!  Sur la page Facebook de Les Indignés de Montréal, ils ont préféré l’insulter et laisser sous entendre de façon peu subtile qu’il était menteur, etc.

De mon côté, j’ai essayé de faire démarrer un débat en questionnant les organisateurs de la page Facebook.  Et j’ai surtout voulut savoir si les allégations de Éric Duhaime que les Indignés utilisaient les banques alimentaires dédiés aux plus démunis pour se nourrir.

Leur réponse officielle… ils m’ont évincé de leur page Facebook !!!!

Donc, je reviens à ma questions initiale;  Devrions-nous nous indignés de nos Indignés.  Qu’est-ce que ça dit quand tu dis croire en quelque chose mais tu es incapable d’en débattre ??  Et surtout,   j’aimerais savoir pourquoi un mouvement qui veut protéger les moins favorisés de cette société prend avantage de ce qui devrait aller au plus démunis de cette société…

http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/chroniques/ericduhaime/archives/2011/10/20111031-095455.html

Le Citoyen

Diarrhée verbale…

Publié dans Divers le septembre 20th, 2009

Si t’as le malheur de montrer une émotion au travail, t’es tout de suite jugé. Si une journée t’arrive à job fatigué et les yeux rouges, c’est surtout pas parce que t’as passé une mauvaise nuit, ben non, c’est certain que tu frise le burnout. Si t’es trop de bonne humeur, on t’accuse de nonchalance. Le pire péché, c’est de donner ton opinion. Là oublie ça, t’es juste un réactionnaire ou pire encore un faiseux de troubles.

C’est pas juste à job que c’est fou d’même. Tous les jours, partout c’est comme ça. Hey, j’ai le droit de vouloir me faire servir en français, mais j’ai pas le droit de le dire ou d’en parler publiquement parce que c’est certain que je suis un méchant raciste. Pis là j’te parle même pas d’la religion. Oublie ça, y’a déjà quelqu’un qui me regarde de travers juste pour l’avoir écrit.

L’monde est rendu fou, ostie. J’marche pour me rendre à banque l’autre jour pis y’a un char qui fait pas son stop. Y manque de me tuer. Moi je fillais bien s’journée là, fait que je fais deux pas de reculons pis j’y fais signe de passer. Ben l’épais, y m’envoye chier. J’me dis qu’yé stressé pis je continue mon chemin. J’arrive à banque pis y’a une p’tite vieille qu’yé pas capable d’ouvrir la porte. Est petite pis moi chus grand, j’passe la main par-dessus elle pour y ouvrir la porte. Ben christ, a m’donne un coup de sacoche parce qu’a pense que j’veux passer en avant d’elle. C’est quoi l’ostie joke ! Rendu au comptoir, la caissière sans sourire me demande « juste un retrait m’sieu… vous auriez dû allez au guichet automatique m’sieu ». Hein ?! Est payée pour faire quoi elle au juste. Pour dire au monde de pas venir la voir ? J’ai ben hâte d’y voir la fasse quand y vont la callisser à porte parce qu’y a pus personne aux comptoirs de banque.

Y’a une couple d’année, j’me fais défoncer pis toute vider la maison. Le système d’alarme est partie pis la police est arrivée. Est arrivée deux heures après que l’système d’alarme y s’est mit à sonner l’ostie de police. C’est certain, deux heures plus tard, les voleurs étaient pus là. Quand la police a cogné à ma porte, hey avec le gun dans main, là j’en pouvais pus. J’t’y ai donné un char de marde. Y m’répond « écoutez m’sieu, on viendra pas se faire tuer juste pour vos bébelles, on vient juste pour faire le rapport pour vos assurance ». Ben calisse, une chance que les pompier pensent pas d’la même manière parce qu’y resterait pus gros d’maisons à Verdun ostie.

J’ouvre la TV pis j’vois l’ostie d’Lacroix qui s’promène sa rue avec une trawlé de journalistes qui le suivent partout. Ce gars là a fourré tout le monde, y’a volé des millions pis l’juge y donne une sentence bidon. La loi dit que c’te sentence là était justifiée parce que c’était un crime sans violence. Sans violence… faites moé chier !! Parlez-en à veuve pis aux enfants du gars qui c’est suicidé parce qu’y avait tout perdu après avoir buché toute sa calisse de vie.

Pis tant qu’à être sur le sujet de la mort. En v’la une bonne. Le gouvernement veut pas toucher au dossier du suicide assisté par ce que ça provoque des tensions. Imagines ça, si t’es en phase terminale, mais vraiment terminale… aucune chance de t’en sortir, t’as pas le droit de choisir l’endroit et la journée de ta mort. Tu peux pas mourir avec dignité parce qu’un calisse de ministre est pas capable de porter ses culottes. En attendant, ben souffre mon ostie pis attends qu’la mort vienne te chercher… un jour. Par contre, mon chum qui a besoin d’un double pontage d’urgence, lui qui c’est fait dire par son cardiologue « faut que ce soit fait dans les prochains six mois », ben mon chum ça fait neuf mois qu’yé sur christ de liste d’attente. Ça c’est pas un suicide assisté, c’est un meurtre assisté. Mais ça, en tant que société on s’en christ, c’est normal d’attendre à l’hôpital. L’gouvernement est capable de vivre avec ça sur la conscience.

Pis là faites moi pas commencer sur les osties de riches qui se payent des châteaux, des bouteilles de vins à trois milles piastres pis des voyages dans l’espace pendant que la majorité de la population crève de faim. Oups, hey s’cuse moi, j’voulais pas attaquer notre riche québécois de l’espace, j’avais oublié qu’ya travaillé fort toute sa vie pour arrivé là ou y’é rendu. Ben justement calisse, y devrait se rappeler c’est quoi la pauvreté pis au lieu de payer 35 millions pour aller faire un show de lumière dans l’espace, y devrait peut-être mettre s’t’argent là à quelque part qui fait une différence ostie.

Sais-tu c’est quoi qui me fait chier, mais là, vraiment chier ? C’est que là, à soir partout au Québec, on est toutes dans nos salons ou dans nos cuisines avec notre petite bière, en gang ou seul, pis là on rage. On chiale sur la société pis on accepte pas de se faire fourrer. On est prête à changer le monde. Hey pis ça y va au toast… la société utopique s’en vient. Mais lundi matin, quand on va être à nos jobs à gagner notre pain ou dans nos salons à attendre le prochain chèque de BS, on a déjà tout oublié. Pire encore, on s’en calisse… On se rend même pas compte que tout ce qui nous a fait chier samedi soir, tout ce monde là qui sont morons, la caissière, le gouvernement, l’enragé dans son char, le gros riches, la vielle folle, le gars qui se plaint… ben ostie, rendu lundi matin, tout ce monde là, c’est nous autres.

La fatigue du Québec

Publié dans Divers le mai 26th, 2008

30 avril 2008 par Joseph Facal

Denise Bombardier se désolait récemment qu’une société pourtant jeune comme le Québec se comporte déjà comme une société fatiguée.

Évidemment, les jovialistes s’empresseront de lui faire la liste des Québécois qui réussissent individuellement.

Mais collectivement, comment lui donner tort ? Presque partout où se pose le regard, on ne voit que cynisme, désabusement, fuite en avant et refus de faire face.

Le Québec d’aujourd’hui est divisé en deux camps. Le plus puissant propose de ne rien changer ou presque, ou de faire encore plus de ce qui ne marche pas. Le second pense que le Québec doit changer de direction, tout en préservant ce qui mérite de l’être.                                                   

Ces deux camps ne recoupent pas du tout les clivages habituels entre souverainistes et fédéralistes, ou entre ce qui passe pour la gauche et la droite chez nous. 

                                                       Silence

Prenez la santé. On veut nous faire croire qu’il suffira de resserrer un boulon ici et là, sans rien changer de fondamental, pour que la «performance» du système s’améliore miraculeusement.  Si vous croyez cela, vous faites partie du problème.

Nos universités se détériorent à vue d’œil.  Payer plus pour offrir de la vraie qualité à nos enfants  soulève un tollé. Chacun trouve cependant de l’argent pour une auto neuve ou une télévision 42 pouces haute définition.

La facture que nous refilerons à nos enfants augmente à tous les jours. Who cares ? On ne  réagit vigoureusement que lorsqu’un viaduc s’écroule.

Toute question sur l’immigration est frappée d’interdit, sous prétexte que c’est «délicat». Un nouveau clergé veille au grain, et les excommunications tombent dru. Le peuple, qui sent que cette affaire est plus compliquée que ce qu’on lui dit, est toujours coupable de ne jamais être assez ouvert.

Je suis moi-même un immigrant. On ne me fera pas la morale là-dessus. Est-il encore permis de dire que ce thème comporte de nombreuses facettes qui ne se réduisent pas simplement à la question économique des pénuries de main-d’oeuvre ?

                                                          Pelletage

Un gouvernement minoritaire est un gouvernement de l’impuissance. Alors on gère à la petite semaine.

Et ça fait notre affaire. De toute façon, comment une société qui n’est même pas capable de régler pour de bon une question lilliputienne comme les droits de scolarité à l’université pourrait-elle se lancer dans le redressement collectif exigeant que commanderaient notre démographie, nos services publics et notre dette ?

On peut comprendre que les partis politiques ne veuillent rien dire de trop pénible juste avant les élections. Le problème est que si vous voulez faire quelque chose d’audacieux après, on vous dira que vous n’en avez pas le mandat. Et on perdra encore quelques années.

                                                         Déclin

Les fédéralistes semblent résignés au déclin du Québec au sein du Canada, même s’ils ne l’admettront jamais.

L’indépendance est une réponse à une question que les Québécois ne se posent même plus à l’heure actuelle. Pour beaucoup de mes étudiants, ce fut le combat de leurs parents. À vingt ans, quand on veut sauver la planète du réchauffement climatique, la cause du Québec manque de hauteur.

Posez-vous une seule question : à quand remonte la dernière victoire collective du peuple québécois ?

Alors on se rabat sur le hockey et on triomphe par procuration.

Mais rien n’est jamais grave, rien n’est jamais urgent au Québec. Chez nous, il y a toujours moyen de moyenner.

Publié dans Divers le mars 18th, 2008

La Presse Canadienne

OTTAWA – Le Canada s’apprêterait à reconnaître l’indépendance du Kosovo.

Selon l’ambassade de Serbie, Ottawa l’a informée de son intention et en ferait l’annonce ce mardi.

La reconnaissance du Kosovo comme un Etat souverain est un dossier chaud pour le gouvernement conservateur de Stephen Harper. Jusqu’à présent, une trentaine de pays se sont rangés du côté du Kosovo, une province de la Serbie qui s’est autoproclamée indépendante, le mois dernier.

Mais une vingtaine d’autres pays, dont la Russie, refusent de reconnaître le Kosovo comme étant un pays.

Le Canada est resté muet sur cette affaire craignant notamment qu’une reconnaissance de la déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo ouvre la porte à une démarche semblable des souverainistes du Québec.

Sans commentaires…

Le Citoyen 

À qui la faute ?

Publié dans Critique Sociale le mars 14th, 2008

Alors, qu’une génération passée, nous avions le droit de nous exprimer avec une totale liberté de parole et de pensée, nos dirigeants avaient peur du peuple, l’écoutait et le consultait.  Aujourd’hui, et de façon insidieuse, ils ont inventé le « politicaly correct », ils ont mis en place un système scolaire qui valorise la médiocrité, ils ont rendu hermétique le parlement, ils ont décidé de diriger par la peur en nous donnant l’impression que nous avons besoins du gouvernement pour survivre dans ce monde ou les autres sont tous contre nous, dans ce monde ou la maladie et les épidémies nous guettent, contraignant ainsi notre conformisme et sollicitant notre soumission.

Comment en sommes nous arrivé là ?
À qui la faute ?

Évidemment, il y en a bien certain qui en sont plus responsables que d’autres, et ceux là devront un jour rendent des comptes, mais pour être honnête, si vous cherchez vraiment les coupables, regardez-vous dans le miroir.  Vous, lui, moi, tous ensembles nous avons laissé la situation se rendre au point ou elle est rendue aujourd’hui.

Comment ?  Par notre silence.  Qui ne dit rien consent !!!

Je connais vos raisons.  Je sais que vous avez peur.  Les risques de guerres, l’inflation, le chômage, le terrorisme mondial, les risques d’une pandémie, et j’en passe.  Devant une telle myriade de problèmes, tous autant plus sérieux puisque présentés par nos gouvernements et nos respectables médias, la raison se fait rapidement altérer et nous perdons vite tout sens commun.  La peur a guidé vos actions et devant votre grande détresse, vous vous êtes tournés vers le gouvernement, ce bon père de famille qui vous protège à condition seulement que vous fassiez ce qu’il vous demande sans chialer.  Il vous a promis l’ordre, la stabilité financière et la paix et en retour il ne vous exige que votre silence et votre consentement par défaut jusqu’à la prochaine élection.

L’équité, la justice et la liberté ne sont pas que des mots mais sont les pierres angulaires de notre société.

Alors si vous ne souffrez de rien, si les magouilles de nos gouvernements vous ont laissé indifférents jusqu’à ce jour, alors continuez de vivre votre vie les yeux fermés.  Mais si par contre, vous voyez ce que je vois, vous ressentez ce que je ressens et si vous désirez ce que je désire, alors je vous demande de vous joindre à moi pour unir nos voix et alors tous ensemble nous leurs ferons savoir notre mécontentement.

Le Citoyen

Pensez-y bien…

Publié dans Critique Sociale le mars 1st, 2008

Il ne faut jamais nommer à la tête d’un gouvernement un homme ou une femme de pouvoir…

Ils auront tendance à marquer leur territoire, à à le fermer, à le rendre opaque pour le simple plaisir d’y jouer un rôle de roitelet…

Accommodements raisonnables (2)

Publié dans Critique Sociale le février 3rd, 2008

Cher Québécois, notre culture s’est développée depuis longtemps de luttes, de défaites et de victoires par des hommes et des femmes qui ont recherché la liberté d’expression et d’action.

Notre langue officielle est le Français, pas l’Anglais, l’Espagnol, l’Arabe, le Chinois ou n’importe quelles autres langues. Soyons fier de notre langue et affichons-le tous les jours. Toute personne choisissant le Québec comme pays d’adoption doit s’engager à apprendre et à parler le Français. Nous acceptons la diversité et de ce fait les immigrants de toutes nationalités peuvent continuer à parler leur langue entre amis et en famille.

Bien qu’aujourd’hui le Québec soit de plus en plus laïc, nos origines sont chrétiennes catholiques. Dieu fait encore grandement parti de la culture Québécoise. Il est donc tout à fait approprié que ces croyances soient affichées, que se soit par le crucifix, le sapin de noël ou même simplement dans l’utilisation du mot Noël dans nos publicités. Afficher nos croyances qui sont profondément reliées au fondement même de notre culture n’oblige aucunement ceux qui en ont d’autres à les suivre.

En acceptant ceux qui choisissent le Québec, nous acceptons qu’ils continuent à pratiquer leurs croyances mais pas de nous les imposer ou d’essayer de diminuer les nôtres.

Notre pays en est un de liberté, nous en sommes fier, et c’est certainement pour cette raison que beaucoup d’immigrants le choisissent. Les libertés de tous doivent être respectés peut importe qu’ils soient Québécois d’origines ou bien Québécois d’adoption. Par contre, ici au Québec, comme partout dans le monde, nous avons un système de lois qui a toujours eu et doit continuer à avoir préséance sur les religions, les coutumes et les besoins personnels des individus peut importe leurs origines et leurs croyances.

Québécois, soyons fier de notre beau pays et affichons-le ! Continuons à accepter à bras grands ouverts ceux qui choisissent le Québec comme terre d’adoption. En même temps faisons comprendre à tous ceux qui font véhiculer l’idée que nous sommes intolérants que la protection de notre culture n’équivaut pas du tout à être raciste.

J’accepte aisément la diversité des autres tant que celle-ci n’entrave pas la mienne !

Le Citoyen

Survivons quand même

Publié dans Action Sociale le janvier 31st, 2008

C’est le 400e anniversaire de l’Amérique française, mais mon peuple a été reconquis puisqu’il ne veut plus survivre. La guerre de l’abrutissement qui sévit dans toute l’Amérique contre toutes les singularités aura eu raison de lui, soumis à la même vague qui rend l’océan des peuples étale, morte.

Les gens ne veulent plus, ils n’ont plus le désir d’être eux-mêmes. Ils sont prêts à troquer leur passé et leur langue contre un prêt sans intérêt à la banque. Vendre sa langue au diable, voilà ce que nous sommes prêts à faire depuis que nous sommes abrutis. Dans les cafés, les conversations ne lèvent plus, elles avortent après quelques pâles échanges. C’est si fatigant de réfléchir!

Nous devrions peut-être relire, pendant qu’il nous reste encore un peu de force, Antoine de Saint-Exupéry quand il évoque ce pilote dont l’avion s’est écrasé et qui marche dans la neige. Il ne marche plus pour lui, non, car il n’y croit plus, il veut se laisser mourir dans la neige. Ce serait si facile! Mais il marche pour ceux qui l’attendent, il se dit qu’il n’a pas le droit de les décevoir. Cela le soutient et lui permet de continuer. Il dira par la suite: «Ce que j’ai fait, aucune bête ne serait arrivée à le faire.»

Comme femme du Québec, j’ai envie de dire à mon peuple: même si nous ne savons plus pourquoi nous devons survivre, survivons quand même, l’abrutissement généralisé nous guette. Avoir le dessin de résister dans notre différence chez nous en Amérique, en donner l’exemple à tous les peuples opprimés du monde, n’est-ce pas le plus noble des destins ?

France Marcotte, Montréal, le 28 janvier 2008 (Le Devoir)

Génération A

Publié dans Critique Sociale le janvier 27th, 2008

Après les génération des Baby-Bomer, les X, la souvent oubliée Nexus et finalement les Y, la génération A arrive a grand pas.

« A » pour abruti.  Vous allez sûrement me trouver un peu, pas mal, beaucoup méchant, mais faut dire les choses telles quelles sont.  Notre gouvernement, dans son infinie sagesse, continu de nous imposer de nouvelles réformes scolaires pour supposément diminuer le décrochage.  Les trois dernières sont particulièrement intéressantes;

Premièrement, plus de note dans les bulletins de vos enfants, seulement des lettres.  Cette mesure était supposée enlever la pression sur les épaules des étudiants, d’enlever la compétitivité à l’école.

Deuxièmement, les épais, les morons et les sans cœurs ne peuvent plus doubler leur année scolaire.  Ben non, le flo de secondaire 3 fini son année avec une moyenne générale de 45, oups j’oubliais ça se peut plus, je voulais dire une moyenne générale de F, et hop, comme par magie il passe au secondaire 4.  Si vous pensez que cette graduation fera des miracles pour son ego et qu’il ne décrochera pas, vous vivez sur quelle planète.  Hey ! Si y comprenait rien à la matière de l’an passé…  y comprendra encore moins la matière avancée de cette année !!!  Vous allez le perdre, littéralement.  Je vous vois venir avec vos « ce sont pas tous des morons, des sans cœur, etc… y’en a qui ont des problèmes d’apprentissage ».  C’est justement pour ceux là que cette belle réforme a été mise en place.  OK, quand je dis « justement pour ceux là », on s’entend que le gouvernement les vise mais n’essaie pas de les aider.  Au contraire, il essaie de s’en débarrasser.  C’est beaucoup plus facile et surtout moins cher de les catapulter que de les encadrer, les aider et de s’en occuper.

Finalement, plus besoins de son diplôme de secondaire V pour accéder au CÉGEP.  Je le sais, on parle seulement d’un projet pilote et seulement pour un CÉGEP spécifique… pour l’instant !  Soyez assuré que dans quelques années, quand les non-doubleurs vont arriver à la fin de leur secondaire, on va les laisser accéder au CÉGEP.

Vite, vite comme ça, moi sa me fait peur.  Je ne veux pas me faire opérer, peut importe la gravité de l’intervention, par un chirurgien qui a un « C+ » sur son diplôme.  Voudriez-vous prendre l’avion piloté par quelqu’un qui avait accédé au CÉGEP sans ses prés requis. 

Mais ça va beaucoup plus loin que ça.  La démocratie telle que nous la connaissons et les libertés des générations futures sont en jeux.  Pourquoi ?  Et bien allez revisiter vos livres d’histoires.  La révolution tranquille n’est pas arrivée toute seule comme ça par miracle seulement parce que c’était le temps.  Ses instigateurs étaient plus scolarisés que les générations qui les précédaient.  À force d’aller à l’école, on apprend des choses, on se pose des questions et oups la lumière finie par allumer et finalement on veut des réponses à nos questions.  Puis quand on sait pourquoi on n’est pas satisfait, alors on peut agir sur notre société.

Une démocratie en santé donne le droit d’expression à ses citoyens.  Encore faut-il savoir s’exprimer, et ce n’est pas en produisant une génération d’abruti sans connaissance et sans culture que notre société pourra s’épanouir.  Sommes nous à l’aube d’une dé-évolution tranquille.  

Le Citoyen

     

Le point de bascule

Publié dans Action Sociale le janvier 20th, 2008

Le point de bascule est ce moment particulier, quantique, qui fait basculer une mode, une façon de penser ou encore une idée, du quasi-anonymat vers un phénomène de société.  Il peut se définir comme étant l’instant décisif qui fait pencher la balance d’un côté comme de l’autre.  Il permet de comprendre qu’il suffit souvent de petits gestes bien ciblés, d’un tout petit élan au bon moment pour lancer un grand mouvement.  Nous avons trop souvent tendance à penser que pour faire changer les grandes orientations qu’il faudrait investir un maximum d’énergie, de temps et de gens.  Détrompez-vous, le point de bascule confirme le potentiel du changement et le pouvoir de l’action intelligente.

Les grandes transformations sociales sont comme les épidémies. Parce qu’à une étape de son évolution, elle atteint un point de bascule, un moment dramatique où tout change d’un seul coup. Étrange mais vérifiable : il existe des phénomènes sociaux qui agissent presque comme des épidémies.  Ils démarrent très lentement, ne concernant que peu de personnes pour, à un moment, atteindre un point critique, leur point de bascule, leur « Tipping Point » comme le disent les américains et les français, c’est-à-dire le moment où ils commencent à croitre de façon exponentielle et rapide et se transforment en quelque chose quasiment incomparable avec ce qu’ils étaient peu de temps auparavant.

Le point de bascule, repose sur la théorie que trois éléments sont inévitables dans la vie :

1. Les gens sont susceptibles d’être soumis à la « contagion », c’est-à-dire, certaines idées ou actions se développent par leur essence propre.  

2. De petites causes ont souvent de grands effets.

3. Quand le changement intervient, ce n’est pas graduellement mais brutalement.

Un exemple récent a marqué l’histoire du Québec.  Prenez l’abandon de la construction du casino dans le Vieux Port.  Ce ne sont pas des manifestations monstres qui ont fait reculer le gouvernement dans ce projet.  Pendant la plus grosse manifestation, on pouvait y compter à peine un millier de personne.  Les pétitions n’ont même pas réussi à récolter 5% du total de la population de l’île de Montréal.  Pourtant ce projet aurait affecté à plus ou moins grande échelle toute la population de l’île.  Alors pourquoi le gouvernement a-t-il abandonné ce projet.  Simplement parce que les gens qui étaient contre « défendaient » les pauvres de la région impliquée et que leur message a été hautement médiatisé.  Avaient-ils raison, avaient-ils des arguments solides.  Le point de bascule de cette histoire ne doit pas être analysé sous l’angle purement économique de la région affectée, à savoir; est-ce que le casino aurait apporté la prospérité à la région visée (position gouvernementale) ou est-ce que le casino aurait augmenté la misère des plus démunis de la région (position des opposants) mais plutôt sous l’angle social et de l’image projeté par le gouvernement.  Dès lors le combat était terminé, le point de bascule atteint.  Le terrain de bataille choisi par les opposants était plus puissant que tous les arguments de tous les analystes financiers et tous les spécialistes que le gouvernement aurait pût présenter.  De ce fait, même si le gouvernement était certain d’avoir raison, « s’attaquer directement aux pauvres » est une image qu’il ne veut pas projeter.  Il avait comprit que le point de bascule était atteint et que peut importe la durée du combat et les arguments favorables apportés, socialement le combat était déjà perdu.  Il a donc renoncé à son projet de construction.

Le monde peut sembler immuable, implacable. Il ne l’est pas. Une petite poussée au bon endroit peut le faire basculer. 

Le Citoyen

Loi 101… ça sert à quoi ?

Publié dans Critique Sociale le janvier 19th, 2008

Depuis quelques semaines, les médias francophones et Mr., Mme Tout-le-monde, s’indignent devant le recul de la langue française au Québec.  Vite, cachons-nous derrière la loi 101.  Plus vite encore, demandons au PQ de la bonifier…

Bande de cave !!!

Si vous aimez pas ça vous faire servir en anglais, allez tout simplement faire vos achats ailleurs.  S’il y a quelque chose que la mondialisation et le capitalisme néo-libéral nous a bien enseigné, c’est que la loi du marché est bien plus forte que n’importe qu’elles autres lois.

J’ai tenu un commerce pendant quelques années et pendant tout ce temps, mes clients étaient servis dans les deux langues officielles.  C’était leur droit et ma responsabilité en tant que pourvoyeur d’un service.  Par contre, même si je suis parfaitement bilingue, lorsque je suis le client, je veux être servi en français.  Ça c’est mon droit et je l’exige.  Je ne l’exige pas en demandant à mon gouvernement d’imposer la loi 101, je l’exige en refusant d’être servi dans une autre langue.  Si la personne qui m’offre un service ne peut pas s’exprimer en français, je sors de son commerce. 

Dans le précédant billet de Joseph Facal, il a raison; ce n’est pas en se plaignant que les dossiers avanceront, c’est en vous tenant debout que l’on vous écoutera.  « Money talks » disent les anglais, et bien faites parler votre argent.  Allez mettre votre argent là ou l’on parle votre langue.

Le Citoyen  

Les cocus accommodants

Publié dans Critique Sociale le janvier 18th, 2008

 

16 janvier 2008 par Joseph Facal

Vous êtes dans le coma depuis longtemps si vous avez été surpris par les résultats de l’enquête du Journal de Montréal sur le recul du français dans les commerces de la métropole.

Toutes les sociétés se construisent des mythes pour se justifier et se donner bonne conscience. Dans ces mythes collectifs, il y a du vrai, du faux et de l’exagéré.

L’un de nos mythes les plus tenaces est notre amour profond pour la langue française.

Je le dis comme je le pense : la grande majorité de nos concitoyens s’en fout royalement, même si elle prétendra toujours le contraire.

Mettons que vous aimez votre femme, vos enfants ou votre chien. Logiquement, vous en prendrez soin et vous vous choquerez si on leur fait du mal, non ?

Si nous aimions vraiment notre langue, on en prendrait soin tous les jours plutôt que de se réveiller collectivement une ou deux fois par demi-siècle.

Si nous aimions notre langue, nous ne laisserions pas notre gouvernement en faire sa trente-et-unième priorité et nous dire qu’elle avance quand elle recule.

Si nous aimions notre langue, nous n’aurions jamais permis à quelqu’un qui la massacrait comme Jean Chrétien de nous représenter dans le monde entier pendant tant d’années.

Si nous aimions notre langue, nous n’accepterions pas que l’on fasse passer pour des dinosaures ou des ceintures fléchées ceux qui se battent pour elle avec des moyens de fortune.

Si nous aimions notre langue, nous ne trouverions pas des allures de prétentieux à ceux qui s’efforcent de bien la parler.

Si nous aimions notre langue, vos enfants ne me regarderaient pas comme un martien quand je déplore leurs lacunes en français.

Si nous aimions notre langue, on ne laisserait pas Air Canada nous rire au nez depuis des décennies.

Et de grâce, ne venez pas blâmer les immigrants.

Si vous dites au Pakistanais qui loue des vidéos au coin de la rue que la majorité au Québec parle français, il vous répondra que c’est vous qui êtes une minorité dans un Canada multilingue. Et il aura raison.

Si vous émigrez en Espagne, vous apprendrez d’abord l’espagnol ou le catalan ?

De toute façon, si vous haussez le ton, il vous traitera de chialeux ou de raciste, et il y a neuf chances sur dix que vous prendrez votre trou.

Mon garçon joue au soccer. Tous les parents de l’équipe sont francophones sauf une dame anglophone, qui est charmante et parle un français très correct.

Systématiquement, les francophones s’adressent à elle en anglais. Elle ne le demande même pas. Voulant être gentils, ils ne voient pas l’immense signification collective de leur petit renoncement individuel.

Non, je ne blâme pas le peuple.

Depuis des générations, une partie de son élite lui prêche qu’il y a toujours moyen de moyenner, qu’il ne faut surtout pas se «chicaner», qu’il faut être «ouvert», «moderne», «tolérant», que toute posture un peu verticale équivaut à vouloir rejouer la bataille des Plaines d’Abraham.

Cela laisse des traces. Comme disait Jean Chrétien, «que voulez-vous…»

Texte tiré du blogue de Joseph Facal

Intéressé à contribuer ?

Publié dans Divers le janvier 8th, 2008

À toutes celles et ceux qui seraient intéressés à contribuer des textes dans l’esprit de ce blogue, veuillez me les faire parvenir en utilisant le lien « Contacter l’auteur ».

Tous les textes seront lus, ceux choisis seront publiés sur le blogue du Citoyen et ceux qui ne seront pas retenus seront retournés avec une note expliquant la raison du refus.

Le Citoyen

Henry David Thoreau

Publié dans Critique Sociale, Démocratie le janvier 6th, 2008

La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement? Jamais il n’y aura d’État vraiment libre et éclairé, tant que l’État n’en viendra pas à reconnaître à l’individu, un pouvoir supérieur et indépendant d’où découlerait tout le pouvoir et l’autorité d’un gouvernement prêt à traiter l’individu en conséquence.

Je me plais à imaginer un État enfin, qui se permettrait d’être juste pour tous et de traiter l’individu avec respect, en voisin; qui même, ne trouverait pas incompatible avec son repos que quelques-uns choisissent de vivre en marge, sans se mêler des affaires du gouvernement ni se laisser étreindre par lui, du moment qu’ils rempliraient tous les devoirs envers leurs voisins et leurs semblables. Un État qui porterait ce genre de fruit et accepterait qu’il tombât sitôt mûr, ouvrirait la voie à un État plus parfait, plus splendide, que j’ai imaginé certes, mais encore vu nulle part.

Henry David Thoreau (1817-1862)


Déjà, à la fin du 19ième siècle, la démocratie à son enfance, Thoreau entrevoyait les limites de cette nouvelle façon de gouverner. Jamais n’a-t-il dit que la démocratie était mauvaise en soit, mais il était assez lucide pour en comprendre ses failles. L’une d’elles était qu’un gouvernement centralisé, même élu démocratiquement, reste trop loin des besoins de ses citoyens. Une autre faille, majeure cette fois, est que le gouvernement se laisse trop souvent influencer par le « corporate interest » bien souvent au détriment de ses citoyens.

Les propos de Thoreau peuvent paraître, à première vue, dépassés. Après tout, depuis deux siècles de démocratie, nous avons vécus plusieurs améliorations; les droits de l’homme, vote des femmes, fin de l’esclavage, ouverture des services sociaux, et j’en passe. La liste des changements sociaux que la démocratie nous a apporté est si longue que des essaies et des livres entier lui on déjà été consacré. N’en est-il pas moins que les problèmes de base de cette magnifique démocratie reste présents encore aujourd’hui; un gouvernement trop centralisé et le « corporate interest » qui tire encore les ficelles.

Donc, dans cette optique, les propos de Thoreau deviennent très actuels : La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement?

Le Citoyen

Désobéissance civile

Publié dans Action Sociale, Démocratie le janvier 5th, 2008

Petite définition de la désobéissance civile

La désobéissance civile est définie comme « un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon son opinion mûrement réfléchie, les principes de la coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés. »

Directe ou indirecte, la désobéissance civile est un acte politique ; elle vise la majorité qui a le pouvoir et défend des principes politiques. La désobéissance civile n’est pas fondée sur les intérêts d’un groupe mais est un recours à la conception commune de la justice qui sous tend l’ordre politique. Un acte public qui en appelle à des principes publics et se manifeste publiquement. Un acte non violent : elle est une « désobéissance à la loi dans le cadre de la fidélité à la loi ». La non-violence garantit la sincérité des motifs de conscience et se différencie de la menace.

Les conditions de la légitimité de la désobéissance civile

La désobéissance civile est un dernier recours pour remédier à une situation, après que l’utilisation de moyens légaux se soit révélée inefficace. On ne peut pas pour autant demander que tous les moyens légaux aient été épuisés, (car certains sont toujours utilisables, du fait de la liberté d’expression par exemple). Mais si la majorité s’est montrée aveugle ou apathique, on est en droit de supposer que de nouvelles tentatives seront veines et la désobéissance civile est légitime.

Il est essentiel de limiter l’extension de la désobéissance civile pour éviter l’« effondrement du respect de la loi et de la constitution » et pour garder à cet acte, son efficacité politique. Celui qui s’engage dans la désobéissance civile doit agir « rationnellement » et avoir pour objectif d’atteindre des buts justifiés et souhaités afin que son appel soit efficace et bien compris.

Le rôle de la désobéissance civile : stabilisation et maintien d’institutions justes

La désobéissance civile est un appel au sens de la justice de la majorité pour indiquer que les conditions de la libre coopération sont violées. Dès que l’on conçoit la société comme une coopération entre égaux, les victimes d’une grave injustice n’ont aucune raison de l’accepter. La désobéissance civile, même si elle est illégale, est un moyen de stabiliser un système constitutionnel, de maintenir et de renforcer des institutions justes. Son but est d’empêcher les manquements vis-à-vis de la justice. La désobéissance civile dérive de la conception publique de la justice.

La résistance non-violente ou action non-violente ou résistance passive est la pratique d’utiliser le pouvoir non-violent pour accomplir des objectifs socio-politiques au travers de protestations symboliques, non-coopération économique ou politique, désobéissance civile ou d’autres méthodes.

Les formes de la résistance non-violente sont extrêmement variées. Elles incluent par exemple la guerre de l’information (de l’édition de tracts à celle de journaux), l’art protestataire (graphique, musique, poésie), lobbying pour impliquer la communauté, , la résistance à l’imposition, le boycotts, la lutte via la diplomatie, le refus de récompense ou honneurs, le piquet de grève non-violent et/ou la grève générale.

Le Citoyen

L’assertivité

Publié dans Action Sociale, Démocratie le janvier 4th, 2008

Au niveau de l’individu, l’assertivité, ou avoir un comportement assertif, est la capacité à s’exprimer et à défendre ses droits sans empiéter sur ceux des autres. Elle correspond à une attitude de fermeté; fermeté par rapport aux événements et à ce que l’on considère comme acceptable ou non, de façon à développer des relations plus harmonieuses.  L’assertivité consiste à exposer son point de vue, à défendre ses droits. Elle implique aussi la prise en considération des droits, des attentes et des sentiments d’autrui. Développer son assertivité, c’est donc face à une situation, développer son aptitude à définir clairement sa position, à la faire connaître, à la défendre sans agressivité tout en admettant des positions différentes de la part des autres.  En résumé, l’assertivité c’est prendre position, faire valoir ses droits… en somme; se tenir debout !

À un niveau plus large, celui de la société, l’assertivité se manifeste par la collectivité envers ses élus.  Puisque le droit de vote nous donne seulement le droit de choisir entre un parti ou un autre qui de toute façon ne changera pas la façon générale du gouvernement à gouverner (mondialisation, lute à la pauvreté, lobbying, scandales, gérer derrière portes closes, inaction, etc.), la collectivité doit donc faire valoir son assertivité, son besoin de changement, autrement.  La seule façon d’avoir un impact sur un gouvernement si éloigné du peuple qu’il le considère plus en statistique influençable qu’en citoyen à part entière est la désobéissance civile non violente.

Le Citoyen

Notre démocratie

Publié dans Démocratie le janvier 3rd, 2008

Notre démocratie a un effet pervers ; celui de limiter et de simplifier à l’extrême le spectre des décisions qui peuvent être prises par l’individu, commodément rabaissé au rang de simple consommateur détenteur d’un vote. Pour qu’un vote soit possible, les phénomènes complexes, avec leurs nombreuses causes et ramifications, doivent être réduits à des options limitées, voire carrément binaires : oui ou non, pour ou contre. La démocratie réduit le champ des possibles et étouffe ainsi toute possibilité de changement de façon extrêmement efficace. En cela, la démocratie fonctionne davantage comme un outil de justification du pouvoir étatique que d’un mode efficace de participation des individus aux décisions collectives.

Le Citoyen

Pas un acquis…

Publié dans Critique Sociale le janvier 3rd, 2008

Je m’excuse, mais là ça va faire. Bordel de merde, conduire n’est pas un acquis à la naissance. Ce n’est pas parce que vous êtes venus au monde en Amérique du nord que vous êtes automatiquement en droit de conduire une automobile. Conduire est un privilège qui doit être obtenu après avoir reçu une formation intensive… oups j’oubliais, les cours de conduite ne sont plus obligatoire au Québec. Après ça on se demande pourquoi le Québec obtient le plus grand pourcentage d’accidents de la route en Amérique du nord. Je suis assez vieux pour avoir été obligé de prendre un cours de conduite et c’est peut-être seulement une coïncidence, mais je n’ai jamais eu d’accident en plus de vingt ans. Ce n’est peut-être pas très scientifique, mais je suis certain qu’il y a une relation directe entre prendre un cours de conduite et être un meilleur conducteur.

Le 1er janvier, dans la petite tempête de neige, j’étais invité chez des amis pour souper. Le trajet était très cour, de Verdun à Rosemont, en passant par l’autoroute Ville-Marie, la rue Notre-Dame, puis Iberville jusque chez eux. J’en ai profité pour faire une petite expérience d’observation. Ben croyez-le ou non, mais j’ai vu des morons rouler sur Ville-Marie, dans la voie de gauche (ça c’est la voie rapide pour ceux qui ne le savent pas) à seulement 10 Km/hrs, les deux mains sur le volant, le nez dans le pare-brise et les clignotants d’urgence activés. À l’autre extrémité, j’ai aussi vu le super-héro dans sa 4X4 qui lui descendait à au moins 120 Km/hrs dans la voie de droite. Évidemment qu’il était dans la voie de droite, celle de gauche était bloquée par les morons qui y étaient stationnés. Ça c’est sans compter les experts du slalom de la route qui pense que l’autre voie est toujours meilleure que celle dans laquelle ils sont. Sur le même chemin, j’ai compté 17 véhicules qui ont brûlés les feux rouges. Étonnamment (non en réalité je ne suis pas étonné), de ces 17 véhicules, trois étaient des autobus de la Ville, et deux étaient des véhicules de déblaiement municipale. Pour ce qui est des véhicules stationnés un peu n’importe comment de façon à nous obliger à les frapper (à cause des banc de neige de 20 pieds de haut), j’ai arrêté de les compter quand le mal de tête m’a pris.

Ce que j’ai surtout apprécié dans cette petite promenade de quelques 40 minutes, c’est que je n’ai vu aucun véhicule de Police… pas vrai, j’en ai vu un seul qui protégeait un lampadaire tombé au coin des rues Iberville et Rosemont. Pourtant le lampadaire en question n’était pas vraiment en danger puisqu’il était tombé sur le trottoir, mais bon je présume qu’il avait besoin de compagnie en attendant les secours. Il me semble que si la Ville faisait sortir en force les forces de l’ordre dans des situations comme celle du 1er janvier, la sécurité sur nos routes n’en serait que meilleure et en bout de ligne les taxes municipales n’augmenteraient peut-être pas à la fin de l’année (dans le sens de contraventions en masse).

Le citoyen

A plus tard

Publié dans Divers le décembre 18th, 2007

Le citoyen sera de retour en janvier…

Merci de votre patience

Citoyens, au pouvoir ?

Publié dans Critique Sociale le novembre 18th, 2007

Je pense que nous sommes bien loin du jour ou les citoyens reprendront le contrôle de leurs élus, du pouvoir donc le contrôle de leur démocratie… Et même, il n’est pas impossible qu’on n’y parvienne jamais.

Pour une simple raison: les intérêts individuels pèsent plus pour chacun de vous que les intérêts de la collectivité. Votre nombrilisme tue dans l’œuf toute tentative de redressement de notre société. J’arrive aisément à la conclusion que les Québécois sont socialement beaucoup trop éparpillés pour consentir, ensemble, à une solution commune. Le Québec est divisé en 7,2 millions de Québécois… Alors comment unir un État qui compte sept millions d’intérêts individuels?

Le Citoyen